Edition du 26-01-2021

Accueil » A la Une » Industrie » Stratégie

Les faux médicaments représenteraient 10,5 milliards d’euros en Europe

Publié le mardi 16 février 2010

L’étude « Cracking Counterfeit Europe »*, initiée par Pfizer dans 14 pays européens estime à plus de 10,5 milliards d’euros par an le marché parallèle des faux médicaments en Europe. En France, ce marché représenterait près de 1 milliard d’euros. Cette enquête inédite révèle ainsi l’ampleur de l’économie parallèle des faux médicaments. Un risque de santé majeur pour les Européens qui les achètent en dehors des circuits autorisés.

L’évaluation financière du marché européen des faux médicaments n’avait encore jamais été réalisée. Les résultats de cette enquête arrivent quelques semaines après que le vice-président de la Commission européenne, Gunter Verheugen, a annoncé la saisie de 34 millions de faux comprimés aux frontières européennes en seulement deux mois.  Le nombre de médicaments contrefaits passant les frontières de l’Europe a été multiplié par six en deux ans, passant de plus d’un demi-million en 2005 à plus de 4 millions en 2007.

 Cette nouvelle étude montre qu’en Europe, une personne interrogée sur cinq, soit 77 millions d’individus, reconnaît acheter des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance en dehors des circuits autorisés. En France cela représente 14% des personnes interrogées1,2 soit 6,9 millions d’individus. Autre constat inquiétant, des millions d’internautes achètent sur Internet des médicaments de prescription, sans savoir qu’entre 50 et 90 % des médicaments vendus en ligne sont des contrefaçons.

Pourquoi les consommateurs achètent-ils des médicaments en ligne ?
Selon l’enquête« Cracking Counterfeit Europe », l’achat en ligne de médicaments est motivé pour :

– 32% des Français interrogées, par le gain de temps et de commodité
– 32 % des Français interrogées, par un souci d’économies
– 27 % des Français interrogées pour obtenir un médicament de prescription sans ordonnance

Les médicaments contrefaits peuvent contenir des ingrédients nocifs, comme de la mort-aux-rats, de l’acide borique et de la peinture à base de plomb. Généralement fabriqués par des personnes ne possédant pas les qualifications requises, ils  peuvent contenir une dose trop faible ou trop forte de l’ingrédient actif. Les médicaments contrefaits peuvent ainsi entraîner des échecs thérapeutiques, voire la mort, pour les patients qui les consomment.

Selon le Dr David Gillen, Directeur médical de Pfizer Primary Care Europe,  « des habitants de tous les pays européens se mettent en danger et contribuent sans le savoir à l’essor de cette économie criminelle en achetant des médicaments en dehors des systèmes légaux de santé ». Près de 35 % des Français interrogées ne connaissent pas les risques qu’ils courent en achetant un médicament délivré uniquement sur ordonnance sans avoir eu de prescription médicale1 au préalable. La très grande majorité des Français interrogés, plus de 82 % déclarent cependant que s’ils avaient su que le médicament pouvait être une contrefaçon, ils ne l’auraient pas acheté.

Pour Jim Thompson, Président de l’European Alliance for Access to Safe Medicines (Alliance européenne pour l’accès à des médicaments sûrs), l’étude montre que les pratiques d’autodiagnostic et d’automédication sont de plus en plus courantes. « Le message est clair : si vous voulez être et rester en bonne santé, adressez-vous à un professionnel de santé et n’achetez pas de médicaments de prescription s’ils ne vous ont pas été prescrits. Si des médicaments vous ont été prescrits, ne les achetez pas en dehors des circuits autorisés. », insiste-t-il.

Par ailleurs, l’étude du CREDOC publiée le 11 décembre 2009, 22 millions de Français ont, au cours des 12 derniers mois, effectué des achats par Internet (tout type de produits). En France, près de la moitié de la population (52%) utilise Internet pour obtenir des informations et des conseils de santé,  ce qui risque d’aggraver davantage le problème de l’achat de médicament de prescription sur Internet.

Source : Pfizer

* Etude réalisée par Norwood pour le compte de Pfizer Inc ; 14 000 hommes et femmes de 14 payseuropéens y ont participé. Cette enquête a été réalisée entre le 27 octobre et le 8 novembre 2009.








