Edition du 19-02-2018

Les anesthésistes-réanimateurs face à la pénurie de médicaments

Publié le vendredi 19 août 2011

La Société Française d’Anesthésie‐Réanimation (SFAR) lance l’alerte face à la « pénurie » et à la « disparition » de médicaments « indispensables » qui menacent la sécurité des patients. Qu’elles soient liées à des pénuries temporaires ou à la décision des laboratoires de cesser la fabrication, les ruptures de stocks des médicaments d’anesthésie réanimation sont récurrentes depuis plusieurs années, expliquent les anesthésistes‐réanimateurs de la SFAR dans un communiqué.

« Souvent anciens, ces produits sûrs, aux effets documentés et au rapport bénéfice risque éprouvé ont pour point commun d’avoir un coût très faible, comme la plupart des médicaments utilisés quotidiennement en anesthésie‐réanimation, et d’être tombés dans le domaine public, c’est à‐dire d’être produits par des fabricants de génériques », indique la SFAR qui souligne que « dans bien des cas, on ne peut leur substituer aucune autre spécialité sans nuire à la qualité des soins et/ou augmenter considérablement le coût des interventions ».

Qu’elles soient liées à des pénuries temporaires ou à la décision des laboratoires de cesser la fabrication, les ruptures de stocks des médicaments d’anesthésie réanimation sont récurrentes depuis plusieurs années ; un phénomène qui s’intensifie au point d’inquiéter la SFAR. « Nous en venons à nous demander si nous pourrons continuer d’assurer la prise en charge des patients. Si l’on ne trouve pas de solution, le risque existe que l’on ne puisse plus réaliser d’anesthésie dans le cadre d’actes chirurgicaux ou diagnostiques », déclare le docteur Laurent Jouffroy, Président de la SFAR.

Les ruptures de stocks concernent des médicaments utilisés par les anesthésistes réanimateurs pour réaliser des anesthésies locales, locorégionales, péridurales (dont les péridurales obstétricales), des anesthésies générales, sans omettre la gestion de la douleur, notamment dans le cadre des soins d’urgence. Ainsi, récemment, le thiopental, un hypnotique utilisé depuis 1936, indiqué dans l’induction de l’anesthésie à séquence rapide chez les patients à l’estomac plein [1], mais aussi dans le traitement des traumatismes crâniens graves ou de certains états de mal épileptique, a cessé d’être commercialisé par le laboratoire américain qui approvisionnait les établissements hospitaliers français. Or, aucun autre produit ne permet, dans les indications du thiopental, d’assurer une sécurité équivalente au patient.

Le laboratoire a prévenu l’Afssaps de l’arrêt de la commercialisation de ce produit peu coûteux, 6 mois en amont de l’échéance, selon les dispositions prévues par le Code de la Santé (article L51246). Cependant, l’agence, qui a le pouvoir d’autoriser ou de suspendre des autorisations de mise sur le marché (AMM), ne dispose d’aucun moyen de contraindre un laboratoire à la commercialisation ou à la production d’un produit. Si dans un premier temps, le recours à un laboratoire allemand a permis d’éviter de justesse la pénurie, l’ampleur de la demande a nécessité, très vite, d’avoir recours à un fabricant de génériques, allemand lui aussi.

Selon la SFAR, d’autres médicaments sont aussi concernés par le risque de rupture de stock, comme la lidocaïne adrénalinée, dont la production par le laboratoire détenteur de la marque commerciale cesse : ce produit utilisé pour les péridurales, notamment lors des accouchements, ou encore les anesthésies locales ou locorégionales, fait partie de l’arsenal quotidien des professionnels de santé, dont les anesthésistes‐réanimateurs. Autre exemple, le propofol, un agent anesthésique au prix dérisoire (moins de 1 € l’ampoule) qui a révolutionné l’anesthésie générale (utilisé dans 90 % de ces actes) et contribue à la sécurité des patients.

La SFAR souligne que le dénominateur commun de ces ruptures de stocks semble être le faible prix des produits concernés, voire peut‐être, une très faible rentabilité de leur production et de leur commercialisation. Les anesthésistes‐réanimateurs de la SFAR sont inquiets pour les 8 millions de patients qu’ils prennent en charge, chaque année, et pour les millions d’autres qui auront besoin de médicaments ayant les mêmes caractéristiques et utilisés en chirurgie, dermatologie, dentisterie et soins d’urgence.

Les anesthésistes‐réanimateurs de la SFAR appellent leurs collègues professionnels de santé mais aussi les patients à être vigilants « afin de réagir en amont d’une nouvelle crise et d’éviter une dégradation de la qualité des soins préjudiciable à tous ».

Source : SFAR








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