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Daiichi Sankyo Europe se lance dans l’oncologie

Publié le vendredi 10 juin 2011

Daiichi Sankyo Europe, la filiale du groupe pharmaceutique japonais dont la maison mère européenne se trouve à Munich, a annoncé le 7 juin dernier son lancement dans l’oncologie avec une nouvelle gamme de médicaments anticancéreux qui viendra compléter son activité principale dans le domaine cardiovasculaire.

“Nous possédons désormais un pipeline bien rempli de candidats médicaments innovants en oncologie,” a déclaré R. Bauer, président européen de Daiichi Sankyo. “Nous pensons que ces médicaments apporteront des avantages significatifs pour les patients comparés aux traitements actuels. Notre objectif est de créer au niveau global un pipeline en oncologie d’ici 2015. La recherche en oncologie réalisée en Europe jouera un rôle déterminant dans ce développement.”, a-t-il ajouté.

A titre d’exemple, R. Bauer a cité le médicament pour le cancer du poumon, le letivantinib, dont le développement clinique est déjà bien avancé. Les études cliniques de phase II ont montré de bons résultats, et le recrutement du premier patient dans une étude de phase III en Europe a eu lieu en avril 2011. Le tivantinib est un inhibiteur sélectif de c-MET utilisé pour traiter le cancer du poumon non à petites cellules, non épidermoïde, à un stade avancé. Le cancer du poumon est un des cancers les plus fréquents en Europe, et les taux de survie des patients atteints de cette maladie sont très faibles.

En plus du tivantinib, Daiichi Sankyo développe un autre médicament contre le cancer du poumon appelé U3-1287. Ce médicament est actuellement dans la phase II de son développement clinique. Daiichi Sankyo effectue aussi d’autres études de phases I et II sur d’autres composés, en association étroite avec de nombreux centres d’oncologie et oncologues en Europe.

Préparation du marché pour l’edoxaban
Parallèlement au développement de sa nouvelle activité en oncologie, Daiichi Sankyo Europe prépare intensivement le lancement sur le marché de son médicament anticoagulant, l’edoxaban. “L’edoxaban est notre contribution la plus importante à l’amélioration de la prévention et du traitement des thromboses,” a dit Reinhard Bauer, président de Daiichi Sankyo Europe, lors de la conférence de presse annuelle de la société à Francfort. “Nous pensons que ce médicament aidera vraiment les patients.” L’edoxaban, inhibiteur direct du facteur Xa administré par voie orale une fois par jour, fait actuellement l’objet de deux études mondiales de phase III : l’une concerne la prévention des accidents vasculaires cérébraux et des événements emboliques systémiques chez plus de 21000 patients souffrant de fibrillation atriale, et l’autre concerne le traitement et la prévention de la récidive de la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) chez environ 7500 patients. En avril 2011, Daiichi Sankyo a obtenu une autorisation de mise sur le marché au Japon pour l’edoxaban (LIXIANA®) pour la prévention des thromboembolies veineuses après une chirurgie orthopédique lourde. “Le lancement de LIXIANA® sur le marché japonais est prévu pour cet été,” a déclaré R. Bauer. “Ceci nous permettra de démontrer pour la première fois dans la pratique quotidienne, ce que peut apporter notre inhibiteur du facteur Xa comparé aux médicaments traditionnels.” R. Bauer estime que le potentiel de la classe des inhibiteurs du facteur Xa est énorme.

Croissance en Europe
Avec son produit phare, l’antihypertenseur olmésartan, Daiichi Sankyo génère une croissance importante dans le monde et en Europe. Au cours de l’exercice 2010 (clos au 31 mars 2011), les ventes d’olmésartan en Europe (Olmetec®/Olmetec Plus®, Sevikar®, Sevikar HCT®) ont grimpé de 15,7 pourcent par rapport à l’année précédente pour atteindre 408 millions d’euros. Sevikar HCT®, le dernier-né de la gamme olmésartan, a obtenu une AMM en décembre 2010 en Allemagne, pays qui a été le premier à lancer ce nouveau médicament associant trois molécules dans un seul comprimé à prendre une fois par jour pour le traitement de l’hypertension artérielle. De manière générale, les ventes d’olmésartan ont progressé de manière plus importante que le marché global des antihypertenseurs, qui est en légère régression. Ainsi, l’olmésartan a contribué une fois de plus à la croissance de la société en Europe. Les ventes de Daiichi Sankyo Europe ont augmenté légèrement pour atteindre 587 millions d’euros. Pour l’exercice en cours, la société prévoit un chiffre d’affaires global de 670 millions d’euros en Europe. En 2012, les ventes en Europe, y compris les activités européennes de la filiale Ranbaxy, devraient atteindre environ 1,2 milliard d’euros.

L’année dernière, les ventes de l’ensemble de la société sont passées de 7,26 milliards d’euros* à 8,55 milliards d’euros*. Le revenu d’exploitation est monté en flèche, passant de 728 millions d’euros* à plus de 1 milliard d’euros*. La filiale indienne du groupe Ranbaxy a contribué de manière significative à ce résultat en doublant son revenu avant impôts, qui est passé de 209 millions à 459 millions d’euros. Atteignant plus de 20 pourcent du chiffre d’affaires net l’année dernière, les dépenses de recherche et développement ont été encore une fois largement supérieures à la moyenne du secteur pharmaceutique.

Défis en Europe
Selon R. Bauer, le marché pharmaceutique européen est confronté à des défis énormes, et les ventes vont souffrir des restrictions de prix mises en place dans de nombreux pays. Les différentes normes utilisées pour évaluer les bénéfices des nouveaux médicaments en Europe exigeront aussi beaucoup de souplesse de la part des sociétés pharmaceutiques. “Nous soutenons les évaluations des bénéfices parce que nous sommes convaincus de la qualité de nos médicaments,” a déclaré R. Bauer. “Mais lorsque des conclusions discutables sont tirées à partir des résultats et qu’un prix arbitraire est imposé pour de bons médicaments, cela va totalement à l’encontre de toutes les règles d’un marché équitable.” R. Bauer estime que tous les critères s’appliquant à l’évaluation des bénéfices doivent être transparents et connus de toutes les parties intéressées. Le président de Daiichi Sankyo Europe a aussi critiqué les retards significatifs dans les remboursements des nouveaux médicaments dans certains pays. “Nous sommes parfois contraints de lancer avec un retard important de nouveaux médicaments apportant un réel bénéfice pour les patients ” a ajouté R. Bauer.

Impact du séisme du 11 mars 2011 au Japon
R. Bauer a déclaré que le séisme majeur qui a frappé le Japon le 11 mars n’a eu qu’un impact limité sur Daiichi Sankyo. Sur les six sites de production que la société possède au Japon, deux ont été endommagés par la catastrophe naturelle. Celui de Hiratsuka fonctionne désormais normalement, tandis que celui de Onahama devrait reprendre ses activités en septembre. “Grâce à la diversification de notre production mise en place avant le séisme et aux stocks de médicaments de plusieurs mois, Daiichi Sankyo n’a pas souffert de goulots d’étranglement à la fabrication,” a dit R. Bauer. “La fourniture de composés provenant du Japon à notre site de production en Allemagne est assurée.” Par ailleurs, Pfaffenhofen fonctionne comme site de secours pour le Japon et produira le médicament antihypertenseur Benicar® pour le marché américain. “Ceci nous permettra de produire un nombre significatif de comprimés supplémentaires. Pour atteindre ce niveau de production, nous allons devoir avancer nos plans d’investissements et engager plus de personnes,” a ajouté Bauer. Selon lui, ces modifications vont entraîner une augmentation de la production annuelle globale de Pfaffenhofen qui devrait atteindre environ 2,7 milliards de comprimés cette année. La capacité a aussi été augmentée à 4 milliards de comprimés. Pfaffenhofen est le seul site de production global de Daiichi Sankyo situé hors du Japon, et fournit des médicaments dans environ 50 pays. En mai 2011, le dix milliardième comprimé contenant de l’olmésartan a été produit à Pfaffenhofen.

Notes:
*Taux de change
(FY 2010) : 113,1 Yen = 1 Euro
 (FY 2009) : 131,2 Yen = 1 Euro

Source  : Daiichi Sankyo








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