Edition du 10-12-2018

Cancers: 365 000 nouveaux cas en France en 2011

Publié le lundi 19 décembre 2011

L’Anses, l’INCa (Institut national du cancer) et l’alliance Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé) ont réuni le 12 décembre à Paris près de 400 chercheurs, professionnels de santé et représentants d’institutions et d’associations pour dresser un état des lieux des connaissances sur les liens entre expositions environnementales et cancers. En 2008, le nombre de nouveaux cas de cancers dans l’UE est estimé à environ 2,4 millions dont 1,3 million (54 %) d’hommes et 1,1 million (46 %) de femmes.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), on estime à 365 000 les nouveaux cas de cancers en France en 2011. Les cancers de la prostate chez l’homme (71 000 cas incidents) et du sein chez la femme (53 000 cas) sont les plus fréquents. Viennent ensuite chez l’homme, les cancers du poumon (27 500 cas) du côlon-rectum (21 500 cas) et chez la femme, les cancers du côlon-rectum (19 000 cas) et du poumon (12 000 cas).

Si l’on considère tous les cancers de façon confondue, l’incidence annuelle des cas de cancers augmente alors que la mortalité par cancer diminue. L’évolution à la baisse de la mortalité observée en France est pour une large part à mettre sur le compte d’une amélioration des dépistages précoces et d’une meilleure prise en charge des personnes diagnostiquées. L’accroissement de l’incidence des cancers est lié notamment à l’allongement de la durée de la vie et à une meilleure identification des cancers déjà présents par les dépistages, désormais mieux acceptés socialement. Toutefois ces deux facteurs ne suffisent pas à eux seuls à expliquer cette évolution.

L’augmentation de l’incidence des cancers est observée partout dans le monde et le nombre de nouveaux cas de cancers augmente de manière très significative, notamment dans les pays en voie de développement.

Pour seulement 5 à 10 %, une cause endogène (altération génétique) est identifiée. Les autres, soit 90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes, c’est-à-dire, à l’environnement au sens large. Celui-ci inclut les modes de vie (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommations alimentaire, exposition solaire…) et les expositions à des facteurs environnementaux naturels (radon…), aux agents chimiques, physiques et infectieux de l’environnement général et professionnel. Les conditions socio-économiques, mais aussi géographiques, lorsqu’elles sont défavorables, constituent également un facteur de risque.

Les participants ont cherché à mieux comprendre les liens entre environnement au sens large et cancers. Le rôle de certains facteurs environnementaux comme l’amiante, l’arsenic, les émissions de four à coke la fumée de tabac ou encore les virus HPV est clairement établi.

En revanche, les effets cancérogènes de nombreux agents chimiques et physiques sont aujourd’hui suspectés ou possibles mais sans être à ce jour avérés. La mise en évidence des risques éventuels encourus soulève des difficultés méthodologiques : expositions à de faibles doses difficiles à quantifier, périodes de latence très longues entre l’exposition et l’apparition de la maladie, etc… De plus, estimer les expositions combinées à plusieurs produits chimiques et les risques associés constitue un défi scientifique.

En effet, la mise en évidence d’un risque éventuel chez l’homme suppose des études épidémiologiques de cohorte impliquant de larges effectifs et une évaluation des expositions.

Plusieurs études, présentées lors de la journée, ont illustré la difficulté d’évaluer quantitativement les expositions. La compréhension des liens entre la pluralité d’agents présents dans l’environnement et des cancers reste donc difficile. Les grandes études menées sur de larges effectifs de population depuis quelques décennies fournissent des réponses sur certains facteurs environnementaux (expositions à des radiations ionisantes durant l’enfance, travail de nuit, radon, etc.) Toutefois, en l’état actuel des connaissances, la progression de l’incidence des cancers les plus fréquents (sein, prostate, colorectal…) reste en partie inexpliquée.

Ce colloque a mis en avant le besoin d’harmoniser les méthodes d’évaluation des expositions afin de pouvoir comparer les résultats des études épidémiologiques. Il a montré la nécessité de développer des recherches sur les biomarqueurs et les mécanismes d’action pour améliorer l’évaluation des expositions. Le colloque a montré aussi les progrès de la génomique et de la protéomiques qui permettraientt de disposer de biomarqueurs d’exposition à des substances ou d’effets précoces. L’importance de la prise en compte des vulnérabilités et des périodes critiques d’expositions (période prénatale…) a également été soulignée.

