Edition du 01-12-2020

Automédication: les chiffres 2012 du marché français

Publié le vendredi 30 novembre 2012

Selon IMS Health, l’automédication représente aujourd’hui 6 % du chiffre d’affaires des officines en France. Ce segment des médicaments achetés sans ordonnance (produits remboursables ou non) connaît une forte dynamique avec une progression de 4,7 % en 2012. En termes de classes thérapeutiques, la plus forte hausse est enregistrée sur les antalgiques avec 9,2%, suivis par les produits destinés aux voies respiratoires, en hausse de +6 %.

Si le marché officinal global reste relativement stable, en légère régression sur l’année 2012 avec une valeur en cumul annuel de 35 milliards d’euros, « cette involution est avant tout due aux médicaments de prescription médicale obligatoire », note Pascal Voisin, Directeur OTC chez IMS Health.

Heureusement, d’autres segments de l’économie officinale sont plus dynamiques. Le marché du « sans-AMM » connaît ainsi une forte dynamique depuis deux ou trois ans. Avec une progression de 4 % en 2012, ce segment représente aujourd’hui 16 % de l’ensemble du chiffre d’affaires des officines (contre 14 % en 2009).

Le marché de l’OTC, composé de médicaments non remboursables (OTC stricts) ou remboursables (semi-éthique : prescription médicale facultative), a progressé de 1,5 % en 2012 et représente aujourd’hui 15 % du marché de l’officine, soit le même poids global que le sans-AMM.

Le cumul du sans-AMM et de l’OTC représente donc un tiers du marché officinal, avec une dynamique de croissance cumulée de 2,5 %.

Le marché français de l’OTC : plus élevé que celui des pays voisins

Si l’on compare le marché français de l’OTC avec nos voisins italiens, allemands et belges, on observe que le prix public moyen français est le plus faible, mais la dépense par an et per capita est plus élevée qu’en Italie et en Allemagne : 76 euros per capita en France, contre 62 euros en Allemagne et 35 euros en Italie. Mais l’offre aux patients, en nombre de références, est plus importante en France qu’en Italie (2 600 références en Italie, contre 3 400 en France et 12 000 en Allemagne).

Les progressions les plus fortes sont observées sur les produits destinés aux voies respiratoires (+6 %) et les antalgiques (+9,2 %). Ces deux classes concentrent 45 % du marché. « Mais l’évolution est portée par l’ensemble des domaines thérapeutiques, car neuf sont en progression sur les dix premiers », souligne Pascal Voisin, qui ajoute que « les déremboursements sont un des éléments de la dynamique, mais pas l’unique moteur, car même les marchés dans lesquels il n’y a pas de déremboursements progressent. »

Les entreprises françaises : leaders dans l’automédication

Au niveau des acteurs, peu de changements au cours des dernières années. Plusieurs entreprises françaises conservent leur leadership dans l’automédication. Sanofi contrôle près de 12 % de ce marché, devant BMS-Upsa, Boiron, Johnson&Johnson, Bayer, Pierre Fabre. « Les stratégies restent globalement grand public », observe Pascal Voisin. « Elles misent à la fois sur la force du circuit de distribution officinal et sur la communication auprès du grand public. »

En termes de marques, Doliprane (Sanofi) conserve une part de marché de 4,3 %. Puis viennent des marques autorisées à communiquer auprès du grand public : Humex, Nurofen, Efferalgan, Oscillococcinum, Strepsils. « Les cinq marques qui viennent après Doliprane ont des stratégies mixtes de communication vers le grand public et/ou de marque ombrelle », relève Pascal Voisin.

L’automédication : plus forte dans les zones de passage et touristiques

Grâce à treize types d’officines distingués par IMS Health, il est possible de comparer et d’objectiver les évolutions en fonction notamment des secteurs géographiques. On observe une forte progression de l’automédication sur les zones dites de passage (centres commerciaux essentiellement) et zones touristiques. Alors que la part de marché moyenne de l’automédication à l’officine est de 6 %, elle monte à 10 % dans les pharmacies de zones touristiques et 15 % dans les pharmacies de passage. De même, la dynamique de progression du CA sur ce segment est plus forte. Alors qu’elle est de 4,7 % au niveau national, elle s’établit à 5,2 % dans les pharmacies de passage et 6,2% dans les zones touristiques, contre 3,7 % dans les pharmacies de centre ville.

Source  : IMS Health – Analyse et perspectives du marché français de l’automédication








MyPharma Editions

LEO Pharma : Karine Duquesne nommée au poste de Directrice Générale France

Publié le 1 décembre 2020
LEO Pharma : Karine Duquesne nommée au poste de Directrice Générale France

LEO Pharma a annoncé la nomination de Karine Duquesne, en tant que Directrice Générale France, à compter du 1er décembre 2020. Elle succède ainsi à Nuno Bras qui a pris la direction de LEO Pharma Iberia.

Abivax achève le recrutement de l’étude d’induction de phase 2b d’ABX464 dans la rectocolite hémorragique

Publié le 1 décembre 2020
Abivax achève le recrutement de l'étude d'induction de phase 2b d'ABX464 dans la rectocolite hémorragique

Abivax, société de biotechnologie au stade clinique qui mobilise le système immunitaire afin de développer de nouveaux traitements contre les maladies inflammatoires, le cancer et les maladies virales, a annoncé avoir achevé le recrutement pour son étude d’induction de Phase 2b avec son candidat médicament phare ABX464 pour le traitement des patients atteints de la rectocolite hémorragique modérée à sévère (RCH).

Genopole ouvre un nouvel appel à candidatures pour Shaker, son tremplin Science & Business

Publié le 1 décembre 2020
Genopole ouvre un nouvel appel à candidatures pour Shaker, son tremplin Science & Business

Situé à Evry-Courcouronnes (Essonne – Ile de France), Genopole, biocluster de tout premier plan en France, annonce le lancement d’un appel à candidatures pour son dispositif Shaker. Unique en France, Shaker est un tremplin à double détente, scientifique et entrepreneuriale, qui guide les projets biotech innovants sur le chemin de la création d’entreprise.

Recherche biomédicale : création de l’Ecole de l’Inserm-Pfizer Innovation France

Publié le 1 décembre 2020
Recherche biomédicale : création de l’Ecole de l’Inserm-Pfizer Innovation France

L’Inserm et le fonds de dotation Pfizer Innovation France ont annoncé la création d’un dispositif de formation à la recherche en biologie/santé à destination des élèves des écoles d’ingénieurs : l’École de l’Inserm-Pfizer Innovation (EIPI). Née de ce partenariat, l’EIPI alliera modules d’enseignement et soutien financier pour la réalisation d’une thèse de doctorat par des élèves désireux d’enrichir leur formation initiale par une spécialisation dans le domaine de la santé.

Yposkesi : Brian Mullan nommé directeur de l’innovation, du développement analytique et des procédés

Publié le 30 novembre 2020
Yposkesi : Brian Mullan nommé directeur de l'innovation, du développement analytique et des procédés

Yposkesi, un CDMO (Contract Development and Manufacturing Organization) leader sur son marché, offrant un accès privilégié et une capacité dédiée pour la production de vecteurs viraux aux normes BPF, a annoncé la nomination de Brian Mullan, PhD, au poste de directeur de l’innovation, du développement analytique et des procédés.

Sanofi : feu vert de l’UE pour Dupixent® dans la dermatite atopique sévère de l’enfant âgé de 6 à 11 ans

Publié le 30 novembre 2020
Sanofi : feu vert de l'UE pour Dupixent® dans la dermatite atopique sévère de l’enfant âgé de 6 à 11 ans

Sanofi vient d’annoncer que la Commission européenne (CE) a étendu l’autorisation de mise sur le marché de Dupixent® (dupilumab) dans l’Union européenne (UE) aux enfants âgés de 6 à 11 ans présentant une forme sévère de dermatite atopique et nécessitant un traitement systémique. Dupixent est le seul médicament systémique approuvé dans l’UE pour le traitement […]

AB Science soutenu par la BEI dans son programme de développement Covid-19

Publié le 30 novembre 2020
AB Science soutenu par la BEI dans son programme de développement Covid-19

AB Science et la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la banque de l’Union Européenne, ont annoncé la signature d’un accord de prêt d’un montant global de 15 millions d’euros. Le Prêt Covid-19 permettra à AB Science de financer le programme de développement clinique évaluant le masitinib dans le traitement de la Covid-19.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents