Edition du 13-08-2022

Résultats du Baromètre santé médecins généralistes 2009

Publié le mercredi 29 juin 2011

A l’occasion du congrès de médecine générale à Nice, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) publie les résultats de son Baromètre santé médecins généralistes 2009 (1) sur trois thématiques : la prévention, l’éducation pour la santé et l’éducation thérapeutique en médecine générale ; la formation continue des médecins sur ces mêmes thèmes ; l’exercice de groupe et les pratiques de prévention en médecine générale.

Les Baromètres santé médecins généralistes sont des enquêtes périodiques qui mesurent l’état de l’opinion, des attitudes et des pratiques déclarées des omnipraticiens exerçant une activité libérale en France métropolitaine. Cette édition de l’enquête 2009 est la sixième depuis sa création. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 2 083 médecins généralistes exerçant une activité libérale en France.

Prévention, éducation pour la santé et éducation thérapeutique : des sujets plus ou moins faciles à aborder
Les médecins généralistes estiment très majoritairement que la prévention relève de leur rôle et de leurs compétences. C’est le cas notamment pour les thèmes les plus médicalisés, comme le risque cardio-vasculaire. Les thèmes pour lesquels les médecins déclarent un rôle important en prévention sont aussi ceux qu’ils ont le plus de facilité à aborder. Ainsi, 96,1 % des médecins disent qu’il est facile d’aborder le risque cardio-vasculaire avec leurs patients, 95,5 % le dépistage des cancers, 89,2 % le tabagisme. À l’inverse, seuls 58,7 % disent aborder facilement les questions relatives à la vie affective et sexuelle et 57 % à l’usage de drogues illicites. Concernant le thème de l’alcool, 98,4 % des médecins estiment qu’il relève de leur rôle alors qu’il n’est estimé facile à aborder que par 60,4 % d’entre eux.
Par ailleurs, 91,5 % des médecins souhaiteraient disposer de plus de temps pour mieux remplir leurs missions de prévention et d’éducation. Questionnés sur les éléments qui pourraient faciliter ces missions, 85 % évoquent les campagnes grand public, 81,5 % un rôle mieux reconnu en prévention, 78,5 % des supports d’information écrits, 78 % une formation et 73,5 % la possibilité de déléguer certaines activités de prévention et d’éducation.

Un médecin sur deux est formé en EPS ou en ETP
51,3 % des médecins généralistes ont bénéficié d’une formation en éducation pour la santé (EPS) ou en éducation thérapeutique du patient (ETP) durant les douze mois ayant précédé l’enquête. Selon eux, ces formations ont un impact positif sur leurs pratiques professionnelles. 60,6 % des médecins formés déclarent informer et conseiller leur patient contre 54 % des médecins « non formés ». Les premiers sont aussi plus nombreux à mettre en œuvre régulièrement ou systématiquement des activités d’éducation pour la santé.
Parmi les 48,7 % de médecins n’ayant pas bénéficié d’une formation au cours des 12 derniers mois, 31,5 % n’en envisagent pas, soit 15,4 % de l’échantillon initial. Parmi ces derniers, 57,8 % évoquent le manque de temps et 45,6 % le fait que des compétences auraient déjà été acquises par la pratique clinique.

L’exercice en cabinet de groupe modifie peu les pratiques de prévention2
L’exercice en cabinet de groupe est passé de 43 % à 54 % en dix ans3 chez les médecins de généralistes libéraux de secteur 1. Ce mode d’exercice a un effet sur le rythme de travail quotidien des médecins généralistes, sans pour autant modifier le niveau de leur activité sur la semaine.
Les modalités d’installation n’influent pas sur la facilité qu’ont les médecins à aborder la majorité des domaines (tabac, alcool, alimentation, surpoids, vie affective et sexuelle, dépistage des cancers et risque cardio-vasculaire), sauf pour le domaine de la drogue que les médecins généralistes exerçants seuls, déclarent plus souvent aborder très facilement. Les médecins travaillant en groupe sont par ailleurs plus souvent favorables à la vaccination des patients et sont eux-mêmes plus souvent vaccinés contre la grippe et l’hépatite B que les médecins exerçant isolément.

1 Gautier A., dir. Baromètre santé médecins généralistes 2009. Saint-Denis : Inpes, coll. Baromètres santé, 2011 : 266 p.
2 Les analyses et la rédaction du chapitre « Exercice de groupe et pratiques de prévention en médecine générale » ont été réalisées par l’IRDES.
3 Si l’on se réfère aux résultats du Baromètre santé médecins généralistes 1998

Source : Inpes








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