Marisol Touraine, 53 ans, a été nommée, mercredi 16 mai, Ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault.
L’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC), La Ligue nationale contre le cancer (LNCC) et l’Institut National du Cancer (INCa) lancent en partenariat un Programme d’Actions Intégrées de Recherche (PAIR) sur les cancers gynécologiques.
Les PAIRs ont pour ambition de faire coopérer toutes les disciplines scientifiques (recherche fondamentale, recherche clinique, épidémiologie, santé publique et sciences humaines et sociales) autour de projets de recherche structurants. Ils s’inscrivent dans la mise en oeuvre de la mesure 1 du Plan Cancer 2009-2013 qui vise à renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire.
L’INCa met en oeuvre chaque année, depuis 2007, le PAIR sur un type de cancer donné. Après le cancer colorectal (formes précoces) en 2007, les lymphomes en 2008, le cancer du foie en 2009, le cancer de la prostate en 2010 et les cancers des voies aérodigestives supérieures en 2011, le PAIR 2012 est consacré aux cancers gynécologiques (col de l’utérus, corps utérin et ovaires dont l’incidence cumulée était estimée en 2010 à plus de 14 000 nouveaux cas).
Le 29 juin dernier, l’ARC, la LNCC et l’INCa ont organisé un séminaire national sur les cancers gynécologiques, afin de présenter les résultats des travaux de réflexion menés sur ce thème par un comité de pilotage multidisciplinaire, présidé par le Dr Isabelle Ray Coquard (Centre de Lutte Contre le Cancer Léon Bérard) et d’en identifier les axes prioritaires de recherche.
L’appel à projets du PAIR « cancers gynécologiques » s’articule autour de quatre grands axes :
- Epidémiologie des cancers gynécologiques, dépistage, inégalités et accès aux soins, notamment parce que les cancers du col de l’utérus touchent surtout des femmes jeunes, malgré un dépistage disponible et que la détection précoce des cancers de l’ovaire modifie radicalement la prise en charge et le pronostic de cette tumeur.
- Retentissement des cancers gynécologiques et de leurs traitements. Jusqu’à présent, l’incidence et le type de séquelles des cancers gynécologiques, en particulier physiques, psychologiques ou sociales ont très peu été étudiées en France et l’intensité des traitements entraîne un retentissement fonctionnel encore insuffisamment pris en compte.
- Biologie et identification de marqueurs diagnostiques, pronostiques et de réponse aux traitements de la maladie pour faire progresser les connaissances sur la genèse de la maladie et de son évolution.
- Innovations thérapeutiques sur lesquelles repose l’amélioration de la prise en charge des patientes.
A travers la conception des projets, le PAIR vise à fédérer les équipes de recherche françaises par une approche transversale des questions posées au croisement de l’épidémiologie, des sciences humaines et sociales, de la biologie et de la clinique. Cette interactivité entre différentes disciplines vise à faire bénéficier les patients plus rapidement des avancées de la recherche.
Les projets associeront au minimum trois équipes appartenant à des unités de recherche différentes ou à des organismes différents (organismes publics de recherche, organisations à but non lucratif, établissements de santé).
Ces projets seront présélectionnés à partir d’une lettre d’intention dont la date de soumission en ligne est fixée au 19 décembre à minuit. L’évaluation des projets sera réalisée par un comité scientifique exclusivement composé de scientifiques internationaux. Une version anglaise des dossiers de candidature doit donc être soumise.
Source : INCa
La société suédoise de biotechnologie Active Biotech et Ipsen vont présenter le tasquinimod (TASQ), leur candidat médicament contre le cancer de la prostate, à la conférence scientifique « Congrès annuel de l’ASCO 2012 », qui se tiendra à Chicago (États-Unis) du 1 au 5 juin 2012. La présentation fournira les données de survie globale de l’étude de phase II de tasquinimod dans la prise en charge du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CRPC) chez des patients n’ayant pas reçu de chimiothérapie.
Selon l’OMS, un adulte sur trois dans le monde est atteint d’hypertension artérielle – affection responsable de près de la moitié des décès par accident vasculaire cérébral et cardiopathie. Un adulte sur dix souffre de diabète. Les dernières Statistiques sanitaires mondiales de l’OMS révèlent ainsi l’augmentation spectaculaire des affections qui déclenchent des cardiopathies et d’autres maladies chroniques.
Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé mercredi que des abstracts consacrés aux nombreuses molécules innovantes de son portefeuille, commercialisées ou au stade avancé de leur développement, seront présentés à l’occasion du Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology qui aura lieu du 1er au 5 juin à Chicago dans l’Illinois. Les molécules de Sanofi sont citées dans plus de 170 résumés d’études présentés lors du congrès.
Le génériqueur israélien Teva a annoncé la nomination du Dr Michael R. Hayden, en tant que président de la recherche et du développement au niveau mondial et directeur scientifique. Le Dr Hayden dirigera ainsi la R&D de Teva, combinant les efforts de deux équipes axées sur le développement de médicaments de marque et de génériques.
Chaque lundi, notre newsletter gratuite
