Axoltis Pharma : premiers résultats de son essai de phase 2 de NX210c dans la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA)
Axoltis Pharma, société de biotechnologie spécialisée dans le développement de traitements innovants contre les maladies neurodégénératives, annonce aujourd’hui les premiers résultats de SEALS, son essai clinique de phase 2 qui vise à évaluer l’effet de NX210c sur des patients atteints de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. Ce candidat-médicament présente trois propriétés pertinentes pour le traitement des maladies neurodégénératives : la restauration de la barrière hémato-encéphalique (BHE), la neuroprotection et l’amélioration de la neurotransmission.
Entre octobre 2024 et octobre 2025, 82 patients atteints de SLA, répartis sur 16 sites hospitaliers français, ont été recrutés dans le cadre de cette étude. Les patients ont été stratifiés en fonction de leur concentration sérique en neurofilaments à chaîne légère (NfL), faible ou élevée, puis répartis en trois groupes (3:3:2) pour recevoir soit 5 mg/kg de NX210c, soit 10 mg/kg, soit un placebo, administré en 10 minutes par voie intraveineuse, trois fois par semaine pendant 4 semaines.
Le critère principal évaluait la variation à 6 semaines du taux de NfL ou du quotient albumine (rapport entre l’albumine présente dans le liquide céphalo-rachidien et celle présente dans le sang, aussi appelé Qalb). Bien que celui-ci ne soit pas atteint, un faisceau de tendances positives a été observé dans les critères d’évaluation secondaires et exploratoires.
Selon les analyses post-hoc, le déclin fonctionnel, évalué par l’échelle harmonisée et révisée d’évaluation fonctionnelle de la SLA (ALSFRS-R), a été notablement ralenti par rapport au groupe placebo (-0,67 point/mois pour le groupe 5 mg/kg, -0,9 pour le groupe 10 mg/kg et -1,14 pour le groupe placebo, soit une réduction moyenne de 41 % pour le groupe 5 mg/kg et de 21 % pour le groupe 10 mg/kg) en semaine 6. Cet effet était systématiquement plus marqué en semaine 10 (-0,77 point/mois pour le groupe 5 mg/kg, -1,06 pour celui à 10 mg/kg et -1,57 pour le groupe placebo, soit une réduction moyenne de 51 % pour la dose 5 mg/kg (p < 0,05) et de 32 % pour celle de 10 mg/kg). Cet effet sur le déclin fonctionnel s’est maintenu au 4e mois (-1,01 point/mois pour le groupe 5 mg/kg, -1,08 pour celui à 10 mg/kg et -1,59 pour le groupe placebo, soit une réduction moyenne de 36 % pour la dose 5 mg/kg et de 32 % pour celle de 10 mg/kg).
Des bénéfices ont été observés en particulier au niveau de la sous-échelle dédiée aux fonctions motrices, avec une réduction moyenne du déclin d’environ 64 % pour la dose 5 mg/kg (p < 0,05) et de 33 % pour la dose 10 mg/kg en semaines 6 et 10, bénéfices toujours visibles au 4e mois avec une réduction moyenne de 42 % pour la dose 5 mg/kg et de 18 % pour la dose 10 mg/kg. Le déclin de la fonction respiratoire était également considérablement freiné en semaine 10, avec une réduction moyenne de 59 % pour la dose 5 mg/kg et de 91 % pour celle de 10 mg/kg (p = 0,066), mais aussi au 4e mois, avec une baisse moyenne de 53 % pour la dose 5 mg/kg et de 84 % pour celle de 10 mg/kg (p < 0,05).
En semaine 6, une tendance à un effet-dose a commencé à être observée avec le taux de NfL sérique, qui s’est avérée plus marquée au 4e mois. Au cours de ce mois, 25,4 % des patients des groupes recevant la dose active ont ainsi présenté une diminution du taux de NfL de plus de 10 % par rapport au début du traitement, contre seulement 11,8 % des patients du groupe placebo.
Par rapport au début du traitement, la variation de claudine-5 plasmatique a été significativement réduite (p < 0,001) dans le groupe traité avec 10 mg/kg, par rapport au groupe placebo, avec un effet-dose. Cet effet s’est maintenu au 4e mois (p = 0,069 pour le groupe 10 mg/kg). La claudine-5, une protéine transmembranaire des jonctions serrées, est exprimée principalement dans les cellules endothéliales neurovasculaires ; elle joue un rôle clé dans le maintien de la BHE. Elle est libérée dans la circulation sanguine en cas de dysfonctionnement de cette dernière. Par conséquent, une diminution de la concentration plasmatique de claudine-5 est un bon indicateur du processus de restauration de la BHE.
L’essai SEALS a permis de confirmer le bon profil de sécurité et de tolérance de NX210c chez les patients atteints de SLA. Les paramètres pharmacologiques étaient comparables à ceux observés lors de la phase 1.
« Ces résultats prometteurs contribuent à démontrer que NX210c présente des propriétés bénéfiques pour le traitement des maladies neurodégénératives, en particulier la SLA et soutiennent la poursuite du développement clinique. Nous tenons à remercier tous les patients qui ont participé à l’étude SEALS, leurs aidants, les investigateurs et leur équipe, les prestataires de services ainsi que notre équipe », indique le Dr Annette Janus, neurologue et directrice médicale chez Axoltis Pharma.
« L’effet constaté sur la réduction du taux de claudine-5 ouvre de nouvelles perspectives pour NX210c dans le traitement d’un grand nombre de pathologies associées à un dysfonctionnement de la BHE, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou encore la sclérose en plaques », ajoute Yann Godfrin, président du directoire d’Axoltis.
Axoltis étudie actuellement les prochaines étapes cliniques pour NX210c dans le traitement de la SLA. Des analyses complémentaires sont en cours, notamment un suivi des patients sur 10 mois et l’étude de la relation PKPD, afin de déterminer le schéma thérapeutique optimal en termes de fréquence d’administration pour maintenir les effets cliniques constatés.
Ces résultats seront présentés en détail durant Neuroscience 2026, le congrès annuel de la Society for Neuroscience, qui se tiendra à Washington DC (États-Unis), du 14 au 18 novembre.
« Ces résultats constituent une étape importante pour Axoltis et représentent une base solide pour les prochaines phases du développement clinique », ajoute le Dr Gilles Avenard, président du Conseil de Surveillance d’Axoltis. « Nous allons échanger avec les autorités de santé afin de définir un plan de développement optimisé et déterminer les prochaines étapes les plus appropriées. »
« La mise en œuvre de l’essai SEALS a été un vrai succès grâce aux réseaux FILSLAN (Filière de Santé Maladies Rares SLA et Maladies du Neurone Moteur) et ACT4ALS/MND, au soutien précieux de l’ARSLA, des Invincibles, de la Fondation suisse contre la SLA, de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de Bpifrance, ainsi qu’à l’appui de nos investisseurs. Nous leur en sommes profondément reconnaissants », souligne le Dr Godfrin.
Source : Axoltis Pharma
