Edition du 18-11-2018

Cancer chez les 75 ans et plus : « un accès aux essais thérapeutiques trop limité »

Publié le vendredi 9 juin 2017

Cancer chez les 75 ans et plus : "un accès aux essais thérapeutiques trop limité"La Ligue contre le cancer vient de publier le 6ème rapport de l’Observatoire sociétal des cancers*. Plus d’un nouveau cas sur 3 touche les personnes de 75 ans et plus. Un million de Français âgés de 75 ans et plus ont ou ont eu un cancer au cours de leur vie, et près de 700 000 d’entre eux sont actuellement en traitement ou suivis pour cette affection. Le rapport pointe notamment un diagnostic trop tardif ainsi qu’un accès aux essais thérapeutiques trop limité pour cette population.

Cette étude met en lumière des aspects positifs : 81% des personnes âgées de 75 ans et plus profitent de chaque instant de la vie ; 75% estiment avoir pleinement leur place dans la société. Elle révèle également que les Français ont une vision bienveillante et humaniste des personnes âgées atteintes d’un cancer. Le rapport pointe cependant de vraies difficultés comme le manque d’essais thérapeutiques dédiés à cette population, un retard au diagnostic qui hypothèque les chances de guérison et le grand désarroi des personnes malades les plus isolées géographiquement ou socialement.

Vieillissement et cancer : un enjeu sociétal majeur

L’amélioration des conditions de vie et les progrès médicaux du XXème siècle, et du début du XXIème, ont notamment permis d’allonger l’espérance de vie. Si aujourd’hui 1/3 des cancers touche les plus de 75 ans, cette proportion passera à 1/2 d’ici 2050. Ce constat doit interroger dès à présent la société et ses acteurs sur la nécessaire évolution de la prise en charge des personnes âgées.

Cette nécessité trouve d’ores et déjà un écho favorable auprès des Français : ils l’affirment, « Les personnes âgées atteintes de cancer sont des malades comme les autres ! ». Pour 64% des Français : non, ce n’est pas « moins grave » d’être atteint d’un cancer quand on est âgé !

85% des Français estiment que tout doit être mis en œuvre pour soigner une personne âgée . Ils sont 72% à estimer que les seniors doivent pouvoir bénéficier des meilleurs traitements. Enfin 64% des Français n’adhèrent pas à l’idée que soigner le cancer d’une personne âgée coûte trop cher à la sécurité sociale et 83% des Français estiment qu’il ne faut pas arrêter de soigner les personnes atteintes d’un cancer à partir d’un certain âge.

Le cancer chez les plus de 75 ans

Chaque année, sur 385 000 nouveaux cancers diagnostiqués, plus de 120 000 le sont chez les personnes âgées de 75 ans et + (63 500 chez les hommes et 58 300 chez les femmes).  Ce sont des cancers diagnostiqués à un stade plus avancé. Pourquoi sont-ils diagnostiqués plus tardivement ?

Les personnes âgées peuvent avoir des difficultés à exprimer ce qu’elles ressentent (symptômes, fatigue, douleur, etc.).Elles tardent ainsi à consulter car elles attribuent souvent à leur âge certains symptômes ou problèmes de santé. Un certain nombre d’idées reçues laissent encore à penser qu’il n’y a pas d’urgence à soigner un cancer (les cancers du sujet âgé évoluent lentement, les sujets âgés sont fragiles, les personnes âgées ne souhaitent pas être traitées, etc.).

Les conséquences de ce diagnostic tardif : les traitements plus lourds occasionnent plus d’effets indésirables d’autant plus difficiles à supporter que l’âge est avancé. Les options thérapeutiques sont souvent réduites, certains traitements efficaces mais trop agressifs n’étant pas compatibles avec l’état de santé, notamment la présence d’autres affections liées à l’âge (insuffisance respiratoire, rénale ou cardiaque…).

Au final, les chances de guérison sont moins élevées : la moitié de la mortalité par cancer touche les personnes âgées de 75 ans et plus.

Un accès aux essais thérapeutiques trop limité

Aujourd’hui les personnes âgées atteintes de cancer sont le plus souvent traitées en adaptant les traitements « standard » utilisés pour les personnes plus jeunes. Si depuis quelques années, le nombre de personnes âgées participant à un essai clinique a fortement augmenté, seuls 1 à 2 % des personnes âgées de 75 à 85 ans sont cependant incluses dans des essais cliniques en cancérologie.

L’offre des essais cliniques pour les personnes âgées de 75 ans et plus ne reflète pas l’épidémiologie des cancers dans la population. Peu d’essais sont dédiés aux sujets âgés, alors que leur prise en charge est complexe et spécifique.

* L’Observatoire sociétal des cancers a été mis en place dans le cadre du Plan cancer 2009-2013 et reconduit dans le Plan cancer 2014-2017 ; sous l’égide de la Ligue contre le cancer en s’appuyant sur son maillage territorial, composé de 103 Comités départementaux. Objectifs : rassembler des données sur le vécu des malades et les représentations autour du cancer (études, sondages, témoignages des professionnels de santé, des personnes malades, des proches, etc.).

Consulter le 6ème rapport de l’Observatoire sociétal des cancers

Source : Ligue contre le cancer








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