Edition du 29-01-2020

Accueil » Cancer » Médecine » Recherche

Mortalité par accident vasculaire cérébral après cancer de l’enfant

Publié le vendredi 27 mai 2011

Une étude menée par l’équipe de Florent de Vathaire (Directeur de Recherche Inserm, Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – Université Paris-Sud 11 – Institut de cancérologie Gustave Roussy) s’est intéressée à la relation entre la dose de rayonnements ionisants reçue au niveau du cerveau durant le traitement par radiothérapie d’un cancer de l’enfant et le risque à long terme de décès par pathologie cérébrovasculaire. Cette étude vient d’être publiée sur le site Internet de la revue BRAIN.

Cette étude a été basée sur le suivi à très long terme d’une cohorte d’environ 4200 personnes atteintes par un cancer dans l’enfance avant 1986 et ayant survécu au moins 5 ans après le traitement.

Après un suivi médian de 30 ans, 23 décès par accident vasculaire cérébral (AVC), hémorragique ou ischémique, ont été enregistrés. Les chercheurs ont estimé la dose de rayonnements reçue par le cerveau des malades sur onze points anatomiques distincts.

La dose de rayonnement reçue au niveau d’une zone située en avant du tronc cérébral (appelée citerne prépontique) semble jouer un rôle important sur le risque de décès par pathologies cérébrovasculaires. En effet, le risque lorsque cette zone est irradiée est supérieur à celui observé lorsqu’on fait la moyenne des doses de rayonnements reçues sur l’ensemble du cerveau ou lors d’une irradiation sur un autre site spécifique dans le cerveau. Le risque de décéder d’un accident vasculaire cérébral augmente linéairement avec la dose de rayonnements reçue, avec une augmentation de 22% pour chaque Gray additionnel reçu dans cette région cérébrale. Par rapport aux patients qui n’avaient pas reçu de radiothérapie ou qui avaient reçu moins de 0,1 Gy au niveau de cette région cérébrale, ceux qui avaient reçu plus de 50 Gray avaient un risque de décès par accident vasculaire cérébral près de 18 fois plus élevé. Aucun effet de la chimiothérapie n’a été observé.

Cette étude est la première à établir une relation entre la dose de rayonnements reçue au niveau d’une zone cérébrale particulière au cours de la radiothérapie pour un cancer de l’enfant et la mortalité cérébrovasculaire à long terme. Pourquoi l’irradiation de cette zone entraine t’elle de tels risques ?

La citerne prépontique est très proche d’une autre zone particulière (le polygone du Willis : cercle artériel situé à la base du cerveau). Ce dernier est un réseau qui assure toute la vascularisation cérébrale de la partie terminale du cerveau. Les dommages radio-induits au niveau des artères de ce réseau pourraient être à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux a proximité ou à distance du siège du dommage initial.

« Le caractère linéaire de la relation, s’il est confirmé dans les prochaines études signifierait une augmentation de risque dès des doses modérées d’exposition, et pourrait avoir des conséquences importantes dans la planification des traitements radiothérapiques » estime Florent De Vathaire, directeur de recherche Inserm à l’Institut Gustave Roussy.

Par ailleurs, tous ces décès sauf 4, sont survenus plus de 20 ans après la radiothérapie. Les résultats confirment donc l’importance du suivi médical à très long terme des enfants guéris d’un cancer. Il faut également souligner que les traitements de radiothérapie ont évolué depuis les années 80 et tendent à mieux cibler la tumeur et protéger les tissus sains.

Source : Inserm
[1] Relationship between the brain radiation dose for the treatment of childhood cancer and the risk of long-term cerebrovascular mortality
Nadia Haddy; Abdeddahir Mousannif, Markhaba Tukenova; Catherine Guibout; Jacques Grill; Frédéric Dhermain; Hélène Pacquement; Odile Oberlin; Chiraz El-Fayech; Carole Rubino; Cécile Thomas-Teinturier; Marie Cécile Le-Deley; Mike Hawkins; Dave Winter; Jean Chavaudra; Ibrahima Diallo; Florent de Vathaire.

BRAIN (2011) http://dx.doi.org/10.1093/brain/awr071








MyPharma Editions

Yposkesi produit les lots cliniques du vecteur lentiviral G1XCGD pour un essai clinique sur une maladie rare du système immunitaire

Publié le 29 janvier 2020
Yposkesi produit les lots cliniques du vecteur lentiviral G1XCGD pour un essai clinique sur une maladie rare du système immunitaire

Yposkesi, un CDMO (Contract Development & Manufacturing Organization) leader en Europe pour la production de vecteurs viraux pour la thérapie génique, a annoncé avoir produit les vecteurs lentiviraux utilisés dans l’essai clinique de thérapie génique chez des patients souffrant d’une forme sévère de granulomatose septique chronique liée à l’X (X-CGD pour Chronic Granulomatous Disease), un dysfonctionnement héréditaire rare des cellules phagocytaires.

Gilead / Kite : demande d’AMM européenne déposée pour KTE-X19, sa thérapie cellulaire CAR T

Publié le 29 janvier 2020
Gilead / Kite : demande d'AMM européenne déposée pour KTE-X19, sa thérapie cellulaire CAR T

Kite, société de Gilead, a annoncé que la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) qu’elle a déposé pour le KTE-X19, thérapie cellulaire CAR T (cellules T à récepteur chimérique d’antigène) en cours de développement, destiné au traitement du lymphome à cellules du manteau (LCM) réfractaire ou en rechute chez l’adulte, a été validée et que le dossier est en cours d’évaluation par l’Agence Européenne du Médicament (EMA).

MedinCell : le Dr Richard Malamut rejoint le Conseil Médical

Publié le 29 janvier 2020
MedinCell : le Dr Richard Malamut rejoint le Conseil Médical

MedinCell vient d’annoncer que le Dr Richard Malamut, un spécialiste reconnu du développement pharmaceutique aux États-Unis, a rejoint le Conseil Médical (Medical Advisory Board) de la société.

Afipa : Luc Besançon nommé au poste de Délégué Général

Publié le 28 janvier 2020
Afipa : Luc Besançon nommé au poste de Délégué Général

L’Association Française de l’Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable (Afipa) a annoncé la nomination de Luc Besançon au poste de Délégué Général de l’Association. Il a pris ses fonctions le 2 janvier 2020.

Sanofi : examen prioritaire de la FDA pour Dupixent® dans la dermatite atopique modérée à sévère de l’enfant âgé de 6 à 11 ans

Publié le 28 janvier 2020
Sanofi : examen prioritaire de la FDA pour Dupixent® dans la dermatite atopique modérée à sévère de l’enfant âgé de 6 à 11 ans

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a accepté d’accorder un examen prioritaire à la demande de licence supplémentaire de produit biologique (sBLA) concernant Dupixent® (dupilumab) dans le traitement d’entretien adjuvant de la dermatite atopique modérée à sévère de l’enfant âgé de 6 à 11 ans inadéquatement contrôlé par des traitements topiques soumis à prescription médicale ou auquel ces traitements sont déconseillés. La FDA devrait rendre sa décision le 26 mai 2020.

Janssen : feu vert dans l’UE pour Stelara® dans le psoriasis en plaques modéré à sévère chez l’enfant

Publié le 28 janvier 2020
Janssen : feu vert dans l'UE pour Stelara® dans le psoriasis en plaques modéré à sévère chez l'enfant

Janssen a annoncé que la Commission européenne (CE) a approuvé l’utilisation étendue de STELARA® (ustekinumab) pour le traitement des patients pédiatriques (6-11 ans) atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère. L’ustekinumab a déjà été approuvé pour le traitement des adolescents et des adultes âgés de 12 ans et plus atteints de psoriasis en plaques. […]

Deinove : inclusion du 1er patient dans l’essai de Phase II testant DNV3837 dans les infections à Clostridioides difficile

Publié le 27 janvier 2020
Deinove : inclusion du 1er patient dans l’essai de Phase II testant DNV3837 dans les infections à Clostridioides difficile

Deinove, société de biotechnologie française qui développe des antibiotiques innovants et des ingrédients actifs biosourcés pour la cosmétique, a annoncé l’inclusion du premier patient dans l’essai de Phase II testant DNV3837. DNV3837 cible le traitement des Infections à Clostridioides difficile (ICD), un pathogène classé prioritaire par l’OMS et l’une des premières causes d’infections nosocomiales dans le monde (1).

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents