Edition du 15-08-2022

Accueil » Médecine » Recherche

Hépatite C : enfin un modèle au plus proche des cellules du foie humain

Publié le mardi 13 juillet 2010

600 000 à 800 000 cas d’hépatite C sont recensés en France, faisant de cette maladie du foie un problème de santé publique majeur. Pour la première fois, l’équipe de recherche « Virologie de l’Hépatite C » de l’Université Paris Descartes, dirigée par Arielle Rosenberg, a réussi à cultiver le virus de l’hépatite C dans des cellules hôtes correspondant au modèle le plus proche des cellules du foie humain. Ces résultats ouvrent la voie à la mise au point de nouveaux médicaments prenant en compte le métabolisme particulier du foie.

Le virus de l’hépatite C a été découvert en 1989 par une approche de biologie moléculaire, impliquant des étapes de clonage et de séquençage. Ce n’est qu’en 2005 que les scientifiques ont enfin cultivé le virus, dans une lignée de cellules cancéreuses du foie appelée Huh7. Ces travaux ont permis une meilleure compréhension des différentes étapes du cycle de multiplication du virus de l’hépatite C. Cependant ce modèle reste imparfait car il est loin de reproduire la physiologie normale des cellules hépatiques. En particulier, les cellules Huh7 métabolisent peu l’alcool et de nombreux produits (drogues, médicaments).
Conséquence des imperfections de ce modèle, plusieurs nouveaux médicaments antiviraux, a priori prometteurs, ont dû être retirés des essais cliniques en raison d’une toxicité qui n’avait pu être révélée en culture de cellules.

Afin d’obtenir un modèle cellulaire plus pertinent de la situation réelle, Philippe Podevin et Arnaud Carpentier de l’équipe « Virologie de l’Hépatite C » de l’Université Paris Descartes ont utilisé des cellules hépatiques humaines prélevées à l’occasion d’interventions chirurgicales. Après infection de la culture cellulaire par le virus de l’hépatite C, les scientifiques ont observé le cycle complet du virus et démontré l’importance de ce modèle par rapport à celui de la lignée cellulaire Huh7. En effet, des composants du sang qui sont normalement produits par le foie, tels que l’albumine et les transporteurs du cholestérol ou VLDL (lipoprotéines de très basse densité), sont sécrétés par les hépatocytes humains primaires mais peu ou pas par les cellules Huh7. De plus, « contrairement aux particules virales sortant des cellules Huh7, celles issues des hépatocytes humains primaires sont associées aux VLDL comme cela est le cas chez les malades atteints d’hépatite C », explique Arielle Rosenberg, maître de conférences à l’Université Paris Descartes et médecin virologiste à l’hôpital Cochin.

Grâce à ces recherches, il sera possible de réaliser une ultime validation in vitro des médicaments contre l’hépatite C avant les essais cliniques. Les effets pathologiques couplés de l’hépatite C et de l’alcool pourront également être étudiés ; ce phénomène fréquent dans la population française aboutit souvent à des complications sévères. Enfin, ce modèle pourra être utilisé afin de tester des « promédicaments », c’est-à-dire des molécules inactives qui, une fois métabolisées par le foie, libéreront le produit actif in situ. Deux avantages à cette technique : un meilleur ciblage des cellules infectées et la réduction des effets secondaires, puisque la molécule ne devient active que dans le foie.
Ces travaux ont pu être réalisés grâce au soutien de l’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS).

Production of infectious hepatitis C virus in primary cultures of human adult hepatocytes
Gastroenterology ; doi:10.1053/j.gastro.2010.06.058

Source : Université Paris Descartes








MyPharma Editions

Bone Therapeutics acquiert une participation majoritaire dans Medsenic

Publié le 10 août 2022
Bone Therapeutics acquiert une participation majoritaire dans Medsenic

Bone Therapeutics, société de thérapie cellulaire répondant à des besoins médicaux non satisfaits en orthopédie, et Medsenic, société biopharmaceutique privée de stade clinique, basée en France et spécialisée dans le développement de formulations optimisées de sels d’arsenic et dans leur application aux conditions inflammatoires et à d’autres nouvelles indications potentielles, ont annoncé la signature d’un accord d’apport contractuel visant à combiner les opérations des deux sociétés par le biais d’un échange d’actions, sous réserve de l’approbation de l’assemblée des actionnaires.

Maladie de Lyme : Valneva et Pfizer lancent une étude de Phase 3 pour leur candidat vaccin

Publié le 9 août 2022
Maladie de Lyme : Valneva et Pfizer lancent une étude de Phase 3 pour leur candidat vaccin

Pfizer et Valneva viennent d’annoncer l’initiation d’une étude clinique de Phase 3 intitulé « Vaccine Against Lyme for Outdoor Recreationists (VALOR) » (NCT05477524), pour évaluer l’efficacité, l’innocuité et l’immunogénicité de leur candidat vaccin expérimental contre la maladie de Lyme, VLA15.

Néovacs projette d’investir dans Pharnext pour financer l’étude clinique pivot de Phase III de PXT3003 dans la CMT1A

Publié le 8 août 2022
Néovacs projette d'investir dans Pharnext pour financer l'étude clinique pivot de Phase III de PXT3003 dans la CMT1A

Néovacs a annoncé être entré en négociation avec la société Pharnext afin d’accompagner la société biopharmaceutique à un stade clinique avancé développant de nouvelles thérapies pour des maladies neurodégénératives sans solution thérapeutique satisfaisante. Le financement envisagé permettrait de soutenir les opérations et les besoins en trésorerie de Pharnext, notamment l’étude clinique pivot de Phase III de PXT3003 dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT1A).

Abivax : le programme clinique de phase 3 avec obefazimod dans la rectocolite hémorragique avance après l’approbation de l’IRB aux Etats-Unis

Publié le 8 août 2022
Abivax : le programme clinique de phase 3 avec obefazimod dans la rectocolite hémorragique avance après l’approbation de l’IRB aux Etats-Unis

Abivax a reçu l’approbation du comité central d’éthique aux États-Unis (IRB – Institutional Review Board) permettant l’initiation du recrutement des patients aux États-Unis dans les études d’induction de phase 3 avec le candidat médicament obefazimod (ABX464) dans le traitement de la rectocolite hémorragique. L’inclusion d’un premier patient est anticipée d’ici la fin du troisième trimestre 2022.

Oncologie : Sanofi et Innovent Biologics nouent une collaboration stratégique en Chine

Publié le 5 août 2022
Oncologie : Sanofi et Innovent Biologics nouent une collaboration stratégique en Chine

Sanofi et Innovent Biologics ont annoncé l’établissement d’une collaboration visant à mettre des médicaments innovants à la disposition des patients atteints de cancers difficiles à traiter en Chine. Innovent est une entreprise biopharmaceutique de pointe dotée de solides capacités de développement clinique et d’une large empreinte commerciale en Chine.

Gilead-Kite : autorisation d’accès précoce accordée à Yescarta® en deuxième ligne de traitement du Lymphome Diffus à Grandes Cellules B

Publié le 4 août 2022
Gilead-Kite : autorisation d'accès précoce accordée à Yescarta® en deuxième ligne de traitement du Lymphome Diffus à Grandes Cellules B

Kite, société du groupe Gilead, a annoncé que la Haute Autorité de Santé (HAS) a accordé une autorisation d’accès précoce à sa thérapie cellulaire CAR T Yescarta® (axicabtagene ciloleucel) dans le traitement du Lymphome Diffus à Grandes Cellules B (DLBCL) réfractaire ou en rechute dans les 12 mois après la fin d’un traitement de première ligne et éligible à une chimiothérapie de rattrapage suivie d’une chimiothérapie d’intensification en vue d’une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Ipsen : résultats de l’étude de Phase III RESILIENT évaluant Onivyde® comme monothérapie de 2ème ligne dans le cancer du poumon à petites cellules

Publié le 3 août 2022
Ipsen : résultats de l’étude de Phase III RESILIENT évaluant Onivyde® comme monothérapie de 2ème ligne dans le cancer du poumon à petites cellules

Ipsen a annoncé aujourd’hui que l’étude de Phase III RESILIENT n’avait pas atteint son critère d’évaluation principal, à savoir la survie globale (OS), par rapport au Topotecan. L’étude évalue Onivyde® (injection d’irinotecan liposomal) par rapport au topotecan chez des patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules (SCLC) ayant progressé pendant ou après un traitement de première ligne à base de platine.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER

MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents