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  • Téléthon : une polémique pour rien?

    Publié le 23 novembre 2009
    A la Une » Le billet de la semaine » Santé publique Imprimer cet article   Envoyer par email

    Pierre BergerC’est le pavé dans la mare! Pierre Bergé, célèbre mécène et président du Sidaction, n’y est pas allé de main morte en accusant le Téléthon de « parasiter la générosité des Français ». Réactions évidemment vigoureuses de l’Association française contre les myopathies (AFM) et des politiques quasi unanimes pour dénoncer les propos incendiaires de Pierre Bergé, lancés, faut-il le rappeler, deux semaines avant l’édition 2009 (4 et 5 décembre prochains) du Téléthon.

    Question: Pierre Bergé a-t-il eu raison de donner un aussi vigoureux coup de pied dans la fourmilière?  Pas facile de répondre…  Côté gros sous, on se souvient que les démélés judiciaires de l’ARC ont affecté durablement la bonne santé  et surtout la réputation du  « charity business » à la française. Les sommes en jeu sont en effet considérables: l’AFM a collecté 122,8 millions d’euros en 2008, dont 104,9 imputables au Téléthon. A  titre de comparaison, le Sidaction n’a récolté que 18,1 millions d’euros, dont 6,23 provenant de son opération médiatique éponyme. Le Sidaction est un nain médiatique si on le compare au Téléthon.

    Pourquoi? Les seuls éléments de jugement sont, là encore, d’ordre médiatique car la pandémie du sida est autrement plus meurtrière que la myopathie. Mais voilà: la myopathie relève de la génétique et suscite  donc un sentiment  d’injustice compassionnelle beaucoup plus fort que le sida qui, lui, semble avoir épuisé ce registre. Toujours au chapitre financier, les résultats sont donc sans appel. Et jusqu’alors incontestés: personne ne met en cause la rigueur de la gestion des fonds collectés par les associations-phare de la bienfaisance. Même si Pierre Bergé évoque des investissements immobiliers réalisés avec le surplus des sommes collectées, l’AFM peut répondre en toute franchise et dissiper immédiatement le moindre malentendu. La leçon de l’ARC a porté ses fruits.

    Sur terrain de l’empathie, là aussi la lutte est inégale: le Téléthon est autopromu par des figures de proue populaires et sympathiques: il est organisé partout, même dans les villages les plus reculés où il prend des allures d’ »Intervilles » moderne et… généreux. Le sida, si l’on peut dire, ne peut pas lutter car, comme l’a intelligemment dit  Valérie Pécresse, ministre de la Recherche: « on s’intéresse moins à la question du sida parce qu’on la croit résolue ». La messe est dite. La « sortie » de Pierre Bergé, mécène polyforme -il est le principal financeur de Ségolène Royal, mais aussi de Vincent Peillon-, est probablement maladroite, mais elle relève surtout d’une grosse erreur de casting: s’il est en effet le président du Sidaction, Pierre Bergé n’est connu des Français qu’en raison de sa fortune. Par ce fait, en pourfendant le Téléthon dont la popularité semble inattaquable, il occupe un terrain médiatique où il n’a rien à faire: une déclaration du même ordre, faite par un autorité médicale un peu pète-feu -ça ne manque pourtant pas!- aurait incontestablement fait mouche. Morale de l’histoire: dans le registre médiatique et surtout compassionnel, l’habit fait encore le moine.

    Hervé KARLESKIND
    © www. hkconseils.com





 
  • Publié le 8 février 2010
    LFB :  son « Facteur H du complément » obtient le statut de médicament orphelin aux USA

    Le LFB (Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies) a reçu le 7 décembre 2009 la confirmation de la décision de la Food and Drug Administration, d’inscrire au registre de l’Office of Orphan Product Development son « Facteur H du complément » dérivé plasmatique actuellement en développement préclinique. Cette décision fait suite à l’avis positif rendu par le « Department of Health and Human Services » de la FDA.

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  • Publié le 5 février 2010
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    A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, les entreprises du médicament font le point sur les progrès thérapeutiques de ces dernières années. Ces derniers ont permis de transformer le cancer pour faire non plus une maladie toujours et rapidement mortelle, mais une maladie souvent chronique avec des guérisons ou des rémissions de plus en plus fréquentes et des survies de plus en plus prolongées.

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  • Publié le 5 février 2010
    GSK restructure et met le cap sur les marchés émergents

    Alors que le groupe britannique affiche pour 2009, un bénéfice en hausse de 20,2% à 5,531 milliards de livres et un chiffre d’affaires de 16,5% à 28,368 milliards, GlaxoSmithKline entend économiser 500 millions de livres supplémentaires par an d’ici 2012 et annonce qu’il va accroître son programme de restructuration. GSK met le cap sur les marchés émergents et sur les produits de santé de grande consommation pour surmonter la perte de ses brevets et l’apparition de médicaments génériques concurrents.

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  • Publié le 4 février 2010
    Pfizer va réorganiser sa filiale française

    Le groupe Pfizer a publié mercredi des résultats en hausse pour l’ensemble de l’exercice 2009. Son bénéfice annuel progresse de 7% à 8,63 milliards de dollars. Au quatrième trimestre, l’américain profite de l’acquisition de son compatriote Wyeth avec bénéfice net presque triplé. De son côté, la filiale française du n°1 mondial de la pharmacie a présenté mercredi son plan de réorganisation afin d’intégrer les activités de Wyeth.

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  • Publié le 4 février 2010
    Cancer de la prostate : Ipsen lance Décapeptyl® L.P. 22.5 mg en France

    Ipsen et Debiopharm, le groupe biopharmaceutique basé en Suisse, ont annoncé le lancement par Ipsen en France de la formulation à libération prolongée sur 6 mois de Décapeptyl® pour le traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant localement avancé ou métastatique. D’autres lancements suivront prochainement, notamment en Allemagne et auPortugal.

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