Edition du 21-08-2018

Obésité: près de 7 millions de Français sont concernés en 2012

Publié le mardi 16 octobre 2012

L’enquête épidémiologique nationale ObÉpi-Roche montre en 2012 un ralentissement de la progression de l’obésité en France. Néanmoins, la fréquence actuelle de l’obésité en France en 2012 se situe à 15% de la population adulte, soit 6 922 215 obèses dont environ 3,3 millions d’obèses supplémentaires depuis 15 ans.

L’enquête nationale ObÉpi analyse tous les trois ans la prévalence du surpoids et de l’obésité en France. Cette enquête est conduite sous la direction d’un comité scientifique indépendant co-dirigé par des chercheurs de l’Inserm et un médecin de la Pitié-Salpêtrière.

En 2012, 15% des Français sont obèses contre 14,5 % en 2009. Cette différence correspondant à une augmentation relative de 3,4% du nombre de personnes obèses est significativement inférieure aux augmentations constatées les années précédentes : + 18,8% entre 1997 et 2000 ; + 17,8% entre 2000 et 2003, +10,1% entre 2003 et 2006 et 10,7% entre 2006 et 2009.

En 15 ans, le poids moyen des Français adultes a augmenté de 3,6 kg alors que leur taille moyenne a progressé de 0,7 cm. Leur tour de taille moyen a suivi la même évolution : il a augmenté de 5,3 cm, passant de 85,2 cm à 90,5 cm.

L’obésité augmente plus rapidement chez les femmes
En 2012, et ce depuis 9 ans, la prévalence de l’obésité est plus élevée chez les femmes (15,7%) que chez les hommes (14,3%). L’augmentation depuis 15 ans est plus nette chez les femmes notamment chez les 18-25 ans : +89,2% chez les femmes contre 62,5% chez les hommes. Cette tendance est particulièrement nette pour les obésités de classe II (IMC compris entre 35 et 39,9) : prévalence de 3,7 % pour les femmes versus 2,5% pour les hommes et pour les obésités de classe III (IMC≥40) : 1,6 % chez les femmes versus 0,6% chez les hommes. A l’inverse la prévalence du surpoids est toujours plus importante chez les hommes (38,8%) que chez
les femmes (26,3%).

Une augmentation plus franche de l’obésité chez les 18-24 ans
Chez les hommes comme chez les femmes, la prévalence de l’obésité augmente avec l’âge. Mais c’est dans la tranche des 18-24 ans que l’augmentation de l’obésité a été la plus franche entre 2009 et 2012 : + 35% alors que la variation dans les autres tranches d’âge se situe entre -1,5% et +4,5%.
Chez les hommes, on observe une augmentation de la prévalence de l’obésité après l’âge de 25 ans pour atteindre un pic dans la tranche 55-64 ans. Chez les femmes, l’augmentation concerne toutes les catégories d’âge.

Une relation inversement proportionnelle entre niveau de revenus et prévalence de l’obésité

Les disparités régionales et sociales présentes depuis1997 sont toujours présentes en 2012. Bien que moins nette dans les catégories supérieures, l’augmentation de la prévalence de l’obésité a touché depuis 1997 toutes les catégories de revenus ou d’instruction. L’édition 2012 de l’enquête ObEpi révèle également que la prévalence de l’obésité augmente avec la perception des difficultés financières. Le taux d’obésité est en-dessous de la moyenne nationale chez les individus se déclarant « à l’aise financièrement » et passe à 30% chez les individus disant « ne pas y arriver sans faire de dettes ».

A l’instar de l’obésité, le tour de taille des individus augmente avec les difficultés financières déclarées. L’enquête 2012 montre cependant que le ralentissement de la progression de l’obésité ne s’observe pas uniquement dans les catégories supérieures, cette tendance s’observe également dans les classes de revenus moyens et dans toutes les régions.

L’enquête ObEpi 2012 confirme également la présence d’un gradient décroissant Nord – Sud : 21,3% dans le Nord-Pas de Calais – région où la prévalence est la plus élevée en France et 11,6% dans la région Midi-Pyrénées (11,6 en Midi-Pyrénées) ; de même qu’un gradient décroissant Est – Ouest : 18,6% en Alsace ; 20, 9% en Champagne-Ardenne et 12% en Bretagne ; 11,8% en Pays de la Loire.

Globalement les régions dans lesquelles la prévalence de l’obésité était, en 1997, inférieure à la moyenne nationale, restent en dessous de la moyenne également en 2012 : Bretagne, Pays de la Loire, Midi-Pyrénées, PACA, Région Parisienne et Rhône-Alpes. Seule exception, la Franche-Comté : en dessous de la moyenne nationale en 1997, elle passe légèrement au-dessus en 2012 affichant l’une des plus fortes augmentations en 15 ans. Parmi les régions qui connaissent les plus fortes augmentations en 15 ans, on peut noter : l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Région Parisienne.

Près de 7 fois plus de diabète traité en cas d’obésité

En dehors du tabagisme, la proportion d’individus présentant des facteurs de risque cardiovasculaires associés augmente avec l’IMC. La probabilité d’avoir 3 facteurs de risque cardiovasculaires traités chez les obèses est 14 fois plus importante que chez les sujets de corpulence normale, et 5 fois plus en cas de surpoids.

En 2012, le risque d’être traité pour hypertension artérielle est multiplié par 2,3 chez les sujets en surpoids et par 3,6 chez les personnes obèses par rapport aux sujets dont l’IMC est inférieur à 25 kg/m2.

La prévalence des dyslipidémies traitées est multipliée par 2,2 en cas de surpoids et par 2,7 en cas d’obésité par rapport aux sujets dont l’IMC est inférieur à 25 kg/m2. On note près de 3 fois plus de diabète traité ou sous régime seul en cas de surpoids et 7 fois plus en cas d’obésité versus des sujets de corpulence normale.

Source : Roche








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