Source : Anses








MyPharma Editions

Genomic Vision : de nouveaux résultats préliminaires pour son test d’intégration du HPV dans le génome humain

Publié le 10 décembre 2018
Genomic Vision : de nouveaux résultats préliminaires pour son test d’intégration du HPV dans le génome humain

Genomic Vision, société spécialisée dans le développement de tests de diagnostic in-vitro (IVD) pour la détection précoce des cancers et des maladies héréditaires et d’applications pour les laboratoires de recherche (LSR), a annoncé qu’elle a présenté de nouveaux résultats préliminaires prometteurs lors du congrès Eurogin 2018, manifestation scientifique internationale dédiée au virus HPV (Papilloma Virus Humain) qui s’est déroulée à Lisbonne, du 2 au 5 décembre 2018.

Thérapie génique du Syndrome de Crigler-Najjar : un 1er patient traité dans un essai européen mené par Généthon

Publié le 10 décembre 2018
Thérapie génique du Syndrome de Crigler-Najjar : un 1er patient traité dans un essai européen mené par Généthon

Généthon, le laboratoire de l’AFM-Téléthon, a annoncé le traitement du premier patient atteint du Syndrome de Crigler-Najjar, une maladie rare du foie, en France, dans le cadre de l’essai clinique européen de thérapie génique de phase I/II –CareCN- dont il est le promoteur.

Valneva et Hookipa signent un accord de collaboration et de fabrication

Publié le 7 décembre 2018
Valneva et Hookipa signent un accord de collaboration et de fabrication

Valneva, la société de biotechnologie spécialisée dans le développement et la commercialisation de vaccins contre les maladies infectieuses, a annoncé la signature d’un accord de collaboration et de fabrication d’une durée de trois ans par sa filiale suédoise et Hookipa Pharma.

Sensorion annonce une publication dans Hearing Research

Publié le 7 décembre 2018
Sensorion annonce une publication dans Hearing Research

Sensorion, société de biopharmaceutique spécialisée dans le développement de traitements contre les maladies de l’oreille interne, a annoncé la publication d’un article de recherche, effectué en collaboration avec le centre de recherche médicale de l’Université du Connecticut (UConn Health). Cet article porte sur la pertinence et l’intérêt clinique de l’usage de la prestine en tant que biomarqueur dans les cas de perte d’audition impliquant la mort de cellules ciliées sensorielles.

Knopp Biosciences : Mark Kreston nommé au poste de directeur commercial

Publié le 7 décembre 2018
Knopp Biosciences : Mark Kreston nommé au poste de directeur commercial

Knopp Biosciences, une entreprise américaine de découverte et de développement de médicaments pour les maladies inflammatoires et neurologiques, a annoncé la nomination de Mark Kreston, un vétéran de l’industrie pharmaceutique, au poste de directeur commercial.

Abivax : feu vert pour la poursuite de l’étude d’extension de l’essai de phase 2a dans la rectocolite hémorragique

Publié le 6 décembre 2018
Abivax : feu vert pour la poursuite de l’étude d’extension de l’essai de phase 2a dans la rectocolite hémorragique

Abivax, société de biotechnologie ciblant le système immunitaire pour développer un traitement contre les maladies inflammatoires/auto-immunes, les maladies infectieuses ainsi que le cancer, a annoncé la recommandation par le Comité de Surveillance et de Suivi des Données (Data Safety Monitoring Board, DSMB) pour poursuivre son essai clinique d’extension de « maintenance » en ouvert de 12 mois, ABX464-102, faisant suite à l’essai d’induction de Phase 2a randomisé et contrôlé par placebo, ABX464-101.

Médicaments innovants : l’ANSM s’engage dans « l’accès plus rapide et plus sûr » pour les patients

Publié le 6 décembre 2018
Médicaments innovants : l’ANSM s’engage dans "l’accès plus rapide et plus sûr" pour les patients

Dans un communiqué, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait le point sur les mesures mises en place pour renforcer son expertise dédiée aux essais précoces et réduire ses délais d’autorisation afin de donner un accès rapide aux innovations sur le territoire français à des patients dans l’attente d’un traitement pour lesquels aucune alternative médicamenteuse satisfaisante n’a pu être trouvée.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents

L'application Iphone MyPharma Editions