Edition du 21-09-2020

Démographie médicale : une lueur d’espoir pour l’exercice libéral ?

Publié le samedi 19 novembre 2011

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins présente sa nouvelle édition des Atlas régionaux de la démographie médicale, réalisés à partir des chiffres issus des tableaux des Ordres départementaux au 1er juin 2011. Ces Atlas présentent pour la première fois une analyse fine des données démographiques à l’échelle des bassins de vie.

À ce jour, dans le cadre de la loi HPST, les ARS ont pour mission de redéfinir des territoires de santé : ces atlas leur permettront de travailler en étroite collaboration avec les ordres départementaux et régionaux afin de délimiter de véritables territoires de soins de premier recours correspondant à la réalité du terrain de la démographie médicale.

La méthodologie employée pour la réalisation des Atlas régionaux 2011 offre une analyse fine des enjeux démographiques actuels à venir, tout en mettant en lumière des différences significatives infra et extra régionales, indispensables pour les élus ordinaux – interlocuteurs des décideurs locaux.

Une mise en évidence des disparités infrarégionales par mode d’exercice
« La déclinaison des indicateurs à l’échelle des bassins de vie1 nous semble être la plus appropriée pour mesurer clairement la situation et l’évolution de la démographie médicale française. Elle constitue un véritable outil de pilotage pour les élus ordinaux et les décideurs locaux dans leur politique d’accès aux soins», précise Michel Legmann, Président du CNOM. En effet, les résultats des Atlas régionaux permettent de mettre en relief les grandes tendances médicales régionales telles que l’attractivité des régions, l’analyse des effectifs par spécialités médicales et ses conséquences sur la situation des soins de premiers recours.

Des disparités entre départements d’une même région.
Les Atlas révèlent qu’au sein d’une même région, des disparités importantes en matière d’attractivité et d’accès aux soins existent entre départements. La situation de l’Ile-de-France illustre ce constat. Le département de la ville de Paris polarise 47,2% des nouveaux inscrits tandis que le département de la Seine-et-Marne n’en dénombre que 4%. Cette région révèle donc des contrastes qui auront des conséquences sur l’accès aux soins.

Les flux migratoires : les premières inscriptions
L’analyse des flux migratoires permet d’identifier les zones géographiques qui forment les médecins et les conservent, et donc de mesurer leur attractivité. La Franche-Comté a la particularité d’être la région de France qui forme et conserve la majorité de ses médecins. À l’opposé la Bourgogne n’en conserve que 47%.
41% des médecins nouvellement inscrits pour la première fois à l’Ordre ont obtenu leur diplôme hors de France.

Densité, âge et territoire : une trilogie incontournable
Les Atlas révèlent une densité moyenne de 4,4 médecins généralistes/5 000 habitants. Avec une densité quasi-équivalente (4,6), la région Limousin ne dénombre que 28% de bassins de vie en danger alors que la région Rhône-Alpes en recense 50%.
On peut constater que la moyenne d’âge des médecins généralistes libéraux est élevée dans les bassins de vie à faible densité. Les atlas régionaux décrivent en détail chaque bassin de vie « en danger » ; cela permettra aux élus ordinaux, en collaboration avec leurs interlocuteurs régionaux, de mettre en place des actions précises. Cette analyse concerne également les spécialités en accès direct. Par exemple, de nombreux bassins de vie recensent 100% d’ophtalmologistes âgés de 60 ans et plus, sans aucun renouvellement de génération. De même, la Haute-Normandie, région dont la population est la plus jeune de France (moyenne d’âge de 40 ans), est totalement dépourvue de pédiatres libéraux.

L’exercice libéral : une lueur d’espoir
Cette année, les Atlas régionaux distinguent, pour chaque spécialité, le mode d’exercice des médecins en exercice régulier ainsi que le mode d’exercice des médecins nouvellement inscrits permettant une évolution prévisible à court terme. Ainsi, on peut observer que moins d’un médecin sur dix nouvellement inscrit au tableau de l’Ordre se tourne vers une activité libérale. A titre d’exemple, les atlas régionaux nous apprennent que dans la région Ile-de-France, réputée par sa forte densité médicale, la ville de Paris n’attire pas les jeunes médecins à exercer en secteur libéral (6,7%).

Néanmoins, si ces données semblent annoncer dans un premier temps une relève modérée de médecins adoptant ce mode d’exercice, on peut identifier certains signaux très positifs en faveur de l’évolution de l’exercice libéral. La région Auvergne, avec une densité de 275 médecins/100 000 habitants (moyenne = 306) dénombre 20% de nouveaux entrants en exercice libéral exclusif. Surtout, les atlas régionaux nous apprennent que les jeunes médecins nouvellement installés sont très satisfaits de leur mode d’exercice et sont prêts à recommander à leurs jeunes confrères de s’installer.
1- Selon l’INSEE, le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès à la fois aux équipements et à l’emploi. Il s’agit d’un espace géographique des pratiques spatiales de la vie quotidienne où les populations vivent et se déplacent (hypermarchés, magasins, gendarmerie, bureau de poste, écoles, équipements sportifs…). Les Atlas régionaux analysent la situation démographique médicale de 2 215 bassins de vie.

Nouvelle édition des Atlas régionaux de la démographie médicale
www.conseil-national.medecin.fr/node/1128

Source : Conseil National de l’Ordre des Médecins








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