Edition du 25-06-2021

Investissements d’avenir : l’effort de recherche sur l’obésité multiplié par six

Publié le mercredi 1 juin 2011

Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a présenté, le 25 mai dernier, les projets lauréats des investissements d’avenir relatifs au volet recherche de la lutte contre l’obésité. Grâce aux investissements d’avenir, l’effort de recherche sera multiplié par six.

La France compte quatre fois plus de personnes obèses qu’il y a cinquante ans. Chaque année, on recense 5,9 % de personnes adultes obèses supplémentaires. Aujourd’hui, cet état concerne plus de 15 % des Français et 16 % des enfants sont en surpoids ou obèses. Avec des conséquences : l’obésité peut avoir des répercussions importantes sur la santé et être génératrice d’inégalités sociales. Un enjeu sanitaire et social pris en compte par le Gouvernement avec le Plan obésité 2011-2013, lancé en mai 2010 : la recherche, la prévention et la prise en charge constituent les grands axes du plan.

Aujourd’hui, la France fait partie des premiers contributeurs européens dans le domaine de la recherche contre l’obésité, avec près de 22 millions d’euros investis entre 2005 et 2010. Prévue dans le Plan obésité 2011-2013, la création d’une fondation de coopération scientifique associant l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) à des partenaires publics et privés verra le jour d’ici à la fin de l’année, a annoncé Valérie Pécresse qui souhaite que la recherche redouble d’efforts.

Un accroissement des forces de recherche
La ministre a insisté pour que soit développée une véritable recherche sur l’obésité. Car, a-t-elle déclaré, « jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas fait de l’obésité un objet d’études et de recherche [qui soit] au même niveau d’exigence et de rigueur scientifique [que] d’autres maladies. » En cause, « la représentation sommaire » de la pathologie à laquelle est apportée une simple réponse nutritionnelle pour rétablir un déséquilibre alimentaire, a déclaré la ministre, alors que les causes sont multiples (comportementales, génétiques…).

Et pourtant, la première vague d’appels à projets montre que « les ambitions de nos chercheurs en matière de lutte contre l’obésité figurent parmi les plus remarquables » a déclaré Valérie Pécresse. Des projets qui permettent d’entrevoir une « véritable révolution des méthodes d’analyse, de prévention et de soins », selon la ministre qui a mis en exergue trois projets auxquels plus de 71 millions d’euros sont consacrés :

– le projet d’Institut hospitalo-universitaire (IHU Ican). Pôle international de recherche et de soins dans les maladies cardiométaboliques (obésité, diabète, insuffisances cardiaques…). Unissant les expertises scientifiques et médicales des équipes de l’université Pierre et Marie Curie et de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ce projet a pour objectif d’assurer une continuité entre les travaux de recherche et les soins appliqués aux patients. L’ambition est de prendre en charge les patients depuis « l’identification des susceptibilités individuelles jusqu’au traitement des récidives et des complications en passant par la prévention et le diagnostic précoce. » Sur le plan clinique, cela se traduira par des traitements personnalisés, adaptés aux déterminants génétiques, mais aussi psychologiques et sociaux des malades ;

– le projet Ligan (au titre des Equipements d’excellence) misera sur le séquençage à très haut débit pour mieux comprendre le rôle que jouent certains gènes dans le développement des maladies chroniques comme l’obésité ou la maladie d’Alzheimer. Avec, en perspective, une médecine personnalisée et des traitements adaptés aux caractéristiques génétiques ;

– le projet Egid (au titre des Laboratoires d’excellence) étudiera à très grande échelle l’ensemble des mécanismes qui concourent à l’apparition des désordres métaboliques observés chez un individu donné.

« Au total, l’exercice des investissements d’avenir va permettre de multiplier par six l’effort national de recherche sur l’obésité. Et nous n’en sommes aujourd’hui qu’à la mi-temps de ce vaste programme d’investissement public : au titre de la deuxième vague d’appels à projets, d’autres ambitions, d’autres initiatives pourraient voir le jour », a déclaré la ministre.

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche








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