Edition du 21-07-2019

Maladie d’Alzheimer : les industriels du médicament se mobilisent

Publié le mercredi 21 septembre 2011

La recherche sur la maladie d’Alzheimer, grande cause de dépendance chez les personnes âgées, s’est intensifiée dans le monde : on dénombrait, en avril 2011, 72 molécules en développement dans le portefeuille des industriels du médicament. Six  font l’objet de tests précliniques, 32 d’essais cliniques de phase I, 28 d’essais cliniques de phase II et 10 d’essais cliniques de phase III.
La maladie d’Alzheimer résulte de la rencontre de deux processus pathologiques différents qui se conjuguent pour provoquer la dégénérescence des neurones : la pathologie amyloïde (due au dysfonctionnement d’une protéine du cerveau, la protéine APP) et la pathologie Tau (due à une dégénérescence d’une autre protéine du cerveau, la protéine Tau).
Les industriels de la pharmacie ont intensifié leurs recherches pour découvrir des médicaments qui permettraient de stopper la dégénérescence neuronale en intervenant sur la formation des plaques amyloïdes entre les neurones et sur l’agrégation de protéines Tau anormales à l’intérieur des neurones. Au total, 72 molécules sont dans le pipeline des industriels dont 90% visent le peptide amyloïde.
D’autres molécules neuroprotectrices (y compris l’insuline nasale) sont testées afin de tenter de retarder voire de prévenir la mort neuronale. De nombreuses sociétés de biotechnologie sont impliquées dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Leurs efforts se concentrent, pour la plupart, sur la découverte de biomarqueurs et sur la mise au point de tests de diagnostic précoce.
Sur les 72 molécules testées, 6 font l’objet de tests précliniques, 32 d’essais cliniques de phase I, 28 d’essais cliniques de phase II et 10 d’essais cliniques de phase III.

En France, un plan mobilisateur
Le plan Alzheimer, lancé en 2008, totalise 44 mesures, financées par une enveloppe de 1,6 milliard d’euros jusqu’en 2012 et destinées à accélérer la recherche et améliorer la prise en charge de la maladie. 15 mesures et un budget de 200 millions d’euros sont dédiés au volet recherche du plan.
La Fondation nationale de coopération scientifique, dans laquelle les industriels se sont largement investis, a incontestablement « boosté » la recherche et la mise en œuvre de partenariats publics-privés essentiels à la mise au point de médicaments innovants.
 104 projets de recherche sont en cours, financés à hauteur de 72 millions d’euros, couvrant les domaines de la recherche fondamentale, clinique et thérapeutique ainsi que les nouvelles technologies et les sciences humaines et sociales.
Parmi ces projets, une trentaine vise à comprendre les mécanismes à l’origine de la maladie dont une dizaine sur le peptide amyloïde et la protéine Tau. 35 sont des programmes de recherche clinique et translationnelle qui ont notamment pour objectifs de mettre au point des outils de diagnostic et de prise en charge précoces.

Une cohorte nationale MEMENTO a été officiellement lancée. Celle-ci suivra pendant 5 ans 2 300 patients présentant des signes cliniques – notamment des troubles de mémoire – pouvant évoquer une forme débutante de la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. MEMENTO cherche à la fois à mieux comprendre la maladie afin d’accélérer le développement de nouveaux traitements, mais aussi à constituer une plateforme nationale pour le développement de projets de recherche, y compris dans l’imagerie.

Une épidémie mondiale
Le nombre de personnes souffrant d’une maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée devrait doubler dans le monde en 20 ans, passant de 35,6 millions aujourd’hui à 65,7 millions en 2030. Le coût actuel de prise en charge de ces affections en Europe est évalué à près de 100 milliards d’euros, sans compter la charge sociale et affective qui incombe aux aidants.
Le nombre de patients atteints par ces affections est estimé en France à 850 000 (1,8 million en 2025), dont seulement la moitié serait aujourd’hui identifiée dans le circuit sanitaire (300 000 bénéficient d’une prise en charge au titre des affections de longue durée).

Source : Leem








MyPharma Editions

Transgene : feu vert pour un essai clinique de TG6002 au Royaume-Uni dans le cancer colorectal avec métastases hépatiques

Publié le 19 juillet 2019
Transgene : feu vert pour un essai clinique de TG6002 au Royaume-Uni dans le cancer colorectal avec métastases hépatiques

Transgene, société de biotechnologie qui conçoit et développe des immunothérapies reposant sur des vecteurs viraux contre les cancers, a annoncé qu’elle a reçu l’autorisation de l’autorité de santé britannique, la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA) de procéder à un essai clinique de Phase 1/2a de TG6002 administré par voie intra-artérielle hépatique (IAH) chez des patients atteints d’un cancer colorectal (CCR) avec des métastases au foie non opérables.

Lysogene crée un Conseil Scientifique consultatif composé d’experts internationaux en thérapie génique du SNC

Publié le 19 juillet 2019
Lysogene crée un Conseil Scientifique consultatif composé d'experts internationaux en thérapie génique du SNC

Lysogene, société biopharmaceutique pionnière spécialisée dans la thérapie génique ciblant les maladies du système nerveux central (SNC), a annoncé la création d’un Conseil Scientifique consultatif (SAB pour Scientific Advisory Board) composé d’experts de renom international dans la découverte et le développement de thérapies géniques.

Advicenne signe un accord de financement de 20 M€ avec la BEI pour soutenir ses futurs développements

Publié le 19 juillet 2019
Advicenne signe un accord de financement de 20 M€ avec la BEI pour soutenir ses futurs développements

Advicenne, société pharmaceutique de spécialité développant et commercialisant des produits thérapeutiques pour le traitement de maladies orphelines, annonce aujourd’hui avoir signé un accord de prêt d’un montant de 20 M€ avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la banque de l’Union européenne (UE), dans le cadre du Plan d’Investissement pour l’Europe, ou Plan Juncker.

WeHealth Digital Medicine et l’entreprise française Lucine vont développer des thérapies numériques

Publié le 18 juillet 2019
WeHealth Digital Medicine et l’entreprise française Lucine vont développer des thérapies numériques

WeHealth Digital Medicine, l’activité e-santé du groupe Servier, et Lucine, entreprise innovante française pionnière dans les thérapies numériques (DTx1- Digital Therapeutics), ont annoncé la signature d’un partenariat de co-développement et une licence de distribution. Il s’agit du tout premier partenariat de e-santé entre deux sociétés françaises dans le domaine des DTx.

Roche s’allie à Matrice (Ecole 42) pour développer des solutions technologiques en santé

Publié le 17 juillet 2019
Roche s'allie à Matrice (Ecole 42) pour développer des solutions technologiques en santé

Matrice, le programme d’entrepreneuriat issu de l’École 42, a lancé la « Matrice Santé & Numérique », en collaboration avec Roche, 1er investisseur mondial en R&D dans le monde de la santé. Son ambition ? Faire collaborer des étudiants issus d’univers différents et complémentaires (informatique, juridique, design, sciences, commerce) pour répondre aux besoins d’usage en santé grâce aux nouvelles technologies.

Pherecydes Pharma et BIOASTER vont explorer l’utilisation de la phagothérapie dans les infections compliquées des voies urinaires

Publié le 17 juillet 2019
Pherecydes Pharma et BIOASTER vont explorer l'utilisation de la phagothérapie dans les infections compliquées des voies urinaires

Pherecydes Pharma et BIOASTER, l’Institut Français de Recherche en Microbiologie et sur les Maladies Infectieuses, ont annoncé la signature d’un accord de collaboration. Ce projet, appelé PhagUTI, représente une occasion unique pour les partenaires de capitaliser sur l’expertise de BIOASTER dans les modèles précliniques et la vaste expérience de Pherecydes Pharma en matière de sélection, de caractérisation et de production de bactériophages.

Medesis Pharma et Transgene collaborent pour explorer l’apport de la plateforme Aonys® aux virothérapies oncolytiques

Publié le 16 juillet 2019
Medesis Pharma et Transgene collaborent pour explorer l'apport de la plateforme Aonys® aux virothérapies oncolytiques

Medesis Pharma a annoncé la signature avec Transgene d’un accord de recherche collaborative afin d’appliquer la technologie Aonys® au traitement des tumeurs par les virus oncolytiques. Cette collaboration permet de tester une approche innovante de modulation du micro-environnement tumoral, permettant d’augmenter l’activité et le domaine d’emploi des virus oncolytiques.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents