Edition du 25-05-2018

Paludisme: des progrès « fragiles » selon l’OMS

Publié le mardi 13 décembre 2011

Selon le rapport publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé, les taux de mortalité attribuables au paludisme ont baissé, depuis 2000, de plus de 25% au niveau mondial et de 33% dans la région africaine de l’OMS. Ces progrès ont été possibles grâce à une extension considérable, depuis dix ans, des mesures visant à combattre et à prévenir le paludisme, notamment grâce à l’utilisation à grande échelle des moustiquaires, à l’amélioration des outils de diagnostic et à une meilleure disponibilité des médicaments antipaludiques.

D’après le Rapport 2011 sur le paludisme dans le monde, l’incidence du paludisme et les taux de mortalité ont baissé dans toutes les régions du monde ces dix dernières années. Selon les estimations, il y a eu, en 2010, 216 millions de cas de paludisme dans les 106 pays et territoires d’endémie. On estime que 81% de ces cas et 91% des décès sont survenus dans la Région africaine de l’OMS. À l’échelle mondiale, 86% des victimes étaient des enfants de moins de cinq ans.

On estime qu’en 2010, le paludisme a provoqué 655 000 décès, soit 36 000 de moins que l’année précédente. Si cette baisse de 5% d’une année sur l’autre représente un progrès important, les chiffres de la mortalité restent étonnamment élevés pour une maladie qu’il est tout à fait possible de prévenir et de traiter.

Des progrès constants
Les moustiquaires à imprégnation durable sont l’un des moyens les moins onéreux et les plus efficaces de lutter contre le paludisme. D’après le nouveau rapport, le nombre de moustiquaires livrées dans les pays d’endémie palustre d’Afrique subsaharienne est passé de 88,5 millions en 2009 à 145 millions en 2010. On estime qu’en Afrique subsaharienne, 50% des foyers disposent désormais d’au moins une moustiquaire et que 96% des personnes qui ont accès à une moustiquaire l’utilisent.

Le déploiement des tests de diagnostic, essentiels pour différencier le paludisme des autres affections fébriles, a également progressé. Le nombre de tests de diagnostic rapide livrés par les fabricants est passé de 45 millions en 2008 à 88 millions en 2010 et, dans la Région africaine de l’OMS, le taux de dépistage dans le secteur public est passé de 20 % en 2005 à 45 % en 2010.

À l’échelle mondiale, le volume de médicaments antipaludiques livrés au secteur public a également augmenté. En 2010, 181 millions de traitements reposant sur des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) ont été achetées, contre 158 millions en 2009 et 11 millions seulement en 2005. Les CTA sont recommandées en première intention pour le traitement de la forme la plus mortelle du paludisme, celle due au parasite Plasmodium falciparum.

Déficit de financement prévu
Malgré les progrès significatifs enregistrés en 2010, le déficit de financement prévu pourrait remettre en cause les réalisations obtenues au prix d’efforts considérables au cours de la dernière décennie.

Les fonds internationaux destinés à la lutte antipaludique ont atteint 1,7 milliard de dollars en 2010 et 2 milliards en 2011, ce qui reste sensiblement en deçà des 5 à 6 milliards annuels nécessaires pour atteindre les cibles mondiales. D’après les projections du rapport, malgré le soutien accru apporté par le Royaume-Uni, le financement de la lutte antipaludique subira une légère contraction en 2012 et 2013 et risque d’être ramené à 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2015.

Cette diminution, due avant tout à la réduction des ressources disponibles dans le cadre du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, modifiera nettement le paysage de la lutte antipaludique et menacera la pérennité de l’approche fondée sur plusieurs volets, notamment les investissements concernant les moustiquaires de lit, la pulvérisation à effet rémanent à l’intérieur des habitations, les tests diagnostiques, le traitement, la recherche et l’innovation.

Nouvelles menaces
La résistance de Plasmodium falciparum aux artémisinines, confirmée à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande en 2009, a également été constatée ailleurs au Myanmar et au Viet Nam. L’OMS a recommandé à tous les pays d’interdire la commercialisation des monothérapies par voie orale comprenant de l’artémisinine, l’un des principaux facteurs favorisant l’émergence et la propagation de la résistance. Malgré les pressions internationales constantes, 25 pays autorisent encore la commercialisation de ces monothérapies et 28 firmes pharmaceutiques continuent à les commercialiser (contre 39 en 2010).

Le problème de la résistance du moustique aux insecticides semble également s’aggraver, même si jusqu’ici le phénomène n’a pas été relié à un échec sur une grande échelle des efforts de lutte antivectorielle. Selon le Rapport 2011 sur le paludisme dans le monde, qui contient pour la première fois des données sur la résistance aux insecticides, 45 pays ont constaté une résistance à l’une au moins des quatre classes d’insecticides utilisées pour la lutte antivectorielle, dont 27 en Afrique subsaharienne. La résistance a été signalée par toutes les Régions de l’OMS sauf la Région européenne. L’Inde et les pays d’endémie d’Afrique subsaharienne présentent la situation la plus préoccupante avec des informations faisant état d’une résistance largement répandue – dans certains cas, à toutes les classes d’insecticides – associée à une forte morbidité palustre.

Les efforts actuels de lutte antipaludique sont très dépendants d’une seule classe d’insecticides, les pyréthrinoïdes, qui constituent les composés les plus fréquemment utilisés dans la pulvérisation domiciliaire à effet rémanent et la seule classe d’insecticides recommandée – et actuellement utilisée – pour traiter les moustiquaires à imprégnation durable. Face à cette nouvelle menace, l’OMS s’efforce de mettre au point, en compagnie d’un large groupe de partenaires, un plan mondial de gestion de la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides, qui sera diffusé début 2012.

Source : OMS








MyPharma Editions

Pierre Fabre : le service digital FeelCaps s’enrichit d’un contenu « oncologie »

Publié le 24 mai 2018
Pierre Fabre : le service digital FeelCaps s'enrichit d'un contenu « oncologie »

Lancé en 2016 par les Laboratoires Pierre Fabre, avec deux contenus disponibles « Diabète et problèmes urologiques », le premier service digital ludique et évolutif « FeelCaps »*, s’enrichit d’un 3ème contenu « oncologie » destiné aux personnes atteintes d’un cancer.

Biogen lance Cleo, une appli personnalisée pour mieux vivre avec la sclérose en plaques

Publié le 24 mai 2018
Biogen lance Cleo, une appli personnalisée pour mieux vivre avec la sclérose en plaques

À l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques, qui aura lieu le 30 mai prochain, Biogen lance Cleo, une application mobile personnalisée qui propose de l’information, du soutien et des outils pour surmonter les difficultés de la vie quotidienne et mieux vivre avec la sclérose en plaques (SEP).

Oncologie : l’Institut Curie et Intel partenaires afin d’accélérer le séquençage du génome et son interprétation

Publié le 24 mai 2018
Oncologie : l'Institut Curie et Intel partenaires afin d’accélérer le séquençage du génome et son interprétation

L’Institut Curie et Intel lancent une collaboration pionnière pour développer, et utiliser des outils, des pipelines et des techniques innovantes en bioinformatique et améliorer l’utilisation du profilage moléculaire dans les contextes de recherche et d’oncologie clinique.

Substituts nicotiniques : deux traitements sont désormais remboursables

Publié le 23 mai 2018
Substituts nicotiniques : deux traitements sont désormais remboursables

Le ministère des Solidarités et de la Santé, suite à la publication au Journal officiel de deux arrêtés modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux, vient de confirmer la prise en charge par l’Assurance maladie de deux traitements de substitution nicotinique.

ASCO 2018: GamaMabs Pharma présente des résultats de son essai dans les cancers gynécologiques de stade avancé

Publié le 23 mai 2018
ASCO 2018: GamaMabs Pharma présente des résultats de son essai dans les cancers gynécologiques de stade avancé

GamaMabs Pharma, société française d’immuno-oncologie, a annoncé la présentation de données cliniques de l’étude C101 de phase Ia/Ib de son anticorps GM102 à l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), le 4 juin à Chicago, aux États-Unis.

Cellectis : accélération du développement clinique d’UCART123 en LAM

Publié le 23 mai 2018
Cellectis : accélération du développement clinique d’UCART123 en LAM

Cellectis, société spécialisée dans le développement d’immunothérapies fondées sur des cellules CAR-T allogéniques ingénierées (UCART), a annoncé l’approbation d’un amendement au protocole de l’essai clinique de Phase I pour UCART123, un produit candidat exclusivement détenu par Cellectis, évalué chez des patients atteints de leucémie aiguë myéloblastique (LAM).

Sanofi : les résultats positifs de deux essais de phase III sur Dupixent® publiés dans le NEJM

Publié le 22 mai 2018
Sanofi : les résultats positifs de deux essais de phase III sur Dupixent® publiés dans le NEJM

Sanofi vient d’annoncer que le New England Journal of Medicine (NEJM) a publié les résultats détaillés de deux essais cliniques de phase III consacrés à l’utilisation expérimentale de Dupixent® (dupilumab) dans le traitement de l’asthme modéré à sévère.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents

L'application Iphone MyPharma Editions