Edition du 25-10-2021

Accueil » Cancer » Médecine

Cancers : le taux de survie progresse en France

Publié le jeudi 7 février 2013

Cancers : le taux de survie progresse en FranceLe réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices Civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa) publient le second rapport sur la survie des personnes atteintes de cancer en France. Une étude portant sur 427 000 personnes et 47 localisations de cancers.

Réalisée à partir des données des registres des cancers du réseau Francim, cette étude porte sur 427 000 personnes soit tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués entre 1989 et 2007 chez les patients âgés de plus de 15 ans, recensés dans 12 départements couverts par les registres participants à l’étude. Ce rapport fournit pour 47 localisations de cancers -tous stades confondus- des estimations actualisées de survie à 1, 3, 5 et 10 ans après un diagnostic de cancer.

Sur le plan méthodologique, c’est le concept de survie nette qui est mis en avant dans cette étude. La survie nette est la survie que l’on observerait si la seule cause de décès des patients atteints de cancer était le cancer, contrairement à la survie globale (ou brute)1 pour laquelle toutes les causes de décès sont prises en compte. Cet indicateur de santé publique constitue un indicateur épidémiologique important. Il permet, des comparaisons entre pays et entre différentes périodes à l’échelle d’une population, car il ne dépend pas de la mortalité liée aux autres causes de décès (mortalité pouvant être différente d’un pays à l’autre ou d’une période à l’autre).

> Les principaux résultats :

Des variations considérables selon les localisations cancéreuses:

L’étude confirme que la survie des personnes atteintes de cancers varie considérablement selon la localisation cancéreuse : la survie à 10 ans varie ainsi de 1% à 93%.

Les cancers de mauvais pronostic (survie à 10 ans inférieure à 33%) représentent 40% des cancers chez l’homme et seulement 16% chez les femmes.

Les cancers de bon pronostic (survie à 10 ans supérieure ou égale à 66%) représentent 52 % des cancers chez la femme et seulement 28% chez les hommes.

Ces résultats s’expliquent en grande partie par une fréquence plus élevée de cancers de mauvais pronostic chez les hommes (cancers du poumon, des voies aéro-digestives supérieures, du foie). Chez les femmes, le cancer du sein, cancer le plus fréquent, est de bon pronostic. Par ailleurs, pour un même cancer, les femmes ont souvent une survie supérieure à celle des hommes

Une amélioration de la survie pour la plupart des cancers

Une amélioration de la survie à 5 ans est observée pour la plupart des cancers étudiés. Cette amélioration peut être attribuée au progrès dû aux traitements pour certains cancers mais aussi, pour une grande part, à un diagnostic plus précoce facilitant souvent la prise en charge

> Focus sur les cancers les plus fréquents et les cancers accessibles au dépistage et à la prévention

–  Cancer de la prostate

Nombre de nouveaux cas estimés en 2011 : 71 000*
Survie nette à 5 ans : 84 %, à 10 ans : 70 %
Évolution de la survie nette à 5 ans : en 1990 : 70 %, en 2002 : 90 %

La survie du cancer de la prostate s’est améliorée de façon spectaculaire. Elle est passée de 70% pour les cas diagnostiqués en 1990 à 90% en 2002. Cette amélioration est due à la fois à une avance au diagnostic du fait du développement du dépistage individuel par le dosage du PSA et à une prise en charge plus efficace car plus précoce.

– Cancer du sein

Nombre de nouveaux cas estimés en 2011 : 53 000*.
Survie nette à 5 ans : 86 %, à 10 ans : 76 %
Évolution de la survie nette à 5 ans : en 1990: 81 %, en 2002: 89 %

L’augmentation de la survie est attribuée aux progrès thérapeutiques majeurs réalisés au début des années 2000 et à une augmentation de la proportion des cancers découverts à un stade précoce en lien avec le développement des pratiques de dépistage. Les cancers du sein se situent parmi les cancers de bon pronostic. Ces bons chiffres de survie ne doivent pas faire oublier que, du fait de sa fréquence, le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer chez la femme.

– Cancer colorectal

Nombre de nouveaux cas estimés en 2011 = 40 500* (21 500 hommes et 19 000 femmes).
Survie nette à 5 ans : 56 %, à 10 ans : 50 %
Évolution de la survie nette à 5 ans: en 1990 : 53 %; en 2002 : 57 %

Le pronostic des cancers du côlon et du rectum s’est amélioré au cours du temps en France. Cette amélioration de la survie s’explique par une plus grande précocité des diagnostics du fait d’une consultation plus rapide en cas de symptômes, la mise en place progressive d’un dépistage organisé du cancer colorectal mais aussi par une amélioration des prises en charge.

– Cancer du poumon

Nombre de nouveaux cas estimés en 2011 = 39 500* (27 500 hommes et 12 000 femmes).
Survie nette à 5 ans : 14 % (homme : 13%, femme : 18%) ; à 10 ans : 9 % (homme : 9%, femme : 12%)
Évolution de la survie nette à 5 ans: en 1990 : 14 % (homme : 12%, femme : 17%) ; en 2002 : 15 % (homme: 14%, femme : 18%)

Le pronostic du cancer du poumon est parmi les plus sombres des cancers. Malgré l’amélioration récente des prises en charge diagnostique et thérapeutique, aucune amélioration franche de la survie n’a été observée au cours du temps. A l’heure actuelle, la meilleure arme pour lutter contre la mortalité liée à ce cancer, en forte augmentation chez la femme, reste toujours la lutte contre le tabagisme qui augmente chez les jeunes et les femmes.

– Cancer du col de l’utérus

Nombre de nouveaux cas estimés en 2011 = 2 810*.
Survie nette à 5 ans : 66 %, à 10 ans : 59 %
Évolution de la survie nette à 5 ans : en 1990 : 68 % ; en 2002 : 64 %

La survie du cancer du col de l’utérus (forme invasive) a légèrement diminué. Cette tendance est paradoxalement le résultat « positif » du dépistage par frottis qui existe en France depuis 25 ans. En effet, le dépistage permet de repérer des lésions précancéreuses et à un stade précoce (non invasif). Les cancers diagnostiqués au stade invasif sont donc moins nombreux, mais ils comportent une proportion plus importante de cancers de mauvais pronostic, d’où la diminution de la survie au cours de la période d’étude. Il faut rappeler ici que le dépistage du cancer du col utérin est très efficace car il a entrainé en France une baisse importante de l’incidence et de la mortalité pour ce cancer.

– Mélanome cutané

Nombre de nouveaux cas estimés en 2011 = 9 780*
Survie nette à 5 ans : 85 % ; à 10 ans : 80 %
Évolution de la survie nette à 5 ans: en 1990 : 84% ; en 2002 : 87%

Le mélanome de la peau est une tumeur de bon pronostic, s’il est diagnostiqué précocement. La survie a peu augmenté au cours du temps. L’amélioration de la survie reste liée à un diagnostic le plus précoce possible. Des progrès devraient pouvoir être obtenus, d’une part grâce à un examen clinique complet et régulier lors des consultations médicales et d’autre part grâce aux campagnes de détection précoce mises en place par les dermatologues.

Malgré les progrès de la survie mis en évidence dans cette étude, il reste toutefois des cancers de mauvais pronostic. C’est en particulier le cas des cancers associés au tabac et à l’alcool (cancers du poumon, des voies aéro-digestives supérieures) qui renvoient à l’importance des actions de prévention primaire afin de diminuer l’incidence de ces cancers.

* ces chiffres sont des projections, faisant l’objet d’une réévaluation régulière en fonctions des nouvelles données disponibles

Rapport Survie des personnes atteintes de cancer en France (1989-2007) (5.41 MB)

Source : InVS








MyPharma Editions

Gustave Roussy et LXRepair annoncent un partenariat pour la radiothérapie personnalisée du cancer

Publié le 21 octobre 2021
Gustave Roussy et LXRepair annoncent un partenariat pour la radiothérapie personnalisée du cancer

LXRepair, pionnière dans la radiothérapie personnalisée du cancer basée sur ses tests de réparation de l’ADN, avec une preuve de concept clinique dans la prédiction de la radiotoxicité pour les cancers de la prostate et du sein, et, Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, ont annoncé la mise en place du laboratoire commun RADIO CARE pour améliorer la personnalisation de la radiothérapie.

Fibrose : Oncodesign et TiumBio signent un accord de collaboration R&D portant sur des candidats-médicaments

Publié le 21 octobre 2021
Fibrose : Oncodesign et TiumBio signent un accord de collaboration R&D portant sur des candidats-médicaments

Oncodesign, société biopharmaceutique française spécialisée dans la recherche sur les inhibiteurs de kinases et la médecine de précision, et TiumBio, société spécialisée en R&D sur les maladies rares, ont annoncé la signature d’un accord de collaboration de R&D portant sur des candidats médicaments potentiels contre la fibrose.

Sanofi : la FDA approuve l’extension des indications de Dupixent® au traitement de l’asthme modéré à sévère de l’enfant de 6 à 11 ans

Publié le 21 octobre 2021
Sanofi : la FDA approuve l’extension des indications de Dupixent® au traitement de l’asthme modéré à sévère de l’enfant de 6 à 11 ans

Le groupe Sanofi a annoncé que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé Dupixent® (dupilumab) pour le traitement d’appoint de l’asthme modéré à sévère à phénotype éosinophilique ou dépendant des corticoïdes par voie orale, chez l’enfant âgé de 6 à 11 ans.

Pherecydes Pharma : le Dr Pascal Birman nommé au poste de Directeur Médical

Publié le 21 octobre 2021
Pherecydes Pharma : le Dr Pascal Birman nommé au poste de Directeur Médical

Pherecydes Pharma, société de biotechnologie spécialisée dans la phagothérapie de précision destinée à traiter les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques et/ou compliquées, a annoncé la nomination du Dr Pascal Birman au poste de Directeur Médical.

Pharnext renforce son équipe de direction avec trois nominations

Publié le 21 octobre 2021
Pharnext renforce son équipe de direction avec trois nominations

Pharnext, société biopharmaceutique pionnière d’une nouvelle approche de développement de combinaisons de médicaments innovantes basée sur les Big Data génomiques et l’intelligence artificielle exploitant sa plateforme de PLEOTHERAPY(TM), a annoncé le renforcement de son équipe de direction avec les nominations de Raj Thota en tant que Directeur du Manufacturing et de la CMC et d’Abhijit Pangu en tant que Directeur des Affaires Réglementaires, et la promotion de Xavier Paoli au poste de Directeur des Opérations.

Genomic Vision lance le programme TeloSizer® Triathlon offrant aux chercheurs institutionnels un accès privilégié aux services TeloSizer

Publié le 20 octobre 2021
Genomic Vision lance le programme TeloSizer® Triathlon offrant aux chercheurs institutionnels un accès privilégié aux services TeloSizer

Genomic Vision, société de biotechnologie qui développe des outils et des services dédiés à l’analyse et au contrôle des modifications du génome, a annoncé le lancement de TeloSizer® Triathlon, un programme offrant aux chercheurs académiques un accès privilégié à ses nouveaux services TeloSizer®.

Lys Therapeutics, Lauréat et Grand Prix du concours d’innovation i-Lab, accélère ses recherches sur son anticorps monoclonal Glunozumab®

Publié le 20 octobre 2021
Lys Therapeutics, Lauréat et Grand Prix du concours d'innovation i-Lab, accélère ses recherches sur son anticorps monoclonal Glunozumab®

Lys Therapeutics, société de biotechnologie française développant des thérapies innovantes contre les maladies neurologiques vient d’annoncer avoir reçu une subvention de 600 000 euros en tant que Lauréat et Grand Prix du Concours d’innovation i-Lab pour son candidat-médicament Glunozumab®.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER


Pagepersonnel

MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents