Edition du 20-01-2019

Accueil » Diabète » Et aussi » Médecine » Recherche

Diabète de type 2 : la régulation de l’horloge biologique en cause

Publié le lundi 30 janvier 2012

Des chercheurs lillois et Parisiens ont montré que des mutations du gène du récepteur de la mélatonine, l’hormone de la nuit qui induit le sommeil, augmentent près de 7 fois le risque de développer un diabète. Publiés le 29 janvier 2012 dans Nature Genetics, ces travaux pourraient déboucher sur de nouveaux médicaments pour soigner ou prévenir cette maladie métabolique.

Depuis quelques années, on sait que les troubles du sommeil augmentent le risque de devenir diabétique. Une équipe franco-britannique coordonnée par Philippe Froguel du laboratoire Génomique et maladies métaboliques (CNRS /Université Lille 2/Institut Pasteur de Lille, Fédération de recherche EGID) (1) en collaboration avec l’équipe de Ralf Jockers (Institut Cochin, CNRS/Inserm/Université Paris Descartes, Paris),) vient d’établir la responsabilité d’un gène clé de la synchronisation du rythme biologique dans le diabète de type 2.

Le diabète le plus fréquent est celui de type 2. Caractérisé par un excès de glucose dans le sang et une résistance croissante à l’insuline, il touche 300 millions de personnes dans le monde, dont 3 millions en France. Ce chiffre devrait doubler dans les prochaines années du fait de l’épidémie d’obésité et la disparition des modes de vie ancestraux. Lié à une alimentation riche en graisses et glucides, ainsi qu’au manque d’activité physique, on sait aussi que certains facteurs génétiques peuvent favoriser son apparition. Par ailleurs, plusieurs études ont montré que des troubles de la durée et la qualité du sommeil sont aussi des facteurs à risque importants. Par exemple, les travailleurs faisant les « trois huit » ont plus de risques de développer la maladie. Jusqu’à présent, aucun mécanisme reliant le rythme biologique et le diabète n’avait été décrit.

Les chercheurs se sont intéressés au récepteur d’une hormone appelée mélatonine, produite par la glande épiphyse (2) lorsque l’intensité lumineuse décroit. Cette hormone, aussi connue sous le nom d’hormone de la nuit, est en quelque sorte le « gardien » de l’horloge biologique : c’est elle qui la synchronise avec la tombée de la nuit. Les chercheurs ont séquencé le gène MT2 qui code pour son récepteur chez 7600 diabétiques et sujets présentant une glycémie normale. Ils ont trouvé 40 mutations rares qui modifient la structure protéique du récepteur de la mélatonine. Parmi ces mutations, 14 rendaient non fonctionnel ce récepteur. Les chercheurs ont alors montré que chez les porteurs de ces mutations, qui les rendent insensibles à cette hormone, le risque de développer le diabète est près de sept fois plus élevé.

On sait que la production d’insuline, l’hormone qui contrôle le taux de glucose dans le sang, décroit durant la nuit afin d’éviter que l’individu ne souffre d’une hypoglycémie. En revanche, durant le jour, la production d’insuline reprend car c’est le moment où l’individu s’alimente et doit éviter l’excès de glucose dans le sang. Le métabolisme et le rythme biologique sont intrinsèquement liés. Mais ces résultats sont les premiers à démontrer l’implication directe d’un mécanisme de contrôle des rythmes biologiques dans le diabète de type 2.

Ces travaux pourraient déboucher sur de nouveaux traitements du diabète à visées préventive ou curatrice. En effet, en jouant sur l’activité du récepteur MT2, les chercheurs pourraient contrôler les voies métaboliques qui lui sont associées (3). Par ailleurs, ces travaux démontrent l’importance du séquençage du génome des patients diabétiques afin de personnaliser leur traitement. En effet, les causes génétiques du diabète sont nombreuses et l’approche thérapeutique devrait être adaptée aux voies métaboliques touchées par une dysfonction chez chaque patient.

Notes :

(1) Travaux réalisés en collaboration avec l’Imperial College London, le Sanger centre de Cambridge. (2) Petite glande endocrine de l’épithalamus du cerveau des vertébrés. (3) À noter qu’il existe déjà des médicaments qui miment l’action de la mélatonine et sont utilisés pour traiter le décalage horaire et la dépression saisonnière, liée au raccourcissement des jours en hiver. « Rare MTNR1B variants impairing melatonin receptor 1B function contribute to type 2 diabetes »

Amélie Bonnefond, Nathalie Clément, Katherine Fawcett, Loïc Yengo, Emmanuel Vaillant, Jean-Luc Guillaume, Aurélie Dechaume, Felicity Payne, Ronan Roussel, Sébastien Czernichow, Serge Hercberg, Samy Hadjadj, Beverley Balkau, Michel Marre, Olivier Lantieri, Claudia Langenberg, Nabila Bouatia-Naji, MAGIC, Guillaume Charpentier, Martine Vaxillaire, Ghislain Rocheleau, Nicholas J.Wareham, Robert Sladek, Mark I. McCarthy, Christian Dina, Inês Barroso, Ralf Jockers & Philippe Froguel

Nature Genetics, 29 janvier 2012

Source : Inserm








MyPharma Editions

Sanofi : le comité consultatif de la FDA se prononce sur Zynquista™ dans le diabète de type 1 de l’adulte

Publié le 18 janvier 2019
Sanofi : le comité consultatif de la FDA se prononce sur Zynquista™ dans le diabète de type 1 de l'adulte

Le Comité consultatif des médicaments pour le traitement des maladies endocrinologiques et métaboliques (EMDAC, Endocrinologic and Metabolic Drugs Advisory Committee) de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis s’est prononcé dans le cadre de l’approbation de Zynquista™* (sotagliflozin), par 8 voix contre 8, sur la question de savoir si les bénéfices globaux l’emportaient sur les risques.

François Fournier nommé président-directeur général de Virbac Amérique du Nord

Publié le 18 janvier 2019
François Fournier nommé président-directeur général de Virbac Amérique du Nord

Virbac a annoncé l’arrivée de François Fournier au poste de président-directeur général de Virbac Amérique du Nord à compter du 7 janvier 2019. Il a pour mission principale de diriger et développer l’ensemble des activités nord-américaines de Virbac, en adéquation avec la stratégie globale du groupe Virbac.

Erytech présente un poster sur l’étude en cours TRYbeCA-1 lors de la conférence ASCO-GI 2019

Publié le 18 janvier 2019
Erytech présente un poster sur l'étude en cours TRYbeCA-1 lors de la conférence ASCO-GI 2019

Erytech, société biopharmaceutique qui développe des thérapies innovantes en encapsulant des médicaments dans les globules rouges, a annoncé que le poster intitulé « TRYbeCA-1 : une étude de Phase 3 randomisée avec eryaspase en association avec une chimiothérapie, comparée à une chimiothérapie seule, pour un traitement en seconde ligne chez des patients atteints d’un adénocarcinome du pancréas (NCT03665441) » sera présenté lors de la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) 2019 à San Francisco, aux États-Unis.

Janssen : feu vert européen pour Erleada® dans le cancer de la prostate résistant à la castration non métastatique

Publié le 18 janvier 2019
Janssen : feu vert européen pour Erleada® dans le cancer de la prostate résistant à la castration non métastatique

Janssen, la société pharmaceutique de Johnson & Johnson, a annoncé que la Commission européenne (CE) a accordé une autorisation de mise sur le marché pour l’Erleada® (apalutamide), un inhibiteur oral de prochaine génération des récepteurs androgéniques pour le traitement des adultes atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration non métastatique (CPRCnm) et qui présentent un risque élevé de développer une forme métastatique de la maladie.

Ipsen : résultats de la 1ère étude sur l’homme d’une neurotoxine recombinante présentés au Congrès TOXINS 2019

Publié le 17 janvier 2019
Ipsen : résultats de la 1ère étude sur l'homme d'une neurotoxine recombinante présentés au Congrès TOXINS 2019

Ipsen a annoncé que les résultats de la première étude chez l’homme d’une neurotoxine recombinante seront présentés lors de la conférence internationale TOXINS 2019 qui se tiendra à Copenhague (Danemark). La neurotoxine botulique recombinante de sérotype E (rBoNT-E) d’Ipsen a été étudiée dans le cadre d’une étude de phase I qui a caractérisé son profil de sécurité et de tolérance chez des volontaires sains (1).

Knopp Biosciences élargit son partenariat de recherche avec le Cincinnati Children’s Hospital Medical Center

Publié le 17 janvier 2019
Knopp Biosciences élargit son partenariat de recherche avec le Cincinnati Children's Hospital Medical Center

Knopp Biosciences, société américaine qui développe des médicaments visant à fournir des traitements révolutionnaires pour les maladies inflammatoires et neurologiques, a annoncé aujourd’hui l’élargissement de son partenariat de recherche avec le Cincinnati Children’s Hospital Medical Center afin d’examiner de plus près le mécanisme d’action du candidat-médicament phare de Knopp, le dexpramipexole, qui diminue le nombre d’éosinophiles.

WeHealth by Servier lance Cardioskin™, un dispositif médical ambulatoire connecté

Publié le 17 janvier 2019
WeHealth by Servier lance Cardioskin™, un dispositif médical ambulatoire connecté

WeHealth by Servier, la Direction e-santé du groupe Servier, a annoncé le lancement en France de Cardioskin™, un dispositif ambulatoire connecté qui permet d’enregistrer en continu l’activité cardiaque grâce à un monitorage ECG qui comporte 15 dérivations. Cette annonce intervient dans le cadre du congrès annuel des Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie qui se tient à Paris du 16 au 19 janvier 2019.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents

L'application Iphone MyPharma Editions