MyPharma Editions

Corinne Blachier-Poisson, Directrice Générale d’AMGEN France, élue présidente de l’AGIPHARM

Publié le 26 janvier 2021
Corinne Blachier-Poisson, Directrice Générale d’AMGEN France, élue présidente de l’AGIPHARM

Le 26 janvier 2021, Corinne Blachier-Poisson, Directrice Générale d’Amgen France, devient la nouvelle Présidente de l’Agipharm (Association des Groupes Internationaux pour la Pharmacie de Recherche) pour un mandat d’un an. Elle succède ainsi à Pierre-Claude Fumoleau, ex-Président France d’AbbVie.

COVID-19 : l’Institut Pasteur arrête le développement de l’un de ses candidats vaccins

Publié le 26 janvier 2021
COVID-19 : l’Institut Pasteur arrête le développement de l’un de ses candidats vaccins

A la suite de résultats intermédiaires d’essai clinique de phase I, l’Institut Pasteur a annoncé l’arrêt du développement d’un de ses candidats vaccins, celui basé sur le virus du vaccin contre la rougeole. L’Institut Pasteur a confirmé la poursuite du développement d’autres candidats vaccins arrivés en fin de phase préclinique, et le maintien de sa forte mobilisation scientifique pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Takeda reçoit la certification internationale Top Employer pour la 4ème année consécutive

Publié le 26 janvier 2021
Takeda reçoit la certification internationale Top Employer pour la 4ème année consécutive

Takeda a annoncé faire partie des 16 entreprises à avoir obtenu la certification internationale Top Employer® (Meilleur employeur) pour 2021. Takeda a non seulement reçu cette certification mondiale pour la quatrième année consécutive, elle a également été certifiée comme Top Employer dans quatre régions et 38 pays.

COVID-19 : GeNeuro reçoit un financement pour accélérer la recherche sur le rôle des protéines HERV

Publié le 26 janvier 2021
COVID-19 : GeNeuro reçoit un financement pour accélérer la recherche sur le rôle des protéines HERV

GeNeuro, une société biopharmaceutique qui développe de nouveaux traitements contre les maladies neurodégénératives et maladies auto-immunes, telles que la sclérose en plaques (SEP), vient d’annoncer l’obtention d’un financement de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour son projet COVERI, qui vise à comprendre le rôle des protéines du rétrovirus endogène humain (HERV) dans la réponse immunitaire anormale ou les dommages neurologiques subis par d’importants sous-ensembles de patients atteints de COVID-19.

Nanobiotix : sa filiale Curadigm signe un accord de collaboration avec Sanofi axé sur le portefeuille de thérapies géniques

Publié le 26 janvier 2021
Nanobiotix : sa filiale Curadigm signe un accord de collaboration avec Sanofi axé sur le portefeuille de thérapies géniques

Nanobiotix, société française pionnière en nanomédecine développant de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement du cancer, a annoncé un nouvel accord de collaboration conclu par Curadigm, sa filiale détenue à 100%, avec Sanofi. Curadigm a été sélectionnée dans le cadre du Sanofi iTech Award Program : son projet de recherche intégrant la technologie Nanoprimer est considéré comme une option très prometteuse pour améliorer le portefeuille de thérapies géniques en développement.

NovAliX et Chemical.AI vont développer des outils d’intelligence artificielle pour la découverte de nouveaux médicaments

Publié le 25 janvier 2021
NovAliX et Chemical.AI vont développer des outils d'intelligence artificielle pour la découverte de nouveaux médicaments

NovAliX, société de recherche sous contrat (CRO) spécialisée dans la recherche et le développement de médicaments, et Chemical.AI, une société d’intelligence artificielle (IA) associant expertise humaine et technologie de pointe en IA pour les industries chimique et pharmaceutique, ont annoncé un partenariat stratégique dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à la découverte de nouveaux médicaments.

Dix sociétés biopharmaceutiques de premier plan annoncent la création d’Accumulus Synergy, une plateforme mondiale de partage de données

Publié le 25 janvier 2021
Dix sociétés biopharmaceutiques de premier plan annoncent la création d'Accumulus Synergy, une plateforme mondiale de partage de données

Dix des plus grandes sociétés biopharmaceutiques au monde (Amgen, Astellas, Bristol Myers Squibb, GSK, Janssen, Lilly, Pfizer, Roche, Sanofi et Takeda) ont annoncé la création d’une nouvelle société à but non lucratif, Accumulus Synergy, Inc., qui vise à soutenir les interactions entre les autorités des différents secteurs de l’économie et de la santé dans le monde entier afin de permettre une collaboration ainsi que la transmission et l’échange en temps réel des données.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents