Edition du 18-01-2021

Vaccin H1N1: les médecins généralistes sont furieux

Publié le vendredi 8 janvier 2010

Pas contents les médecins ! Et pour cause : ils devront aller eux-mêmes chercher les doses dans les centres de vaccination pour vacciner leurs patients, et seront rémunérés 6,60 euros par injection si l’acte n’est pas pratiqué dans le cadre d’une consultation. Abracadabrantesque ?

 Même si Roselyne Bachelot leur a tendu la main en les autorisant à vacciner dans leurs cabinets, la vaisselle est bien cassée : la brouille entre le ministère de la Santé et les médecins de ville est bien loin de s’éteindre. Après bien des atermoiements, et même le refus de les laisser vacciner en ville -sans pour autant renoncer aux réquisitions-, le ministère de la Santé a fini (ou presque) par se rendre à la raison : tous les médecins qui le souhaitent, généralistes ou spécialistes, pourront vacciner leurs patients à partir du 12 janvier.

Les médecins ont donc gagné, mais il s’agit bien d’une victoire à la Pyrrhus. Et ils l’ont bien compris. Il faut bien avouer que, du point de vue du modus operandi, on reste dans la tradition : c’est bien chichiteux tout ça. Qu’on en juge ! Les praticiens candidats devront aller eux-mêmes chercher les doses dans un centre de vaccination. Le ministère juge que l’on ne peut pas faire autrement car les  doses sont conditionnées par boîtes de dix. Il n’est donc pas possible que les patients aillent eux-mêmes retirer le produit comme ils le font pour les vaccins contre la grippe saisonnière. Le président de la CSMF, le plus important des syndicats de médecins, le Dr Michel Chassang, estime pour sa part et non sans bon sens que les médecins n’auront pas le temps matériel d’aller les chercher. Les choses devraient s’arranger quand les doses seront disponibles dans un certain nombre de pharmacies, selon les mots de la ministre Roselyne Bachelot. Quant aux patients,  ils devront, en principe, se munir du bon envoyé par l’assurance-maladie. Dans la pratique, les médecins vaccineront tous ceux qui le souhaitent, y compris les patients qui n’ont pas de bon.

Mais les choses se gâtent au chapitre de la rémunération. Lorsqu’ils vaccineront dans le cadre d’une consultation, ils ne toucheront rien de plus que le tarif de base. S’ils veulent pratiquer des actes spécifiques, ils seront rémunérés 6,60 euros l’injection par l’assurance-maladie. Mais le patient ne paiera rien. Fureur des médecins qui estiment qu’il s’agit d’une « obole ».

Bref, entre les praticiens libéraux et l’Etat, c’est la rupture ou tout comme. Evidemment, le contexte des élections professionnelles prévues au printemps n’est pas propice au moindre arrangement : la négociation sur le renouvellement de la convention qui les lie à l’assurance maladie étant par ailleurs très mal engagée, on ne voit pas vraiment ce qui pourrait pousser les médecins de ville –qui se sont estimés humiliés d’avoir été tenus à l’écart de la phase 1 de la campagne de vaccination- à revenir dans les bras de la ministre. C’est même tout le contraire. Plus grave encore : du point de vue politique, la majorité semble avoir la mémoire courte. En 1997, au lendemain de la mise en place du Plan Juppé de maîtrise des dépenses d’assurance maladie, plan assorti de sanctions financières malhabiles et inapplicables envers les médecins qui prescrivaient trop, la droite avait essuyé une sacrée défaite aux élections législatives, amenant la gauche au pouvoir pour cinq ans. Il se disait alors que, pour se venger d’avoir été ainsi maltraités, les médecins de ville avaient invité leurs patients à sanctionner le gouvernement sortant. A quelques deux mois des élections régionales, la droite doit-elle craindre que l’Histoire lui repasse une deuxième fois le même plat ?

Hervé Karleskind © www.hkconseils.com








MyPharma Editions

DBV Technologies : des avancées règlementaires sur Viaskin™ Peanut pour les enfants âgés de 4 à 11 ans

Publié le 15 janvier 2021
DBV Technologies : des avancées règlementaires sur Viaskin™ Peanut pour les enfants âgés de 4 à 11 ans

DBV Technologies a annoncé la réception de réponses écrites de la part de la Food and Drug Administration (FDA) américaine aux questions figurant dans la demande de réunion de type A que la société a présenté en octobre 2020. La demande de réunion de type A a été formulée suite à la réception par la société d’une Lettre de Réponse Complète (CRL) en lien avec sa demande de licence de produits biologiques (BLA) pour Viaskin™ Peanut (DBV712), un patch épicutané expérimental, non invasif, à prise quotidienne unique, visant à traiter l’allergie aux arachides chez les enfants âgés de 4 à 11 ans.

Erytech : recrutement du 1er patient dans une étude de phase 1 conduite par un investigateur avec eryaspase dans le traitement de 1ère ligne du cancer du pancréas

Publié le 15 janvier 2021
Erytech : recrutement du 1er patient dans une étude de phase 1 conduite par un investigateur avec eryaspase dans le traitement de 1ère ligne du cancer du pancréas

Erytech Pharma, société biopharmaceutique de stade clinique qui développe des thérapies innovantes en encapsulant des médicaments dans les globules rouges, a annoncé le recrutement du premier patient dans une étude clinique de phase 1, nommée rESPECT, conduite par un investigateur (IST), avec son produit phare, eryaspase, dans le traitement en première ligne du cancer du pancréas.

Biogen lance une étude en collaboration avec Apple pour développer des biomarqueurs digitaux

Publié le 15 janvier 2021
Biogen lance une étude en collaboration avec Apple pour développer des biomarqueurs digitaux

Biogen, entreprise pionnière en neurosciences, a annoncé une nouvelle étude en ligne, en collaboration avec Apple, pour étudier comment mieux surveiller ses capacités cognitives et dépister tout déclin cognitif, y compris l’apparition de troubles cognitifs légers (TCL), grâce à son Iphone ou son Apple Watch.

Transgene : Gaëlle Stadtler nommée Directrice des Ressources Humaines

Publié le 15 janvier 2021
Transgene : Gaëlle Stadtler nommée Directrice des Ressources Humaines

Transgene, société de biotechnologie qui conçoit et développe des immunothérapies reposant sur des vecteurs viraux contre les cancers, a annoncé la nomination de Gaëlle Stadtler au poste de Directrice des Ressources Humaines. Gaëlle rejoint le Comité de Direction et rapportera directement à Hedi Ben Brahim, Président-Directeur général de Transgene.

Thérapie cellulaire : Bone Therapeutics et Rigenerand signent un partenariat

Publié le 14 janvier 2021
Thérapie cellulaire : Bone Therapeutics et Rigenerand signent un partenariat

Bone Therapeutics, société de biotechnologie spécialisée dans le développement de thérapies cellulaires innovantes répondant aux besoins médicaux non satisfaits en orthopédie et dans d’autres pathologies graves, et Rigenerand, société de biotech qui développe et fabrique des produits médicinaux pour des applications dans la thérapie cellulaire, principalement en médecine régénérative et en oncologie, ont annoncé la signature d’un premier accord pour un partenariat de développement de processus.

Sanofi investit plus de 60 millions d’euros sur son site de Sisteron

Publié le 14 janvier 2021
Sanofi investit plus de 60 millions d’euros sur son site de Sisteron

Sanofi a annoncé un investissement de plus de 60 millions dans une Unité de Lancement de Petits Volumes (ULPV) sur son site de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence, région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Sanofi va ainsi créer un nouveau centre d’Accélération des Lancements et d’Innovation dans le domaine de la chimie destiné à anticiper le lancement des nouveaux principes actifs pharmaceutiques.

COVID-19 : Valneva en discussions avancées avec la Commission Européenne pour fournir jusqu’à 60 millions de doses de son candidat vaccin inactivé

Publié le 13 janvier 2021
COVID-19 : Valneva en discussions avancées avec la Commission Européenne pour fournir jusqu’à 60 millions de doses de son candidat vaccin inactivé

Valneva, société spécialisée dans les vaccins contre les maladies infectieuses générant d’importants besoins médicaux, a annoncé aujourd’hui être en discussions avancées avec la Commission Européenne (EC) pour la fourniture d’un maximum de 60 millions de doses de son candidat vaccin contre la COVID-19, VLA2001. VLA2001 est actuellement le seul candidat vaccin à virus inactivé contre la COVID-19 en développement clinique en Europe.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents