Edition du 22-09-2018

Recherche et innovation: le LIR présente ses grandes orientations pour 2012

Publié le vendredi 20 janvier 2012

Les acteurs privés de la recherche internationale réunis au sein du LIR, association « think tank », ont orienté leurs travaux annuels autour de trois objectifs : accélérer le développement de la pharmaco-épidémiologie, bâtir des propositions sur le futur modèle d’évaluation de l’innovation thérapeutique et poursuivre le décloisonnement de la recherche public-privé.

Créé, il y a tout juste 15 ans, le LIR est rapidement devenu un espace d’échanges connu pour ses réflexions et ses idées proposées sur l’innovation en santé et la modernisation du système de santé. Les 16 filiales de groupes pharmaceutiques internationaux et membres du LIR sont des acteurs essentiels de la recherche biomédicale. En 2010, ils ont investi 709 millions d’euros en R&D sur le territoire national.

Fort de cette position, le think tank LIR a défini ses objectifs de travail 2012 afin de nourrir le débat et proposer des solutions à la collectivité et aux responsables en charge des politiques de santé autour de trois thèmes, le développement de la pharmaco-épidémiologie, le futur modèle d’évaluation de l’innovation thérapeutique et le décloisonnement de la recherche public-privé.

« Les crises tant sanitaires qu’économiques imposent de nouvelles voies pour évaluer les solutions thérapeutiques répondant à des besoins de santé avérés et méritant un financement collectif dans un monde de ressources contraintes. La France doit garder un rôle de leader européen sur le système d’évaluation fondé sur la valeur médicale et doit préfigurer un modèle européen émergent. La rigueur qui s’impose à tous ne doit pas nous enfermer dans des rigidités institutionnelles ou des postures politiques, mais exige bien au contraire, la réflexion conjointe de tous les acteurs impliqués au sein du système de santé » déclare Hervé Gisserot, Président du LIR et Président de GlaxoSmithKline France.

Accélérer le développement de la pharmaco-épidémiologie
Les entreprises internationales de recherche sont particulièrement attachées à pouvoir démontrer la valeur de leurs innovations et répondre aux besoins accrus de sécurité du médicament. Ils recommandent la mise en place de standards méthodologiques de niveau européen et international pour pouvoir accélérer l’innovation thérapeutique en faveur du patient. L’épidémiologie et la pharmaco-­-épidémiologie sont critiques pour mieux étudier les maladies, leur prise en charge et ainsi orienter la recherche clinique et son efficience. Démontrer la valeur de l’innovation en vie réelle suppose de partager des bases de données de référence générales et spécialisées, de pouvoir mener des études indépendantes et de coordonner la recherche pharmaco-épidémiologique en France. Donner les règles à suivre aux acteurs publics et privés, serait un véritable atout dans la compétitivité de la recherche en France.

Le think tank va ainsi initier au printemps 2012 une enquête dans 5 pays de l’Union Européenne afin d’étudier les pratiques de chaque pays en matière de pharmaco-épidémiologie et proposer ensuite des principes pour pouvoir construire des bases de données indépendantes et de référence internationale. Les résultats sont attendus à la fin de l’année.

Protéger l’accès à l’innovation thérapeutique
Développer un écosystème performant pour faciliter l’innovation en santé suppose une continuité entre la recherche la plus en amont et la stratégie finale de reconnaissance et de prise en charge de l’innovation. Les industriels de santé doivent désormais appréhender leurs médicaments dans le cadre de solutions thérapeutiques intégrées, dont l’évaluation et la reconnaissance seront de plus en plus fondées sur les résultats de santé globaux.

La priorité des résultats et leur mesure piloteront donc le développement des solutions de santé, leur reconnaissance et valorisation, les décisions de remboursement et le cas échéant les accords entre industriels, organes de remboursement, professionnels de santé et instances d’évaluation. Clarifier les missions des multiples autorités publiques intervenant dans la santé sera d’autant plus indispensable. Le LIR attend une gouvernance en santé claire pour tous les acteurs, qui permette dans un monde de ressources plus que jamais contraintes de continuer de protéger l’accès à l’innovation.

Le LIR souhaite que s’ouvrent en France en 2012, réflexions et dialogues qui permettront de garantir aux patients français le même accès au progrès thérapeutique que dans les autres pays européens.

Soutenir la compétitivité de la recherche
Enfin, le LIR prête une attention particulière à l’excellence de la recherche partenariale qui est la raison d’être de ses entreprises. Quelle que soit leur taille – plusieurs millions d’euros à quelques dizaines de milliers d’euros – les projets de recherche que mènent les entreprises du LIR en France prennent de multiples formes.

Ils impliquent un véritable échange scientifique public-privé et se placent à toutes les étapes de la chaine de valeur en santé : de la recherche fondamentale jusqu’aux études post-AMM. Un des éléments clés de ce rapprochement a été la création en 2009, à l’initiative du LIR, des Rencontres Internationales de Recherche, au cours desquelles les équipes de recherche académique rencontrent des décideurs industriels en charge des investissements de recherche au sein des entreprises internationales.

Soutenir la recherche française dans les grands domaines thérapeutiques
« L’oncologie est le secteur dans lequel une majorité de collaborations a été nouée. Les opportunités sont plus faciles à détecter car la recherche en France est bien structurée avec des acteurs reconnus à l’international : instituts de recherche (IGR, Institut Curie….), INCA ou cancéropoles. Bon nombre de partenariats se retrouvent également au niveau des maladies du système nerveux, en particulier la maladie d’Alzheimer. Là aussi, une volonté politique forte est affichée au niveau de la recherche avec la coopération scientifique du Plan Alzheimer (2008-2012) et des Instituts de recherche de pointe tels l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle) ou l’IM2A (Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer). Le haut niveau d’équipements en imagerie, avec notamment le centre d’imagerie cérébrale NeuroSpin, donne ici un atout majeur à la France. Les domaines du cardiovasculaire et métabolique, des maladies infectieuses et de la virologie font aussi l’objet de partenariats très prometteurs pour mettre à la disposition des français les innovations de demain » indique Agnès Soubrier, Directeur du LIR.

Source : LIR








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