Edition du 24-01-2020

La start-up toulousaine Cell-Easy annonce une levée de fond de 1 million d’euros

Publié le jeudi 28 novembre 2019

La start-up toulousaine Cell-Easy annonce une levée de fond de 1 million d’eurosSpécialisée dans la thérapie cellulaire, la start-up toulousaine Cell-Easy annonce une levée de fonds de 1 million d’euros et nomme à sa tête Pierre Monsan en tant que CEO. Grâce à son procédé innovant de production de cellules souches mésenchymateuses à grande échelle, Cell-Easy souhaite démocratiser la médecine régénératrice en réduisant considérablement le coût des traitements. L’autorisation d’ouverture de son établissement pharmaceutique est prévue pour début 2020 et la production du premier lot clinique en 2020.

Jusqu’à présent, l’industrie pharmaceutique reposait essentiellement sur la chimie et plus récemment sur la biologie moléculaire. L’avènement des “Médicaments de thérapie innovante” (MTI), dont font partie les cellules souches mésenchymateuses, permet aujourd’hui d’aller beaucoup plus loin en soignant le vivant par le vivant. Basée sur ce principe de la thérapie cellulaire, la médecine régénératrice bouleverse totalement l’approche de la médecine en proposant des traitements pour des pathologies ou maladies jusqu’alors sans solutions curatives : arthrose, maladie de Parkinson, Alzheimer, maladie de Crohn, sclérose en plaque, etc.

Positionnée sur ce marché en forte croissance, la start-up Cell-Easy, qui a lancé son activité au printemps, annonce une levée de fonds de 1M€ auprès d’investisseurs privés, experts du domaine, et la nomination de Pierre Monsan, en tant que CEO et CSO (Chief Scientific Officer).

Professeur émérite à l’INSA Toulouse, fondateur de Toulouse White Biotechnology (TWB) et de la Fédération Française des Biotechnologies, Pierre Monsan se projette avec confiance dans cette nouvelle aventure entrepreneuriale : “La médecine régénératrice représente un marché international en forte croissance, estimé à 12,3 milliards en 2021. Pour autant, ce marché reste encore immature car les capacités de production de cellules souches sont limitées et les coûts de traitement restent encore très élevés. Notre ambition est précisément d’industrialiser ce processus de production afin d’accélérer l’adoption des cellules souches adultes en Médecine Régénératrice et devenir leader sur ce marché”, explique-t-il.

« Je suis ravi d’accueillir Pierre Monsan en tant que CEO de Cell-Easy. Sa vision, son expertise technique et sa grande expérience de travail avec des industriels vont impulser de nouvelles orientations dans notre stratégie commerciale et contribuer significativement à la prochaine phase de croissance de la société. », déclare Guillaume Costecalde, Président de Cell-Easy .

Des traitements à coûts abordables grâce à une production à grande échelle

Si les perspectives cliniques offertes par la médecine régénératrice sont colossales, la question de l’accès aux soins et de son financement sont aujourd’hui des obstacles majeurs à son développement. D’une part, parce que les stratégies cliniques actuelles sont à 90% proposées sous forme de traitement « autologue » : dans ce cas, comme dans le cas d’une autogreffe, le donneur est également le receveur. Cette stratégie « autologue », bien que très intéressante en termes d’absence de rejet immunitaire, ne permet pas d’envisager une large diffusion de ces applications car les économies d’échelles restent impossibles (1 production valable pour 1 seul patient). D’autre part, les cellules souches mésenchymateuses proviennent essentiellement de moelle osseuse. Or, cette source de cellules souches pose des problèmes et n’est pas compatible avec une production répétée de lots de cellules souches à grande échelle.

Cell-Easy révolutionne doublement l’approche en proposant d’une part, de produire des lots de cellules souches mésenchymateuses issues du tissu adipeux accessible en quantité quasi illimitée.
D’autre part, les cellules souches issues du tissu adipeux d’un donneur serviront à plusieurs patients (approche « allogénique ») à l’inverse de l’approche « autologue ». Le tissu adipeux offre ainsi un accès simple, régulier et massif aux cellules souches à partir d’un même donneur, totalement compatible avec une production industrielle.

“Aujourd’hui, seuls les plus fortunés peuvent accéder à la thérapie cellulaire, dont les traitements – non remboursés – peuvent coûter jusqu’à 350K€ par patient ! En simplifiant le protocole de production de cellules souches, nous offrons des perspectives d’industrialisation importantes associées à un coût de revient très compétitif. La production de cellules souches à grande échelle va permettre, à terme, de diviser les coûts par 10, voire par 100. Les systèmes de santé pourront alors s’engager dans la prise en charge de ces traitements”, ajoute Pierre Monsan.

Une “usine à cellules souches” unique en Europe

Pour la production de lots de cellules souches à grande échelle, sur la base d’un procédé original initialement développé par l’Etablissement Français du Sang (EFS), Cell-Easy dispose d’une infrastructure dernière génération dont la conception répond aux normes BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) répondant ainsi aux prérequis nécessaires pour l’ouverture d’un établissement pharmaceutique. Ces locaux de 730m 2 – dont 330 m 2 de salles blanches pour la production de médicaments injectables stériles – seront opérationnels dès le premier trimestre 2020. D’ici fin 2020, sa capacité de production atteindra 10 000 doses/an, là où les capacités concurrentes actuelles se chiffrent en quelques centaines de doses/an.

Cell-Easy prévoit d’ailleurs une nouvelle levée de fonds dans les prochains mois afin de financer la montée en échelle de la production de cellules souches et un déploiement commercial international.

Pour son développement, Cell-Easy s’appuie sur une équipe de management de haut niveau et sur des experts cliniques et scientifiques de référence au niveau mondial. La start-up s’est également entourée de partenaires de premier plan : le laboratoire STROMALAB à l’origine de la découverte des cellules souches mésenchymateuses dans le tissu adipeux, et enfin les CHU de Toulouse et de Montpellier, qui ont déjà participé à deux essais cliniques utilisant des cellules mésenchymateuses (ECELLDREAM et ADIPOA).

“L’ambition de Cell-Easy repose sur un double défi : le premier est d’ordre économique, car il s’agit de démocratiser l’accès à la thérapie cellulaire en industrialisant la production de cellules souches. Le second est d’ordre scientifique et technologique : l’industrie pharmaceutique a vécu une première révolution en passant de petites molécules chimiques à de grosses molécules biologiques (les protéines et plus précisément les anticorps). Aujourd’hui, elle est en train de vivre un deuxième bouleversement avec des traitements basés sur les cellules vivantes, beaucoup plus complexes et contraignantes en termes de fonctionnement. En relevant ces deux challenges, nous ouvrirons la voie vers la médecine de demain ”, conclut Pierre Monsan.

Source et visuel : Cell-Easy








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