Edition du 15-01-2021

Gonorrhée: l’OMS s’inquiète des cas de résistance aux antibiotiques

Publié le jeudi 7 juin 2012

« Des millions de personnes atteintes de gonorrhée risquent de ne plus pouvoir se soigner si l’on ne prend pas des mesures urgentes », s’inquiète l’OMS. Des pays, parmi lesquels l’Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède, signalent déjà des cas de résistance aux céphalosporines, dernière classe d’antibiotiques encore disponible pour traiter la gonorrhée. On estime que, chaque année, 106 millions de personnes contractent la gonorrhée, qui se transmet par voie sexuelle.

«La gonorrhée devient un grand problème de santé publique vu son incidence élevée et la diminution des possibilités de traitement, commente le Dr Manjula Lusti-Narasimhan, du Département de l’OMS Santé et recherche génésiques. Les données dont on dispose ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Sans une bonne surveillance, on ne connaîtra pas l’ampleur de la résistance et si l’on ne cherche pas à mettre au point de nouveaux antimicrobiens, il n’y aura peut-être bientôt plus de traitement efficace.»

Utiliser les antibiotiques à bon escient

Dans de nouvelles recommandations publiées aujourd’hui, l’OMS incite à être plus vigilant concernant le bon usage des antibiotiques et à chercher d’autres protocoles thérapeutiques contre l’infection à gonocoque. Le plan d’action mondial conçu par l’OMS pour endiguer la résistance de Neisseria gonorrhoea aux antimicrobiens et limiter son impact préconise aussi de mieux surveiller les souches résistantes, de les signaler plus régulièrement et d’améliorer la prévention, le diagnostic et les moyens de lutte.

Un agent pathogène résistant

La gonorrhée représente un quart de la morbidité due aux quatre principales infections sexuellement transmissibles curables.1 Depuis l’avènement des antibiotiques, l’agent pathogène a développé une résistance à la plupart des antibiotiques généralement utilisés comme traitement, notamment la pénicilline, les tétracyclines et les quinolones.

«Nous sommes très préoccupés par les échecs thérapeutiques enregistrés dernièrement avec le dernier traitement efficace disponible – la classe des céphalosporines – parce qu’aucun autre médicament n’est en cours de développement, déplore le Dr Lusti-Narasimhan. Si l’on ne peut plus traiter les infections à gonocoques, les conséquences sur la santé seront importantes.»

Une utilisation excessive des antibiotiques de mauvaise qualité

« La résistance aux antimicrobiens résulte de l’accès sans frein aux antimicrobiens, d’une utilisation excessive et de la mauvaise qualité des antibiotiques ainsi que des mutations génétiques naturelles des organismes pathogènes. De plus, les souches de N. gonorrhoea tendent à conserver la résistance génétique aux antibiotiques utilisés précédemment, même s’ils ne sont plus employés. On ignore l’ampleur de cette résistance dans le monde faute de données fiables sur la gonorrhée dans de nombreux pays et parce que les études sont insuffisantes. », estime l’OMS.

Des problèmes multiples

Si elle n’est pas soignée, l’infection à gonocoque peut entraîner des problèmes de santé chez l’homme, la femme et le nouveau-né, notamment:

– infection de l’urètre, du col de l’utérus et du rectum; – stérilité chez l’homme et la femme; – forte augmentation du risque de contamination par le VIH et de transmission du VIH; – grossesse extra-utérine, avortement spontané, mortinaissance et accouchement avant terme; – 30 à 50% des enfants mis au monde par des femmes souffrant d’une gonorrhée non traitée contractent une infection oculaire grave pouvant entraîner la cécité.

« On peut prévenir la gonorrhée en adoptant des pratiques sexuelles à moindre risque. Le dépistage précoce et le traitement rapide, y compris des partenaires sexuels, sont essentiels pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles », souligne enfin l’OMS.

1  Parmi les infections sexuellement transmissibles qui peuvent être soignées, on compte la syphilis, la gonorrhée, les chlamydioses, et la trichomonase.

Source : OMS








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