Edition du 18-09-2021

Accueil » Recherche

Expérimentation animale : le Parlement européen vote un encadrement strict

Publié le mercredi 8 septembre 2010

L’utilisation d’animaux lors d’expériences scientifiques devrait bientôt diminuer conformément à une nouvelle législation, votée par le Parlement européen, mercredi, qui veille à établir un équilibre entre l’amélioration du bien-être animal et la contribution à la recherche contre les maladies. Les États membres disposeront d’un délai de deux ans pour se conformer aux nouvelles dispositions, qui visent à faire baisser, pour des raisons éthiques, le nombre d’animaux utilisés à des fins d’expérimentation scientifique, sans entraver la recherche.

Au cours du débat organisé mercredi matin, Elisabeth Jeggle (PPE, DE), rapporteur du PE dans le cadre de ce processus législatif, a déclaré que le compromis atteint était un succès et a appelé les députés à voter en sa faveur, « s’ils souhaitaient davantage de protection pour les animaux ». La nouvelle législation exige des autorités nationales compétentes d’évaluer, pour le bien-être des animaux, les conséquences de chaque expérience menée, de façon à encourager le recours à d’autres méthodes d’essai et à réduire le degré de souffrance infligée aux animaux. Les nouvelles dispositions renforcent également les règles sur l’utilisation de primates lors d’expériences scientifiques, notamment en introduisant une classification des essais par degré de gravité, et en spécifiant les inspections à effectuer pour assurer la conformité.

Mettre l’accent sur les méthodes de substitution
Selon les nouvelles dispositions, chaque État membre veille à garantir que lorsqu’une méthode alternative est reconnue par le droit communautaire, elle remplace l’expérimentation animale. De plus, les autorisations ne devront être accordées que dans le cas d’expérimentations animales utilisant des méthodes de mise à mort limitant au maximum la douleur ou le stress, et qui sont les plus susceptibles de produire des résultats satisfaisants.
L’expérimentation animale à des fins scientifiques est autorisée pour la recherche fondamentale, ainsi que la recherche sur les maladies de l’homme, des animaux et des plantes, notamment, et pour les essais de médicaments et la protection des espèces, et enfin l’enseignement universitaire et les enquêtes médicolégales. Des clauses de sauvegarde spécifiques ont été introduites afin de permettre aux gouvernements nationaux de déroger à certaines dispositions de la législation, et de réagir en situation d’urgence, toutefois seulement pour des raisons scientifiquement valables et après en avoir avisé la Commission. Le recours à la clause de sauvegarde doit, dans tous les cas, être approuvé par les autres États membres.

Limiter l’utilisation des primates sans compromettre la recherche médicale
Le nouveau texte avalise la proposition interdisant l’expérimentation, à des fins scientifiques, de grands singes, tels le chimpanzé, le bonobo, le gorille ou l’orang-outan. Les mesures proposées par la Commission auraient cependant restreint l’usage d’autres primates, tels le ouistiti ou le macaque, ce qui aurait pu entraver la recherche scientifique menée en Europe sur les maladies neuro-dégénératives telles qu’Alzheimer, ont indiqué les députés. En conséquence, le texte adopté autorise l’utilisation de ces primates, s’il est scientifiquement prouvé que l’objectif expérimental ne peut être atteint sans recourir aux espèces en question.

Classification des essais selon leur degré de gravité
La nouvelle réglementation catégorise la douleur causée (« sans réanimation », « légère », « modérée » ou « sévère »), conformément à un amendement approuvé par le Parlement européen lors de la première lecture de la proposition législative. Pour éviter les souffrances répétées, la Commission avait proposé de ne réutiliser l’animal que lorsque la douleur causée par l’expérience est classée « nulle à légère ». Les députés ont estimé que l’application de critères trop sévères ne ferait qu’augmenter le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales, ce qui serait contraire à l’objectif poursuivi. En accord avec les gouvernements nationaux, ils ont décidé d’autoriser la réutilisation d’animaux également après une expérience « modérée », toutefois après consultation d’un vétérinaire.

Inspection et clause de réexamen
Pour garantir l’application des nouvelles dispositions, les députés ont souligné la nécessité de procéder à des inspections, régulières et efficaces, des entités chargées de mener les expériences scientifiques sur les animaux. L’accord atteint avec le Conseil oblige les gouvernements nationaux à veiller à ce que des inspections soient effectuées dans au moins 33 % des laboratoires utilisant des animaux, dont certaines devraient être effectuées sans prévenir. La Commission sera également chargée de surveiller les autorités nationales qui assurent les inspections. Enfin, la Commission devra évaluer et réexaminer la législation proposée cinq ans après son entrée en vigueur.

