Edition du 23-05-2018

H1N1 2009 : Lignes directrices de l’OMS pour la prise en charge pharmacologique de la grippe pandémique

Publié le dimanche 23 août 2009

L’OMS publie des lignes directrices sur l’utilisation des antiviraux pour la prise en charge des patients infectés par le virus pandémique H1N1.

Elles découlent du consensus auquel sont parvenus les experts d’un tableau international, après avoir examiné toutes les études publiées sur l’innocuité et l’efficacité de ces médicaments. L’accent a été mis sur l’utilisation de l’oseltamivir et du zanamivir pour éviter les formes graves et les décès, réduire le nombre des hospitalisations et diminuer leur durée.

Actuellement, le virus pandémique est sensible à ces deux médicaments (de la classe des inhibiteurs de la neuraminidase), mais il est résistant à une autre classe d’antiviraux (les inhibiteurs de la protéine M2).

Dans le monde entier, on continue d’observer chez la plupart des patients infectés par le virus pandémique des symptômes typiques d’allure grippale, avec guérison complète en moins d’une semaine, même en l’absence de tout traitement médical. Il n’est donc pas nécessaire d’administrer des antiviraux aux patients normalement en bonne santé et atteints d’une grippe sans complications.

Au niveau individuel, les décisions thérapeutiques initiales doivent se fonder sur l’examen clinique et le fait de savoir si le virus est présent dans la communauté.

Dans les zones où le virus circule largement au niveau communautaire, les médecins voyant des patients présentant un syndrome grippal partiront du principe que le virus pandémique en est la cause. Les décisions thérapeutiques doivent être prises sans attendre la confirmation d’une infection à virus H1N1 par le laboratoire.

Cette recommandation s’appuie sur les rapports, en provenance de tous les sites de flambées, selon lesquels le virus H1N1 devient rapidement la souche dominante.

Traitement immédiat des cas graves
Les données examinées par les experts indiquent que, prescrit à bon escient, l’oseltamivir peut réduire sensiblement le risque de pneumonie (une des premières causes de décès pour la grippe pandémique comme saisonnière) et la nécessité d’hospitaliser.

Pour les patients qui se présentent avec une forme grave de la maladie ou dont l’état commence à se dégrader, l’OMS recommande d’administrer l’oseltamivir le plus vite possible. Les études montrent un lien solide entre le traitement précoce, de préférence dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes, et une amélioration de l’issue clinique. Dans le cas des patients atteints d’une forme grave ou dont l’état empire, le traitement doit être administré même s’il est entrepris à un stade plus tardif. On pourra prescrire le zanamivir quand on n’a pas d’oseltamivir ou qu’on ne peut pas l’utiliser pour quelque raison que ce soit.

Cette recommandation s’applique à tous les groupes de malades, y compris les femmes enceintes, et à toutes les tranches d’âge, y compris les enfants en bas âge et les nourrissons.

Dans le cas des patients présentant un état pathologique sous-jacent augmentant le risque de maladie grave, l’OMS recommande de les traiter à l’oseltamivir ou au zanamivir. Il faut également les traiter le plus tôt possible après l’apparition des symptômes, sans attendre les résultats des analyses de laboratoire.

Les femmes enceintes faisant partie des groupes exposés à un risque accru, l’OMS préconise de leur administrer le traitement antiviral le plus tôt possible après l’apparition des symptômes.

Parallèlement, l’existence d’une pathologie médicale sous-jacente n’est pas un facteur fiable de prédiction de gravité dans tous les cas, ou même dans la plupart des cas d’atteinte sévère. À l’échelle mondiale, environ 40 % des cas graves surviennent désormais chez des enfants ou des adultes, en général de moins de 50 ans, auparavant en bonne santé.

On observe chez certains de ces patients une dégradation soudaine et très rapide de leur état clinique, généralement aux jours 5 et 6 après l’apparition des symptômes

L’aggravation de l’état clinique se caractérise par une pneumonie virale primaire, qui détruit le tissu pulmonaire et ne réagit pas aux antibiotiques, ainsi que par la défaillance de nombreux organes, dont le coeur, les reins et le foie. Ces patients doivent être placés en unité de soins intensifs et recevoir, en plus des antiviraux, d’autres traitements.

Les médecins, les patients et ceux qui s’occupent des soins à domicile doivent surveiller l’apparition de signes d’alerte indiquant une évolution vers une forme plus grave. Ils doivent alors prendre des mesures d’urgence, parmi lesquelles le traitement à l’oseltamivir.

En cas de maladie sévère ou d’aggravation, les médecins peuvent envisager d’augmenter la posologie de l’oseltamivir et de l’administrer plus longtemps que d’habitude.

Administration des antiviraux chez les enfants
Suite à la publication récente de deux études cliniques, [1,2] la question s’est posée de l’opportunité d’administrer des antiviraux aux enfants.

Ces deux études cliniques ont fait appel à des données prises en compte par l’OMS et le tableau d’experts lorsqu’ils ont élaboré les lignes directrices actuelles et elles transparaissent pleinement dans les recommandations.

L’OMS préconise de traiter rapidement avec les antiviraux les enfants souffrant d’une forme sévère ou dont l’état s’aggrave, et ceux qui sont exposés à un risque de maladie grave ou de complications. Cette recommandation s’applique à tous les enfants de moins de 5 ans, cette tranche d’âge s’associant à un risque accru de forme plus sévère de la maladie.

Les enfants par ailleurs en bonne santé, âgés de plus de 5 ans, n’ont pas besoin d’un traitement antiviral, à moins que leur maladie ne persiste ou ne s’aggrave.

Signes de danger chez tous les patients
Les médecins, les patients et ceux qui s’occupent de les soigner à domicile doivent surveiller l’apparition de signes d’alerte indiquant une aggravation de l’état. Cette évolution pouvant être très rapide, il convient de consulter un médecin dès l’apparition, chez un cas confirmé ou présumé d’infection par le virus H1N1, des signes de danger suivants:

. essoufflement, soit pendant une activité physique, soit au repos.
. difficultés respiratoires
. cyanose
. expectorations sanglantes ou teintées
. douleurs thoraciques
. altération de l’état mental
. fièvre élevée persistant plus de trois jours
. hypotension artérielle

Chez l’enfant, les signes de danger sont une respiration rapide ou difficile, une baisse de la vigilance, une difficulté à se réveiller, peu ou pas de désir de jouer.
[1] Neuraminidase inhibitors for treatment and prophylaxis of influenza in children: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. Shun-Shin M, Thompson M, Heneghan C et al. BMJ 2009;339:b3172; doi:10.1136/bmj.b3172
[2] Prescription of anti-influenza drugs for healthy adults: a systemic review and meta-analysis. Burch J, Stock C et al. Lancet Infect Dis 2009; doi:10.1016/S1473-3099(09)70199-9

Source : OMS Organisation Mondiale de la Santé








MyPharma Editions

Substituts nicotiniques : deux traitements sont désormais remboursables

Publié le 23 mai 2018
Substituts nicotiniques : deux traitements sont désormais remboursables

Le ministère des Solidarités et de la Santé, suite à la publication au Journal officiel de deux arrêtés modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux, vient de confirmer la prise en charge par l’Assurance maladie de deux traitements de substitution nicotinique.

ASCO 2018: GamaMabs Pharma présente des résultats de son essai dans les cancers gynécologiques de stade avancé

Publié le 23 mai 2018
ASCO 2018: GamaMabs Pharma présente des résultats de son essai dans les cancers gynécologiques de stade avancé

GamaMabs Pharma, société française d’immuno-oncologie, a annoncé la présentation de données cliniques de l’étude C101 de phase Ia/Ib de son anticorps GM102 à l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), le 4 juin à Chicago, aux États-Unis.

Cellectis : accélération du développement clinique d’UCART123 en LAM

Publié le 23 mai 2018
Cellectis : accélération du développement clinique d’UCART123 en LAM

Cellectis, société spécialisée dans le développement d’immunothérapies fondées sur des cellules CAR-T allogéniques ingénierées (UCART), a annoncé l’approbation d’un amendement au protocole de l’essai clinique de Phase I pour UCART123, un produit candidat exclusivement détenu par Cellectis, évalué chez des patients atteints de leucémie aiguë myéloblastique (LAM).

Sanofi : les résultats positifs de deux essais de phase III sur Dupixent® publiés dans le NEJM

Publié le 22 mai 2018
Sanofi : les résultats positifs de deux essais de phase III sur Dupixent® publiés dans le NEJM

Sanofi vient d’annoncer que le New England Journal of Medicine (NEJM) a publié les résultats détaillés de deux essais cliniques de phase III consacrés à l’utilisation expérimentale de Dupixent® (dupilumab) dans le traitement de l’asthme modéré à sévère.

TxCell fera plusieurs présentations lors de la 1ère conférence scientifique dédiée aux Tregs

Publié le 22 mai 2018
TxCell fera plusieurs présentations lors de la 1ère conférence scientifique dédiée aux Tregs

TxCell, société qui développe des immunothérapies cellulaires basées sur des cellules T régulatrices (Tregs) pour l’inflammation, l’auto-immunité et la transplantation, a annoncé qu’elle présentera à plusieurs reprises au premier Treg Directed Therapies Summit, qui se tiendra à Boston, aux États-Unis, du 22 au 24 mai 2018.

Sensorion : le Professeur Christine Petit prend la tête du Conseil scientifique

Publié le 22 mai 2018
Sensorion : le Professeur Christine Petit prend la tête du Conseil scientifique

Sensorion, la société de biotechnologie basée à Montpellier et spécialisée dans le développement de traitements contre les maladies de l’oreille interne, a annoncé la nomination du Professeur Christine Petit, docteur en médecine et docteur es-sciences en tant que Présidente de son Conseil Scientifique.

Oncodesign : publication d’un abstract à l’occasion du 54e congrès de l’ASCO

Publié le 22 mai 2018
Oncodesign : publication d’un abstract à l’occasion du 54e congrès de l’ASCO

Oncodesign, groupe biopharmaceutique spécialisé en médecine de précision, a annoncé la publication d’un abstract présentant des résultats intermédiaires sur 12 patients pour son étude clinique utilisant son premier radiotraceur, à l’occasion du 54ème congrès mondial de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) à Chicago, aux États-Unis.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents

L'application Iphone MyPharma Editions