Edition du 13-08-2022

Médicaments: un mésusage fréquent chez les personnes âgées

Publié le jeudi 3 mai 2012

Des chercheurs de l’Inserm ont fait le point dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à partir des données de remboursement de l’Assurance maladie et publié leurs résultats dans la Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique. Un nombre important de personnes âgées prennent trop de traitements ou des médicaments inappropriés, avec des risques d’effets indésirables graves pouvant aller de la chute à l’hémorragie digestive.

Les personnes âgées présentent des changements physiologiques liés à l’âge dont il faut tenir compte au moment de la prescription d’un médicament ; modification de l’absorption et de l’excrétion de la molécule, pathologies multiples, etc. Ces modifications les rendent plus vulnérables à certains traitements. Or, ces personnes reçoivent souvent un nombre important de médicaments en raison d’un état de santé qui tend à se dégrader. En France, la moyenne est de cinq molécules différentes par jour chez les plus de 80 ans.

Mieux évaluer les pratiques

Cet usage entraîne des situations à risque, voire des accidents chez un certain nombre de patients. Près de 3,6% des hospitalisations sont liées à un mauvais usage des médicaments, toute population confondue, avec un taux accru chez les séniors. A ce titre, la Haute Autorité de Santé a mis en place en 2006 un programme d’amélioration de la prescription chez le sujet âgé afin de diminuer ces risques, de favoriser le bon respect des traitements et d’éviter les prescriptions inutiles. Pour évaluer les pratiques dans le temps et l’efficacité de la prévention, des indicateurs sont aujourd’hui nécessaires. Les données de remboursement de l’Assurance maladie pourraient constituer l’un de ces indicateurs. Des chercheurs de l’Inserm l’ont évalué dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Connaître la consommation médicamenteuse chez les plus de 70 ans

Les chercheurs se sont intéressés aux patients de 70 ans et plus et ont analysé la prise de plusieurs classes de médicaments pouvant présenter un danger potentiel : les psychotropes, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les anti-vitamines K et les antiagrégants plaquettaires. Pour cela, l’Assurance maladie a fourni les données de remboursement pour ces médicaments chez les patients âgés. Cela ne présage pas de leur consommation réelle, mais d’une utilisation très probable. Les auteurs ont ensuite étudié plusieurs situations à risque comme l’excès de traitements, les prescriptions inappropriées ou encore l’absence de coprescriptions nécessaires.

Un mésusage fréquent chez les personnes âgées

Les résultats montrent que parmi les prescriptions potentiellement inadaptées, l’absence de coprescription d’un protecteur gastrique avec un anti-inflammatoire non stéroïdien est très fréquente (28,1 %), ainsi que les traitements au long cours par benzodiazépines (21,5 %), la prescription de benzodiazépines à demi-vie longue plus lentes à s’éliminer (14,9 %) ou encore les traitements au long cours par AINS (11,6 %). Ces derniers peuvent provoquer des hémorragies digestives notamment après 65 ans. La prise doit donc être ponctuelle pour soulager une douleur et doit impérativement s’accompagner d’un protecteur gastrique, apparemment oublié dans plus de 28 % des ordonnances.

Quant aux benzodiazépines, elles sont souvent utilisées en cas d’anxiété et de dépression. Ces molécules s’accumulent davantage dans l’organisme avec l’âge et entraînent un risque accru de chute aux conséquences souvent graves chez la personne âgée.

Globalement, les auteurs notent que ces prescriptions potentiellement inadaptées augmentent significativement avec l’âge, sont plus élevés chez les femmes et les personnes souffrant d’affection de longue durée mais sont de fréquence variable au sein des départements étudiés.

Source : Inserm

Jardin et coll. Prescriptions médicamenteuses potentiellement inadaptées chez les personnes âgées : une étude en Provence-Alpes-Côte d’Azur à partir des données de remboursements de l’Assurance maladie. Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique 60 (2012) 121–130








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