Source : Parlement Européen








MyPharma Editions

Median Technologies confirmé comme fournisseur privilégié d’un des laboratoires pharmaceutiques du Top 3 mondial

Publié le 17 septembre 2021
Median Technologies confirmé comme fournisseur privilégié d’un des laboratoires pharmaceutiques du Top 3 mondial

Median Technologies vient d’annoncer avoir été confirmé comme fournisseur privilégié d’un des laboratoires pharmaceutiques membre du Top 3 au niveau mondial et sélectionné pour mettre en œuvre la stratégie d’imagerie dans les essais cliniques de ce laboratoire pharmaceutique sur des indications phares en oncologie.

Transgene présente des données de Phase I confirmant le potentiel du virus oncolytique TG6002

Publié le 17 septembre 2021
Transgene présente des données de Phase I confirmant le potentiel du virus oncolytique TG6002

Transgene, société de biotechnologie qui conçoit et développe des immunothérapies du cancer reposant sur des vecteurs viraux, a annoncé la présentation de données issues de l’étude de Phase I, combinant l’administration par voie intraveineuse (IV) du virus oncolytique TG6002 et la prise orale de 5-FC chez des patients atteints de carcinomes gastro-intestinaux au stade avancé. Ces données seront présentées à l’occasion du congrès virtuel de l’ESMO 2021 qui se tient à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 21 septembre 2021.

PharmaZell et Novasep entrent en négociations pour créer un leader technologique mondial

Publié le 16 septembre 2021
PharmaZell et Novasep entrent en négociations pour créer un leader technologique mondial

PharmaZell, le spécialiste allemand des principes actifs pharmaceutiques de spécialité, et Novasep, leader français de la sous-traitance de principes actifs (CDMO), ont annoncé être entrés en négociations exclusives afin de créer une plateforme européenne de premier plan dans le secteur attractif de fabrication de principes actifs pharmaceutiques et de CDMO. L’entité bénéficierait d’un ensemble de technologies complémentaires et d’un portefeuille diversifié de clients pharmaceutiques et biotechnologiques de premier ordre.

AB Science : de nouvelles autorisations portant sur la reprise des inclusions de ses études de phase 3 du masitinib

Publié le 16 septembre 2021
AB Science : de nouvelles autorisations portant sur la reprise des inclusions de ses études de phase 3 du masitinib

AB Science a annoncé avoir reçu l’autorisation reprise des inclusions de la part de l’ANSM (France) dans l’étude de phase 3 confirmatoire du masitinib (AB19001) dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et de la part du MHRA (Royaume-Uni) et de l’autorité néerlandaise dans l’étude de phase 3 confirmatoire du masitinib (AB15003) dans la mastocytose.

Clean Cells investit plus de 13 millions d’euros dans un nouveau site de production biopharmaceutique

Publié le 16 septembre 2021
Clean Cells investit plus de 13 millions d’euros dans un nouveau site de production biopharmaceutique

Clean Cells, filiale du groupe Clean Biologics offrant des prestations de services de contrôle qualité de produits biopharmaceutiques et la fabrication de starting materials, a annoncé un investissement de plus de 13 millions d’euros dans un nouveau site de production à Montaigu-Vendée, près de Nantes.

Biocorp et Merck signent un partenariat dans le domaine de l’hormone de croissance humaine

Publié le 16 septembre 2021
Biocorp et Merck signent un partenariat dans le domaine de l’hormone de croissance humaine

Biocorp, société française qui développe des dispositifs médicaux et des systèmes d’administration de médicaments injectables et le groupe Merck, ont annoncé un accord portant sur le développement d’une version spécifique de Mallya afin de surveiller l’observance du traitement dans le domaine de l’hormone de croissance humaine (HCH). Biocorp percevra un versement de 3 M€ pour ce développement, ainsi que des revenus supplémentaires issus des ventes à venir.

NFL Biosciences : l’étude clinique de Phase II/III de NFL-101 pour le sevrage tabagique approuvée en France

Publié le 16 septembre 2021
NFL Biosciences : l’étude clinique de Phase II/III de NFL-101 pour le sevrage tabagique approuvée en France

NFL Biosciences, société biopharmaceutique développant des médicaments botaniques pour le traitement des dépendances et addictions, annonce que son étude clinique de Phase II/III, destinée à évaluer l’efficacité et la sécurité de son traitement NFL-101 en tant que thérapie de sevrage tabagique, a été approuvée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), et a reçu l’avis favorable du Comité de Protection des Personnes (CPP).

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER


Pagepersonnel

MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents