Edition du 24-10-2020

Relation médecins-patients : vers une meilleure intégration d’Internet

Publié le lundi 17 mai 2010

Selon une étude Ipsos menée pour le CNOM, sept Français sur dix consultent aujourd’hui Internet pour obtenir des informations en matière de santé. Devant l’essor de cette pratique, le Conseil National de l’Ordre des Médecins a convié le 4 mai dernier, experts, institutionnels et journalistes pour débattre de l’évolution de l’information santé en ligne et de son incidence dans la relation des Français avec leurs praticiens.

Pour en savoir plus sur les usages d’Internet en France et leur incidence sur l’évolution de la relation médecins-patients, le CNOM a mené avec Ipsos une étude auprès d’un échantillon représentatif de la population dont les principaux enseignements soutiennent l’importance du rôle du médecin dans le développement de la sphère de l’information santé en ligne.

Les médecins sont la principale source d’information des Français en matière de santé, devant Internet
– Lorsqu’ils cherchent à s’informer en matière de santé, les Français ont recours à des sources d’informations multiples. Le médecin (généraliste, spécialiste ou hospitalier) arrive nettement en tête des sources utilisées, avec 89% des citations, devant Internet (64%), les proches (64%), le pharmacien (63%) ou les émissions santé à la télévision (55%).

– Sept Français sur dix (71%) consultent aujourd’hui Internet pour obtenir des informations en matière de santé : il s’agit donc d’une pratique très répandue. Il apparaît au niveau des usages que 65% des Français ont déjà consulté Internet pour en savoir plus concernant une maladie ou ses symptômes. Plus du tiers des répondants (37%) y recherchent des témoignages d’autres patients.

– Si Internet est perçu comme une source d’information jugée moins digne de confiance que d’autres (professionnels de santé notamment). Parmi les personnes consultant des sites, 71% reconnaissent ne pas savoir faire la différence entre les sites certifiés et les autres.

L’influence positive des usages d’Internet sur la relation médecins-patients
– Seul un tiers (34%) des personnes concernées dit à ses médecins qu’il consulte des sites d’information médicale. Il apparaît qu’aux yeux d’un certain nombre de patients, cela a contribué à améliorer la qualité de leurs relations avec leur médecin. En effet, 36% considèrent que les relations qu’ils entretiennent avec les médecins sont devenues plus constructives et basées sur le dialogue, et 30% estiment qu’elles sont plus franches qu’auparavant.

– Au total, si 71% des Français consultent déjà Internet pour s’informer en matière de santé, l’étude révèle que le rôle d’Internet dans la relation patients-médecins pourrait s’accroître si des médecins venaient à ouvrir leur propre blog ou site Internet. En effet, 62% des Français affirment qu’ils consulteraient le blog ou le site internet de leur médecin si ce dernier venait à en ouvrir un. Il est constaté que 38% des Français qui n’utilisent actuellement pas Internet comme vecteur d’information médicale seraient enclins à se connecter pour visiter le blog ou le site de leur médecin.

Le CNOM a ouvert plusieurs pistes de propositions
Le troisième débat du Conseil National de l’Ordre des Médecins a permis aux intervenants présents d’échanger sur l’essor du développement de l’information médicale sur le web, le processus de certification des sites, les comportements adoptés par les internautes dans leur recherche d’information santé en ligne ou encore le rôle que le médecin peut occuper sur la Toile. Dans ce cadre, le CNOM a ouvert plusieurs pistes de propositions afin de mieux prendre en compte cette tendance de fond :

– Développer le conseil du médecin dans la recherche d’information santé. L’Ordre considère que le professionnel de santé a un rôle prépondérant à jouer dans la reconnaissance par le grand public du processus de certification engagé par la fondation Health On the Net ou la Haute Autorité de Santé. Fort de la confiance dont il bénéficie auprès de ses patients, il a la responsabilité de les rediriger vers des sites fiables et certifiés, pour leur permettre de naviguer en toute sécurité. A cet égard, le Docteur Lucas a souligné que « le professionnel de santé doit donner des repères aux patients dans leur recherche en information santé, en les aidant à développer leur sens critique sur la qualité de l’information mise en ligne » et considère que le CNOM doit adopter « une attitude accompagnatrice, pédagogique et anticipatrice ».

– Faire d’Internet un outil au service de la relation médecins-patients. Le CNOM a souligné l’apport d’Internet dans l’accompagnement et le soutien psychologique des patients, notamment à travers leurs échanges avec d’autres patients concernés par la même maladie. Pour le CNOM, Internet offre des clés aux patients pour leur permettre de mieux dialoguer avec leurs médecins, et de construire ainsi une relation constructive. Afin que les professionnels de santé puissent appréhender l’usage d’Internet au sein de leur relation avec leurs patients, le Docteur Lucas souhaite que « les facultés de médecine intègrent une formation sur les Technologies de l’Information et de la Communication, dont Internet, dans le cursus universitaire ».

– Créer un label ordinal pour les sites publiés par des médecins. Pour l’Ordre, la place des médecins sur Internet passe notamment par un plus grand investissement de leur part sur la Toile, via la création d’un blog ou de leur propre site Internet. Cette démarche permettrait de prolonger le contenu de la consultation sur le Net tout en préservant la loyauté et la fiabilité de l’information envers les patients. Dans cette perspective, le Docteur Lucas souhaite pouvoir « apporter aux sites personnels de médecins une labellisation ordinale engageant le médecin, à travers la signature d’une charte, à respecter la déontologie médicale sur son site Internet ».

Source : Conseil National de l’Ordre des Médecins








MyPharma Editions

Nicox : sélection d’un candidat au développement dans une nouvelle classe de composés modulés par le NO réduisant la pression intraoculaire

Publié le 23 octobre 2020
Nicox : sélection d’un candidat au développement dans une nouvelle classe de composés modulés par le NO réduisant la pression intraoculaire

Nicox, société internationale spécialisée en ophtalmologie, a annoncé avoir sélectionné un nouveau candidat au développement, le NCX 1728, issu de son programme de recherche de composés brevetés axé sur des composés modulés par l’oxyde nitrique (NO) réduisant la pression intraoculaire (PIO). Un analogue de cette molécule a démontré1 des résultats positifs chez des primates non humains présentant une hypertension oculaire en comparaison avec le travoprost 0,1%, un analogue de prostaglandine.

Innate Pharma : l’inclusion du 1er patient dans l’essai de Phase 3 avec monalizumab déclenche un paiement de 50M$ d’AstraZeneca

Publié le 23 octobre 2020
Innate Pharma : l'inclusion du 1er patient dans l'essai de Phase 3 avec monalizumab déclenche un paiement de 50M$ d'AstraZeneca

Innate Pharma a annoncé qu’AstraZeneca a traité le premier patient dans son essai clinique de Phase 3, INTERLINK-1, évaluant monalizumab en combinaison avec cetuximab chez des patients présentant un carcinome épidermoïde de la tête et du cou en rechute ou métastatique et préalablement traités par une chimiothérapie à base de sels de platine ainsi qu’une immunothérapie anti-PD-(L)1 (« CETC r/m prétraités à l’IO »).

Alnylam : avis positif du CHMP pour OXLUMO™ afin de traiter l’hyperoxalurie primitive de type 1

Publié le 22 octobre 2020
Alnylam : avis positif du CHMP pour OXLUMO™ afin de traiter l’hyperoxalurie primitive de type 1

Alnylam Pharmaceuticals, le chef de file des ARNi thérapeutiques, a annoncé que le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a émis un avis positif vis-à-vis de l’approbation du lumasiran, un ARNi thérapeutique expérimental qui cible l’ARNm de l’hydroxyacide-oxydase 1 (HAO1), codant la glycolate oxydase (GO), en cours de développement pour le traitement de l’hyperoxalurie primitive de type 1 (HP1). S’il est approuvé par la Commission européenne (CE), le lumasiran sera commercialisé en Europe sous la marque OXLUMO™.

Onxeo : recrutement de la première patiente de l’étude de phase 1b/2 Revocan

Publié le 22 octobre 2020
Onxeo : recrutement de la première patiente de l’étude de phase 1b/2 Revocan

Onxeo a annoncé une nouvelle étape dans le développement clinique d’AsiDNA™ avec le traitement de la première patiente de l’étude de phase 1b/2 Revocan1 destinée à évaluer l’effet d’AsiDNA™, son inhibiteur « first-in-class » de la réponse aux dommages de l’ADN (DDR), sur la résistance acquise à l’inhibiteur de PARP (PARPi) niraparib dans le traitement d’entretien en deuxième ligne du cancer de l’ovaire en rechute. De premiers résultats de cette étude sont attendus début 2021.

Genkyotex : le setanaxib obtient la désignation de médicament orphelin de la FDA pour le traitement de la CBP

Publié le 21 octobre 2020
Genkyotex : le setanaxib obtient la désignation de médicament orphelin de la FDA pour le traitement de la CBP

Genkyotex, société biopharmaceutique leader des thérapies NOX, annonce aujourd’hui que son principal candidat médicament, le setanaxib, a obtenu la désignation de médicament orphelin (Orphan Drug Designation – ODD) de la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour le traitement de la cholangite biliaire primitive (CBP).

Valneva : résultats initiaux positifs pour la seconde Phase 2 du candidat vaccin contre la maladie de Lyme

Publié le 21 octobre 2020
Valneva : résultats initiaux positifs pour la seconde Phase 2 du candidat vaccin contre la maladie de Lyme

Valneva, société spécialisée dans les vaccins contre des maladies générant d’importants besoins médicaux, a annoncé des résultats initiaux positifs pour la deuxième étude de Phase 2 (VLA15-202) de son candidat vaccin VLA 15 contre la maladie de Lyme.

Inventiva : statut « Fast Track » de la FDA pour son candidat médicament au stade clinique odiparcil dans la MPS

Publié le 21 octobre 2020
Inventiva : statut « Fast Track » de la FDA pour son candidat médicament au stade clinique odiparcil dans la MPS

Inventiva vient d’annoncer que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a accordé le statut « Fast Track » à odiparcil, son candidat médicament au stade clinique, pour le traitement de la MPS de type VI (MPS VI), une maladie génétique rare et progressive.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents