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Sanofi : résultats positifs pour Lantus® et Apidra® dans le diabète de type 2

Publié le lundi 27 juin 2011

Logo sanofiSanofi annonce les résultats d’une étude en ouvert de 60 semaines comparant trois traitements intensifiés par insuline en complément à un traitement oral dans le diabète non contrôlé de type 2. Ces résultats montrent que le recours à deux traitements incluant Lantus® (insuline glargine [origine ADNr] solution injectable) et Apidra® (insuline glulisine [origine ADNr] solution injectable) a permis de réduire la glycémie par rapport à l’insuline premix, moyennant un moins grand nombre d’épisodes hypoglycémiques et une amélioration de la qualité de vie spécifique au diabète.

« L’optimisation de la dose d’insuline par l’association de glargine et d’une injection unique de glulisine au moment des repas a permis à un plus grand nombre de patients d’atteindre les taux cibles d’HbA1c par rapport à une dose d’insuline premix deux fois par jour et de présenter moins d’épisodes hypoglycémiques », a indiqué le Docteur Matthew Riddle, Directeur du Département de diabétologie de l’Oregon Health and Science University et chercheur principal de l’une des analyses de données présentées à ces séances. « Ces résultats confirment la validité de l’approche graduelle par ajout d’une insuline au moment des repas lorsque l’insuline basale associée à des agents oraux ne suffit pas à maintenir le contrôle de la glycémie. »

Trois analyses de ces données sont présentées ou publiées aux 71e Séances scientifiques de l’American Diabetes Association qui se déroulent à San Diego, en Californie.


L’étude “All to Target”
L’étude a été conçue pour évaluer l’effet de trois traitements intensifiés par insuline sur le contrôle de la glycémie avec comme objectifs principaux : 1) de démontrer la supériorité de Lantus complété par 3 injections maximales d’Apidra au moment des repas, par rapport à une insuline premix, mesurée par le taux d’HbA1c <7 % à la semaine 60 et 2) de démontrer la non-infériorité de Lantus complété par une injection maximale d’Apidra au moment des repas, par rapport à une insuline premix, sur la base d’une réduction du taux d’HbA1c entre le début de l’étude et la semaine 60.

Les investigateurs ont comparé l’ajout de Novolog® (insuline Aspart) deux fois par jour Mix 70/30 (premix ; n=192) à un traitement par Lantus® complété par une dose maximale prandiale d’Apidra® (GLARG + 0-1 ; n=189) et à un traitement par Lantus® complété graduellement par 3 injections maximales d’Apidra® (GLARG+0-3 ; n=191) chez 572 patients atteints de diabète de type 2 non contrôlé par un traitement oral.

Les patients inclus dans l’étude étaient âgés en moyenne de 54 ans avec un indice de masse corporelle de 33,2 kg/m2. Leur diagnostic de diabète de type 2 remontait en moyenne à 9 ans et ils ne parvenaient pas à contrôler leur glycémie malgré la prise de deux à trois agents oraux. Le taux d’HbA1c de référence dans cette étude s’établissait à 9,4 % après une phase de pré-inclusion de quatre semaines. L’insuline a été titrée de manière à obtenir un taux de glucose à jeun et préprandial <100 mg/dl dans tous les groupes de traitement.

Les résultats de l’étude ont montré la non-infériorité de Lantus® complété par une dose maximale d’Apidra® par rapport à deux injections d’insuline premix, alors que dans le groupe Lantus® complété par 3 injections maximales d’Apidra®, la supériorité par rapport à l’insuline premix n’a pas pu être mise en évidence.

Sur la base des critères d’évaluation secondaires, la combinaison de Lantus® et d’Apidra® a permis à une proportion significativement plus importante de patients d’atteindre le taux cible d’HbA1c avec un taux statistiquement inférieur d’épisodes hypoglycémiques et des diminutions significativement plus importantes de la glycémie plasmatique à jeun, bien que la supériorité par rapport à l’insuline premix n’ait pas été démontrée. Le traitement consistant en une dose unique d’Apidra® en complément de Lantus® a permis une réduction plus importante du taux d’HbA1c entre le début de l’étude et la semaine 60 (-2,30% contre -1,97%, p=0,036 NS), et un besoin retardé et moindre d’intensifier la dose d’insuline par rapport au traitement par insuline premix deux fois par jour.

Le pourcentage de patients ayant présenté des événements indésirables liés au traitement a été comparable dans tous les groupes de traitement. Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquents (pourcentage de patients ayant présenté ces effets) par classes de systèmes d’organes sont les suivants : infections et infestations (infection des voies respiratoires supérieures, sinusite, rhinopharyngite ; 41,9 %), affections musculo squelettiques et systémiques (douleurs dans les extrémités, dorsalgie, douleurs musculosquelettiques ; 22,5 %) affections du système nerveux (hypoasthénie, vertiges, paresthésie ; 17,0 %) et affections gastro-intestinales (nausées, douleurs abdominales, dyspepsie ; 16,8 %).

Les résultats de l’étude sont présentés dans le cadre des Séances scientifiques de l’American Diabetes Association au moyen de trois documents séparés (abstracts).

1. Comparaison de 3 traitements intensifiés par insuline en complément à un traitement oral dans le diabète de type 2 : comparaison entre un traitement par insuline premix Aspart deux fois par jour, un traitement par insuline glargine plus 1 injection prandiale d’insuline glulisine et un traitement par insuline glargine complété graduellement par une insuline glulisine (Riddle et al.) [Abstract no 0409-PP] :
Dans cette analyse, une proportion significativement plus importante de patients traités par insuline glargine a atteint le taux cible d’HbA1c <7 % à la semaine 60, par rapport aux patients traités par insuline premix, moyennant un moins grand nombre d’épisodes hypoglycémiques.

2. Évolution de la glycémie à jeun de l’hypoglycémie et du poids pendant la titration systématique de la dose d’insuline : comparaison entre insuline premix Aspart deux fois par jour, insuline glargine + 1 injection prandiale d’insuline glulisine et l’ajout graduel d’insuline glulisine à une insuline glargine dans le diabète de type 2 non contrôlé par des agents oraux (Rosenstock et al.) [Abstract no 0073-OR] :
Dans cette analyse, le poids des patients a augmenté parallèlement à la dose d’insuline. Toutefois, les épisodes hypoglycémiques ont été moins fréquents et les diminutions de la glycémie plasmatique à jeun ont été plus importantes chez les patients traités par Lantus® et Apidra® que chez les patients traités par insuline premix, quelle que soit la dose ou la durée du traitement.

3. Résultats rapportés par les patients traités par insuline premix Aspart deux fois par jour, par insuline glargine plus une injection prandiale d’insuline glusiline ou par une insuline glargine avec ajout graduel d’insuline glusiline dans le diabète de type 2 non contrôlé par des agents oraux (Polonsky et al.) [Abstract no 2316-PO] :
Dans cette analyse, les résultats rapportés par les patients ont été mesurés au début de l’étude puis aux semaines 6, 12, 24, 36, 48 et 60 afin d’évaluer la qualité de vie générale, la qualité de vie spécifique au diabète (DQoL), la peur des épisodes d’hypoglycémie et l’ajustement à la maladie. Même si les trois traitements par insuline n’influencent pas de manière différentielle la qualité de vie générale ou l’ajustement à la maladie, les traitements par insuline glargine se sont soldés par une plus grande amélioration de la DQoL que le traitement par l’insuline premix, avec une moins grande peur des épisodes hypoglycémiques.

Source : Sanofi








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