Kahimmune Therapeutics signe un accord de licence exclusif avec Gustave Roussy et la SATT Paris-Saclay
Kahimmune Therapeutics, société de biotechnologie développant des thérapies d’immuno-oncologie de nouvelle génération, annonce aujourd’hui la signature d’un accord de licence exclusif avec Gustave Roussy, leader européen en oncologie, et la SATT Paris-Saclay, expert du transfert de technologies.
Créée fin 2025, Kahimmune s’appuie sur les dernières découvertes en immunologie liées au « dark genome ». En effet, on en sait peu sur ces ARN non-codants, qui représentent pourtant 98 % de notre ADN. C’est un domaine où la recherche est en plein essor, et qui a été distingué par le prix Nobel de médecine en 2024.
L’accord de transfert de technologies signé avec Gustave Roussy et la SATT Paris-Saclay confère à Kahimmune une licence exclusive sur les briques technologiques qui composent sa plateforme KahinomicsTM et sur les premiers néoantigènes, nommés KahigensTM, qui en sont issus. Cette plateforme innovante permet de découvrir au sein du « dark genome » des antigènes inédits spécifiques de tumeurs, qui sont plus efficaces et plus sûrs.
Kahimmune prévoit de développer des vaccins partagés anticancéreux à ARNm, qui utiliseront ces néoantigènes. Ces vaccins compagnons ont pour objectif d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients. Ils seront combinés à des traitements anticancéreux, afin de les optimiser en les rendant plus efficaces et plus sûrs. Le premier candidat vaccin de la société ciblera le cancer colorectal et le cancer du pancréas.
« La création de Kahimmune est une nouvelle démonstration de notre capacité à valoriser des travaux scientifiques de premier plan issus de la recherche publique en oncologie, souligne Christophe Javaud, directeur des opérations de Gustave Roussy Transfert. « Cette approche est particulièrement innovante car elle explore l’immunopeptidome[1] du cancer pour développer des traitements de nouvelle génération en oncologie. »
Les technologies exploitées par Kahimmune sont issues des travaux de recherche du Dr Sébastien Apcher, chercheur Inserm et responsable de l’équipe « Epitopes non-conventionnels et réponse immunitaire anti-cancéreuse » au sein de Gustave Roussy. Il étudie depuis plus de 15 ans un modèle original de source d’antigènes : les Pioneer Translation Products (PTPs), qui jouent un rôle dans la réponse immunitaire antitumorale.
« La SATT Paris-Saclay est très fière d’avoir financé et accompagné depuis 2017 ce projet d’innovation d’immuno-oncologie répondant à un besoin clinique majeur. La création de la start-up Kahimmune Therapeutics marque une étape clé pour poursuivre le développement de cette innovation et la rendre accessible aux patients », ajoute Kenza Belhaj, directrice investissement à la SATT Paris-Saclay.
Selon l’OMS, le cancer colorectal est aujourd’hui le troisième cancer le plus diagnostiqué, et la deuxième cause de décès dû au cancer dans le monde, avec 1,9 million de nouveaux cas et 900 000 décès par an. Ces chiffres devraient croitre respectivement de plus de 70 % et 90 % d’ici 2050. Quant au cancer du pancréas, il se classe au 13e rang des cancers les plus diagnostiqués avec plus de 510 000 nouveaux cas par an. Il est de très mauvais pronostic et représente la 6e cause de décès par cancer, avec plus de 467 000 victimes annuelles. Là aussi, les projections prévoient respectivement plus de 65 % et 70 % de croissance d’ici 2050.
« Kahimmune s’attaque à des cancers très répandus, agressifs, et malheureusement en forte croissance. Cet accord de transfert exclusif avec Gustave Roussy et la SATT Paris-Saclay nous permet de nous lancer sur ce marché avec des actifs de R&D solides et un avantage concurrentiel significatif, » explique Philippe Villain-Guillot, fondateur et président de Kahimmune. « Une levée de fonds d’amorçage est déjà en cours. A plus long terme, nous prévoyons de licencier les actifs de notre pipeline, ou de nouer des partenariats avec les entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie intéressées par notre approche. »
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[1]La plupart des cellules du corps présentent des fragments de protéines (dont celles dérivées des pathogènes) en surface grâce aux molécules MHC de classe I. Ces peptides sont généralement appelés immunopeptidomes et leur présentation aux cellules immunitaires influence l’immunité.
Source : Kahimmune Therapeutics
