Edition du 21-08-2018

Accueil » Industrie » Stratégie

Etude: l’industrie du médicament, un moteur de la croissance industrielle en France

Publié le mercredi 26 septembre 2012

L’institut Coe-Rexecode, avec la participation de Thomas Rapp, a réalisé pour le Leem une étude sur la contribution de l’industrie du médicament à la réindustrialisation et à la croissance du territoire.

Cette démarche, fondée sur une méthodologie macro-économique originale et robuste, démontre que l’effet d’entraînement des entreprises du médicament sur le reste de l’économie est en forte progression (+ 17,9 % sur les dix dernières années) : chaque euro supplémentaire généré par les entreprises du médicament se traduit par 3 euros de valeur supplémentaire dans l’ensemble de l’économie française. Cette industrie apparaît plus que jamais comme un facteur de sortie de crise.

Dans un contexte préoccupant de désindustrialisation française, les entreprises du médicament offrent l’exemple d’une industrie fortement implantée sur le territoire, avec une production largement localisée dans les régions et un haut niveau d’exportations. Inscrite dans une mutation profonde de son modèle de recherche et développement et de son modèle économique, cette industrie se fonde de plus en plus sur une logique de développement de partenariats avec des secteurs connexes.  Cette stratégie renforce les effets d’entraînement de l’industrie du médicament sur son environnement économique, qui sont aujourd’hui les plus dynamiques de l’ensemble de l’industrie manufacturière.

Un effet d’irrigation trois fois plus dynamique que la moyenne

Dans la dernière décennie, l’industrie du médicament a intensifié ses relations avec les autres secteurs industriels, avec un coefficient multiplicateur sur les secteurs industriels connexes de l’ordre de 1 pour 3 (précisément 2,97). Cet effet d’impulsion – déjà très fort en valeur absolue – se caractérise ces dernières années par une accélération trois fois plus rapide que dans les autres secteurs industriels : de 2000 à 2010, il s’est accru de 17,9 %, contre un 6,1 % seulement pour l’ensemble de l’industrie manufacturière.

Les branches dont le niveau de production est le plus influencé par l’évolution de la production de médicaments sont principalement l’industrie chimique, les activités de services (R&D scientifique), les activités de  services administratifs et de soutien, et enfin les activités juridiques et comptables.

Du fait du développement des activités de recherche partenariale et de la tendance des entreprises du médicament à externaliser leur R&D, l’effet d’entraînement de la production de l’industrie pharmaceutique sur les activités de R&D s’est quant à lui accru de 56,5 % entre 2000 et 2010, contre 38,6 % pour l’ensemble de l’industrie manufacturière.

Un secteur de sortie de crise

Pour le Leem, qui représente l’ensemble des entreprises pharmaceutiques opérant en France, le médicament et les sciences du vivant représentent donc bien une réelle opportunité de développement et un enjeu économique majeur pour le pays. Une véritable filière se forme aujourd’hui autour de l’industrie du médicament : il est essentiel que les pouvoirs publics prennent la mesure de cette mutation, et qu’ils agissent de concert avec l’ensemble des acteurs concernés pour accompagner cette nouvelle chaîne de valeur industrielle, créatrice de croissance pour le pays.
Plus que jamais, l’industrie du médicament représente une solution de sortie de crise. Son potentiel de croissance sur le territoire conforte le caractère stratégique de ce secteur industriel pour le pays et l’importance de continuer à l’inscrire dans un dialogue soutenu avec l’Etat.

Autres enseignements de l’étude

L’industrie du médicament occupe en 2012 une place essentielle dans l’économie française :

– Un secteur fortement exportateur : Le taux d’exportation de l’industrie du médicament dépasse largement celui de l’industrie manufacturière (51,17 % contre 34 %), et les exportations de produits pharmaceutiques représentent, en 2011, 6,1 % des exportations totales françaises.

– Un poids dans le tissu industriel plus élevé en France que dans les autres pays européens : Le poids du chiffre d’affaires réalisé par l’industrie pharmaceutique dans le CA total de l’industrie manufacturière est près de deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne.

– Un niveau de qualification moyen supérieur à la moyenne : La part des cadres, professions intellectuelles, et professions intermédiaires représente près des deux tiers de l’emploi du secteur, contre un tiers dans l’ensemble de l’industrie.

– Un secteur parmi les plus intensifs en R&D : Le montant des dépenses en R&D est en moyenne de 12,8 % de la valeur de la production de l’industrie du médicament, au deuxième rang derrière le secteur des produits informatiques électroniques et optiques.

A lire sur le site du Leem


– Etude complète LEEM COE-Rexecode 26 sept 2012

Etude LEEM COE-Rexecode 26 sept 2012








MyPharma Editions

Adocia : le tribunal arbitral statue en sa faveur contre Lilly

Publié le 21 août 2018
Adocia : le tribunal arbitral statue en sa faveur contre Lilly

Adocia a annoncé que le tribunal arbitral en charge de la procédure d’arbitrage engagée par Adocia à l’encontre de Eli Lilly & Company a statué en sa faveur en ce qui concerne sa première demande, et a accordé à Adocia un montant de 11,6 millions de dollars, au titre d’un paiement d’étape contractuel qui était contesté par Lilly.

Transgene finalise la vente des droits de TG6002 et TG1050 à Tasly Biopharmaceuticals pour la Grande Chine

Publié le 21 août 2018
Transgene finalise la vente des droits de TG6002 et TG1050 à Tasly Biopharmaceuticals pour la Grande Chine

Transgene, la société de biotechnologie qui conçoit et développe des immunothérapies reposant sur des vecteurs viraux contre les cancers et les maladies infectieuses, a annoncé la finalisation des transactions signées le 10 juillet 2018 avec Tasly Biopharmaceuticals.

Mainstay Medical : Matthew Onaitis nommé Directeur financier

Publié le 20 août 2018
Mainstay Medical : Matthew Onaitis nommé Directeur financier

Mainstay Medical, une société de dispositifs médicaux dédiée à la commercialisation de ReActiv8®, un dispositif de neurostimulation implantable destiné à traiter la lombalgie chronique invalidante, a annoncé la nomination de Matthew Onaitis au poste de Directeur financier à compter du 20 août 2018.

Sensorion : feu vert européen pour son étude de phase II avec le SENS-401 sur la surdité brusque

Publié le 20 août 2018
Sensorion : feu vert européen pour son étude de phase II avec le SENS-401 sur la surdité brusque

Sensorion a annoncé avoir reçu de la part du HMA (Heads of Medicines Agencies, le réseau d’agences européennes du médicament), l’approbation de mener son essai clinique de phase 2 avec son candidat-médicament SENS-401 pour le traitement des surdités brusques (SensoriNeural Hearing Loss, SSNHL) chez l’adulte dans le cadre d’une procédure harmonisée (VHP- Voluntary Harmonisation Procedure).

Scientist.com parmi les dix sociétés privées à la croissance la plus rapide en Amérique

Publié le 17 août 2018

Scientist.com, la place de marché de services externalisés de recherche scientifique, a annoncé qu’elle avait été classée n° 9 dans la liste 2018 du magazine Inc. des 5 000 entreprises privées à la croissance la plus rapide en Amérique.

SAB Biotherapeutics : le virus Ebola neutralisé grâce à l’immunothérapie polyclonale de dernière génération

Publié le 17 août 2018
SAB Biotherapeutics : le virus Ebola neutralisé grâce à l'immunothérapie polyclonale de dernière génération

SAB Biotherapeutics a annoncé que son immunothérapie anti-Ebola (SAB-139) permettait de bénéficier d’« une protection à 100% contre une dose mortelle du virus Ebola », suite à une étude récente réalisée sur des animaux et dont les résultats ont été publiés dans la revue The Journal of Infectious Diseases.

Samsung Bioepis va initier l’essai clinique de phase 1 de la protéine de fusion ulinastatine-Fc SB26

Publié le 13 août 2018
Samsung Bioepis va initier l'essai clinique de phase 1 de la protéine de fusion ulinastatine-Fc SB26

Samsung Bioepis vient d’annoncer le lancement d’une étude de Phase 1 visant à évaluer SB26 chez des volontaires en bonne santé. SB26, également appelé TAK-671, est une protéine de fusion ulinastatine-Fc (UTI-Fc) destinée à traiter la pancréatite aiguë sévère. Des études de sécurité BPL non cliniques réalisées sur des singes et des rats ont appuyé des études antérieures sur l’homme avec SB26.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents

L'application Iphone MyPharma Editions