Edition du 08-08-2022

Industrie pharmaceutique : 1ère progression des effectifs depuis dix ans

Publié le dimanche 17 décembre 2017

Industrie pharmaceutique : 1ère progression des effectifs depuis dix ansSelon les résultats de la dernière enquête annuelle Emploi du Leem, la stabilisation des effectifs de l’industrie pharmaceutique en France se confirme. Avec 98 786 salariés recensés à fin 2016, soit une progression des effectifs de 0,1 %, l’industrie pharmaceutique bénéficie d’une trajectoire de l’emploi légèrement plus favorable que celle observée dans l’ensemble de l’industrie manufacturière (- 0,9 %).

Il s’agit pour le secteur de la première progression des effectifs depuis dix ans. Cette tendance semble se confirmer pour 2017 avec, selon les premières estimations, une croissance des effectifs de l’ordre de 0,4 %. Cette légère reprise de l’emploi reste toutefois extrêmement modeste au regard des taux de croissance constatés avant 2008 (plus de 108 000 collaborateurs en 2008).

L’enquête révèle toutefois des disparités selon les familles de métiers. Les métiers de la production continuent de progresser avec 470 collaborateurs de plus qu’en 2015 (44 136 en 2016 vs 43 666 en 2015) tandis que les effectifs de commercialisation-diffusion s’inscrivent de nouveau en baisse pour ne représenter plus que 24,8 % de l’emploi du secteur en 2016 contre 31 % dix ans auparavant.

Une industrie qui recrute chez les jeunes

Dans un secteur où l’âge moyen des salariés augmente d’un an tous les 3 ans, les entreprises du secteur misent sur les jeunes. En 2016, la part des moins de 30 ans atteint 14,5 % des effectifs du secteur en intégrant tous les types de contrat. Le nouvel accord collectif sur le contrat de génération conclu en novembre 2016 entre le Leem et quatre organisations syndicales (la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l’UNSA) porte ses premiers fruits. Cet accord engage les entreprises du médicament à augmenter progressivement la part des jeunes de moins de 30 ans dans les recrutements à hauteur de 30 % et celle des seniors (50 ans et plus) à hauteur de 10 % d’ici trois ans. Le Leem s’est également engagé à réaliser, d’ici la fin du prochain quinquennat (2022), 5 000 contrats d’apprentissage ou de professionnalisation par an. Premier signe visible de cet engagement, 4 100 contrats (apprentissage, professionnalisation et stages en entreprise) ont été conclus en 2016 contre 3 536 en 2015. Des engagements forts de la part des industriels qui demeurent toutefois insuffisants face à la persistance des signaux de décrochage. Ainsi, de plus en plus de petites entreprises ou de sous-traitants font face à des difficultés économiques croissantes liées à la concentration et l’optimisation des métiers de production et de R&D. 61 % des effectifs de R&D sont concentrés dans seulement 10 entreprises en France.

 Sans attractivité, pas d’emploi pérenne

De facto, l’industrie du médicament, qui représente plus de 3 % de l’emploi industriel français et bénéficie d’une main d’œuvre qualifiée et d’infrastructures logistiques de grande qualité en production et R&D, souffre aujourd’hui d’un déficit d’attractivité préoccupant. La tendance observée, depuis quelques années, d’une externalisation d’activités vers la prestation (façonniers) se poursuit en France mais aussi à l’étranger. Les activités de R&D subissent également la loi des transferts avec un déplacement des centres de R&D vers des pays plus attractifs, notamment en termes d’efficience de maillage entre public et privé et d’accès au marché. La France est devenue l’un des pays européens les moins attractifs à l’international. Dans de nombreux domaines stratégiques (accès au marché, stabilité de l’environnement fiscal et réglementaire, coût de production, coût de la main-d’œuvre…), l’industrie pharmaceutique française est désormais distancée par l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie ou l’Irlande. En Italie, le Premier ministre Matteo Renzi, et son successeur, Paolo Gentiloni ont défini avec les laboratoires pharmaceutiques des objectifs ambitieux visant à renforcer les investissements en santé et à accroître les capacités industrielles nationales. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Avec 5 % de croissance annuelle, la production pharmaceutique italienne devrait détrôner le leader allemand courant 2018. Même volontarisme politique outre-manche où la Première ministre Theresa May a lancé un plan de dynamisation industrielle (« Building a Britain fit for the future ») pour relancer l’attractivité du pays et rassurer les investisseurs, dans la perspective de l’après-Brexit. Plusieurs grandes firmes pharmaceutiques ont déjà confirmé des investissements significatifs sur le sol britannique. Les exemples européens le prouvent. Le décrochage français est inquiétant mais pas irrémédiable. Il est encore temps pour l’industrie pharmaceutique de retrouver son leadership en Europe et de consolider durablement la reprise de l’emploi.

« Passé le coup de massue porté par la LFSS pour 2018, il convient de s’atteler rapidement et collectivement à la relance de notre attractivité industrielle. La logique est simple : sans attractivité, pas d’investissement ; sans investissement, pas de recherche ni de production ; et sans recherche et production, pas d’emploi… Il ne peut y avoir de création d’emplois sans perspectives d’avenir et de compétitivité », indique Patrick Errard, président du Leem.

« La stabilisation des effectifs de l’industrie pharmaceutique est une bonne chose mais elle reste très relative, indique, de son côté, Michel Ginestet, Président de la Commission des Affaires sociales du Leem. En 2016, le nombre de collaborateurs de l’industrie pharmaceutique en France est revenu au même niveau qu’en 2000 (98 700). La prudence est de mise : cette stabilité est fragile. Pour consolider l’emploi, il convient d’appliquer la règle des 3C : Compétence, Confiance et Croissance. Les compétences ? Nous les avons. La confiance ? Le gouvernement commence à la restaurer en relançant les travaux du CSIS, instance exclusive de dialogue entre le gouvernement et les industries de la Santé. Ce qu’il nous manque désormais, c’est une croissance économique du secteur pour soutenir nos industries innovantes et créatrices d’emplois. »

Retrouver l’enquête du Leem sur www.leem.org

Source et visuel : Leem








MyPharma Editions

Oncologie : Sanofi et Innovent Biologics nouent une collaboration stratégique en Chine

Publié le 5 août 2022
Oncologie : Sanofi et Innovent Biologics nouent une collaboration stratégique en Chine

Sanofi et Innovent Biologics ont annoncé l’établissement d’une collaboration visant à mettre des médicaments innovants à la disposition des patients atteints de cancers difficiles à traiter en Chine. Innovent est une entreprise biopharmaceutique de pointe dotée de solides capacités de développement clinique et d’une large empreinte commerciale en Chine.

Gilead-Kite : autorisation d’accès précoce accordée à Yescarta® en deuxième ligne de traitement du Lymphome Diffus à Grandes Cellules B

Publié le 4 août 2022
Gilead-Kite : autorisation d'accès précoce accordée à Yescarta® en deuxième ligne de traitement du Lymphome Diffus à Grandes Cellules B

Kite, société du groupe Gilead, a annoncé que la Haute Autorité de Santé (HAS) a accordé une autorisation d’accès précoce à sa thérapie cellulaire CAR T Yescarta® (axicabtagene ciloleucel) dans le traitement du Lymphome Diffus à Grandes Cellules B (DLBCL) réfractaire ou en rechute dans les 12 mois après la fin d’un traitement de première ligne et éligible à une chimiothérapie de rattrapage suivie d’une chimiothérapie d’intensification en vue d’une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Ipsen : résultats de l’étude de Phase III RESILIENT évaluant Onivyde® comme monothérapie de 2ème ligne dans le cancer du poumon à petites cellules

Publié le 3 août 2022
Ipsen : résultats de l’étude de Phase III RESILIENT évaluant Onivyde® comme monothérapie de 2ème ligne dans le cancer du poumon à petites cellules

Ipsen a annoncé aujourd’hui que l’étude de Phase III RESILIENT n’avait pas atteint son critère d’évaluation principal, à savoir la survie globale (OS), par rapport au Topotecan. L’étude évalue Onivyde® (injection d’irinotecan liposomal) par rapport au topotecan chez des patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules (SCLC) ayant progressé pendant ou après un traitement de première ligne à base de platine.

TME Pharma : recrutement du 1er patient du bras d’extension utilisant le pembrolizumab dans l’essai de Phase 1/2 GLORIA

Publié le 3 août 2022
TME Pharma  : recrutement du 1er patient du bras d'extension utilisant le pembrolizumab dans l'essai de Phase 1/2 GLORIA

TME Pharma, société de biotechnologie spécialisée dans le développement de nouvelles thérapies pour le traitement contre le cancer en ciblant le microenvironnement tumoral (MET), a annoncé que le premier patient du bras d’extension de l’essai clinique de phase 1/2, GLORIA, évaluant l’association du NOX-A12, d’une radiothérapie et de l’inhibiteur de point de contrôle immunitaire PD-1, le pembrolizumab, a été recruté et a reçu sa première semaine de traitement.

COVID-19 : Valneva confirme l’avenant au contrat d’achat avec la Commission Européenne pour son vaccin inactivé

Publié le 2 août 2022
COVID-19 : Valneva confirme l’avenant au contrat d'achat avec la Commission Européenne pour son vaccin inactivé

Valneva, société spécialisée dans les vaccins, a confirmé lundi 1er août l’avenant à son accord d’achat anticipé avec la Commission européenne, comme annoncé par la société le 20 juillet 2022, la période pendant laquelle les Etats membres pouvaient exercer leur droit de retrait ayant expiré.

Celyad Oncology : la FDA lève la suspension clinique pour les essais de Phase 1b de CYAD-101-002

Publié le 2 août 2022
Celyad Oncology : la FDA lève la suspension clinique pour les essais de Phase 1b de CYAD-101-002

Celyad Oncology, une société de biotechnologie en phase clinique axée sur la découverte et le développement de traitements par lymphocytes T porteurs de récepteurs antigéniques chimériques (CAR-T) contre le cancer, vient d’annoncer que la U.S. Food and Drug Administration (FDA) a levé la suspension clinique pour les essais de Phase 1b de CYAD-101-002 (KEYNOTE-B79) après que la Société ait apporté des modifications aux critères d’admissibilité pour l’essai.

Cellectis : accord de la FDA pour démarrer un essai clinique sur UCART20x22 pour le traitement des tumeurs malignes à cellules B

Publié le 2 août 2022
Cellectis : accord de la FDA pour démarrer un essai clinique sur UCART20x22 pour le traitement des tumeurs malignes à cellules B

Cellectis, société de biotechnologie de stade clinique, qui utilise sa technologie pionnière d’édition de génome TALEN® pour développer de potentielles thérapies innovantes pour le traitement de maladies graves, a annoncé avoir obtenu l’accord de la Food and Drug Administration (FDA) américaine de démarrer un essai clinique de Phase 1/2a pour son produit candidat UCART20x22 dans le lymphome non-hodgkinien (LNH) en rechute ou réfractaire.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER

MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents