Edition du 03-08-2021

Le Leem propose un « pacte industriel » aux pouvoirs publics pour juguler la baisse des effectifs

Publié le jeudi 4 octobre 2012

Le Leem a dévoilé jeudi le contenu de deux études prospectives sur l’avenir de la production des médicaments en France. Selon l’organisation professionnelle, les emplois de production présentent un risque pour la période 2015 – 2020. Le Leem réclame ainsi aux pouvoirs publics la mise en place d’actions politiques et industrielles afin de juguler la possible réduction des effectifs de production.

La première étude, menée par le cabinet Roland Berger, dresse l’état des lieux de la production des médicaments en France et explore les leviers de relance. La France présente plusieurs atouts : un tissu de 224 sites de production couvrant de nombreuses technologies, une capacité à gérer la complexité industrielle, un transfert de compétences réussi vers les sous-traitants, une position de leader sur les vaccins et la présence de quelques sites dans le champ prometteur des biotechs (insulines et produits dérivés du sang), une contribution importante à la balance commerciale (en moyenne, plus de 6 milliards d’excédents par an)…

Dans le même temps, cette industrie recèle des points de fragilité :

– un positionnement sur des spécialités sous forme sèche, en phase de maturité (2/3 des références produites en France correspondent à des médicaments sur le marché depuis 18 ans en moyenne), à perspectives de croissance limitées, faisant peser un enjeu de maintien de la production actuelle et de renouvellement du portefeuille sur le territoire (aucun des nouveaux médicaments enregistrés au niveau européen en 2011 n’est produit en France) ;

– un contexte structurel de surcapacité de production mettant particulièrement sous pression les sous-traitants industriels ;

– des conditions de réussite internes et externes restant à réunir pour orienter l’activité vers les productions d’avenir.

 « Un emploi industriel menacé, sauf mesures volontaristes »

Le cabinet Arthur D. Little a, pour sa part, réalisé une étude prospective sur l’emploi dans la production pharmaceutique en France à 10 ans. Elle s’appuie sur les résultats provisoires du Contrat d’étude prospective (CEP) des industries de santé.

L’étude révèle que les emplois de production dans le secteur du médicament à usage humain présentent un risque pour les années à venir. Du fait, notamment, de la pression sur les prix et sur la prise en charge des médicaments, du renforcement de la pénétration des génériques, de l’effet d’attraction industrielle des pays émergents, ou encore de l’évolution des modèles organisationnels de la R&D. En conséquence, l’évolution des effectifs de production à horizon 2015 et 2020 a été évaluée en fonction de deux scenarii différents :

– Dans le scénario « contraint », les auteurs de l’étude estiment que la baisse des emplois de production « aura plutôt tendance à s’accélérer de 2015 à 2020 dans une sorte d’emballement délétère de la perte de compétitivité du territoire, comme le connaissent d’autres industries ».

– A l’inverse, dans le scénario « volontariste », ils projettent que « la baisse restera limitée et se stabilisera de 2015 à 2020, signant la réussite des sites du territoire à endiguer une baisse programmée des volumes vendus sur le marché intérieur, et à se repositionner sur de nouveaux volumes de production ».

 Le Leem plaide pour un « pacte industriel »

Pour le Leem, seule la mise en place d’actions politiques et industrielles favorisant l’attractivité de la France sur la scène mondiale sera à même de juguler la réduction des effectifs de production. « C’est ce volontarisme qui nous a permis, ces dernières années, de contrarier les scenarii les plus pessimistes sur l’évolution de l’emploi dans notre industrie », estime son président, Christian Lajoux. « Seule une démarche volontariste et collaborative entre les industriels, le régulateur et les pouvoirs publics pourra garantir le maintien de la production pharmaceutique sur le territoire national. » L’organisation professionnelle appelle l’ensemble des acteurs du système, tant industriels que politiques et institutionnels, à un « choc de conscience », et à la mise en oeuvre, au travers d’un « pacte industriel », de mesures concrètes permettant à la fois de conforter la production pharmaceutique existante et de soutenir la production de solutions de santé d’avenir.

Enfin, Le Leem appelle les pouvoirs publics au dialogue et estime que ces mesures doivent être envisagées à court terme. « Ce dialogue, qui se poursuit depuis 2005 au sein du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), doit permettre d’établir une stratégie sectorielle permettant de concilier les contraintes budgétaires sur les systèmes de santé et l’enjeu lié à la valeur économique et sociétale de la production pharmaceutique en France », plaide le Leem.

Source : Leem








MyPharma Editions

Le Pr Fabrice Barlesi nommé directeur général de Gustave Roussy

Publié le 3 août 2021
Le Pr Fabrice Barlesi nommé directeur général de Gustave Roussy

Le Ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a nommé par arrêté le Professeur Fabrice Barlesi, Directeur Général de Gustave Roussy pour une durée de cinq ans à compter du 1er aout 2021. Il succède au Professeur Jean-Charles Soria qui quittera ses fonctions avant la fin de son mandat pour des raisons familiales.

Sanofi va acquérir Translate Bio, spécialiste de l’ARN messager, pour 3,2 milliards de dollars

Publié le 3 août 2021
Sanofi va acquérir Translate Bio, spécialiste de l’ARN messager, pour 3,2 milliards de dollars

Sanofi a annoncé mardi avoir conclu un accord définitif avec Translate Bio, une entreprise américaine spécialisée dans le développement clinique de médicaments à ARN messager, aux termes duquel le groupe pharmaceutique français va se porter acquéreur de la totalité des actions en circulation de Translate Bio au prix de 38 dollars par action, soit une transaction en numéraire valorisée approximativement à 3,2 milliards de dollars.

Ipsen conclut un partenariat exclusif avec Exicure dans les maladies neurodégénératives rares

Publié le 2 août 2021
Ipsen conclut un partenariat exclusif avec Exicure dans les maladies neurodégénératives rares

Ipsen et Exicure, une société de biotechnologie américaine, ont signé un accord de collaboration exclusif pour la recherche, le développement et la commercialisation de nouveaux acides nucléiques sphériques (SNA) dans le traitement potentiel de la maladie de Huntington et du syndrome d’Angelman.

Erytech : désignation Fast Track de la FDA américaine pour eryaspase dans le traitement de la LAL hypersensible

Publié le 30 juillet 2021
Erytech : désignation Fast Track de la FDA américaine pour eryaspase dans le traitement de la LAL hypersensible

Erytech Pharma, société biopharmaceutique de stade clinique qui développe des thérapies innovantes en encapsulant des médicaments dans les globules rouges, a annoncé que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a accordé à eryaspase la désignation « Fast Track » pour le traitement des patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) qui ont développé des réactions d’hypersensibilité à l’asparaginase pégylée dérivée d’E. coli (PEG-ASNase).

Onxeo : le Dr Shefali Agarwal nommée présidente du conseil d’administration

Publié le 30 juillet 2021
Onxeo : le Dr Shefali Agarwal nommée présidente du conseil d'administration

Onxeo, société de biotechnologie au stade clinique spécialisée dans le développement de médicaments innovants ciblant les mécanismes de réponse aux dommages de l’ADN tumoral (DDR) pour lutter contre les cancers rares ou résistants, a annoncé la nomination du Dr Shefali Agarwal en tant que présidente du conseil d’administration de la société.

COVID-19 : GSK et Vir Biotechnology signent un accord d’achat conjoint avec la Commission européenne pour le sotrovimab

Publié le 30 juillet 2021
COVID-19 : GSK et Vir Biotechnology signent un accord d'achat conjoint avec la Commission européenne pour le sotrovimab

GlaxoSmithKline (GSK) et Vir Biotechnology viennent d’annoncer la conclusion d’un accord d’achat conjoint avec la Commission européenne pour le traitement COVID-19, le sotrovimab.

Takeda et Frazier collaborent afin de développer un vaccin candidat en phase clinique contre les norovirus

Publié le 30 juillet 2021
Takeda et Frazier collaborent afin de développer un vaccin candidat en phase clinique contre les norovirus

Takeda et Frazier Healthcare Partners ont annoncé une collaboration pour lancer HilleVax, une société biopharmaceutique, dans le but de développer et de mettre sur le marché le vaccin candidat de Takeda contre les norovirus.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER


Pagepersonnel

MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents