Edition du 16-05-2021

Agressions de médecins : augmentation spectaculaire en 2010

Publié le mercredi 30 mars 2011

Avec 920 déclarations pour 2010, l’Observatoire de la sécurité du Conseil national de l’Ordre des médecins enregistre une hausse sans précédent des actes de violences envers les praticiens. Le CNOM annonce la signature prochaine d’un partenariat avec les ministères de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé pour mettre en place des solutions concrètes en faveur de la protection et la sécurité des médecins.

Malgré les actions déployées pour prévenir le nombre d’agressions subies par les médecins, les résultats de l’Observatoire de la sécurité 2010 montrent une hausse importante du nombre de violences à leur égard (920 en 2010 contre 512 en 2009). Le taux de victimisation de l’année 2010 (0,46) a ainsi doublé par rapport à celui de 2009 (0,26). Il s’agit de la hausse la plus conséquente depuis le pic de 2007 qui révélait 837 agressions, pour un déficit de dépôt de plaintes toujours aussi inquiétant.

Concernant la nature des actes, le CNOM constate une hausse du taux d’agressions verbales (63% 2010 contre 57% en 2009), qui représentent le premier caractère de sinistralité. De même, avec un taux de 25%, les vols à l’encontre des médecins connaissent une légère hausse et constituent toujours la deuxième cause d’agressions. En revanche, on peut dénoter une baisse des agressions physiques (13% en 2010 contre 16% en 2009), tandis que les incidents en centre-ville ont été multipliés par deux (461 en 2010 contre 230 en 2009).

Les femmes médecins davantage victimes d’agressions
Les résultats dévoilent que les généralistes restent les plus touchés par l’insécurité, représentant 62% des médecins agressés. Un résultat lourd de sens lorsque l’on sait que la population des généralistes compte pour la moitié des médecins. Les spécialistes les plus affectés par les agressions sont des ophtalmologistes, des médecins du travail et des psychiatres. Par ailleurs, les résultats démontrent une augmentation du nombre de femmes médecins victimes d’agressions (43% en 2010 contre 37% en 2009).

Parmi les facteurs expliquant les agressions à l’égard des médecins, le reproche d’une mauvaise prise en charge, les tentatives de vols ou encore le refus de prescription et un temps d’attente jugé excessif sont les causes les plus citées.

Depuis ces quatre dernières années, le département de la Seine Saint-Denis reste en tête des déclarations d’incidents, comptant 79 des 920 déclarations recensées par l’étude, contre 54 des 512 déclarations en 2009. Ce département est suivi de près par le Nord, qui connait un pic de sinistralité important (70 en 2010 contre 22 en 2009), le Val d’Oise (49), l’Isère (39), le Val de Marne (35) et le Rhône (34).

L’ensemble de ces facteurs est fortement susceptible d’avoir des conséquences négatives sur l’installation des médecins en secteur libéral et au sein des territoires sensibles, au détriment de l’accès aux soins des patients.

Des mesures rapides pour la sécurité des médecins
Michel Legmann, Président du CNOM, annonce la signature prochaine d’un partenariat entre le CNOM et les ministères de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé, afin d’adopter des mesures concrètes pour assurer la sécurité des médecins, parmi lesquelles :

– L’extension de l’Observatoire de la sécurité à l’ensemble des professions de santé à Ordre, afin d’apprécier la problématiques dans sa globalité
– Des relations renforcées entre les institutions ordinales et les services de sécurité publique pour favoriser la mise en œuvre des dispositions légales prévues pour les agressions dont sont victimes les professionnels de santé dans leur exercice.
– Permettre un contact direct entre les médecins exerçant dans des zones affichant un nombre d’incidents importants et le Secrétariat d’Etat-major (un fonctionnaire et un numéro de téléphone dédiés) , pour accélérer les procédures de dépôt de plainte
– La mise à disposition pour les médecins d’un boitier de géolocalisation, permettant de détecter et localiser le professionnel venant de subir une agression.

Source : CNOM








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