Genfit : des données précliniques montrent qu’elafibranor empêche le développement de cancers liés à la NAFLD/NASH

Genfit : de nouvelles données précliniques montrent qu’elafibranor empêche le développement de cancers liés à la NAFLD/NASHGenfit, société biopharmaceutique engagée dans la découverte et le développement de solutions thérapeutiques et diagnostiques dans le domaine des maladies métaboliques et inflammatoires touchant notamment la sphère hépato-gastroentérologique, a annoncé de nouveaux résultats précliniques qui indiquent qu’elafibranor possède une activité anti-tumorale dans le contexte du carcinome hépatocellulaire (CHC) induit par la NAFLD/NASH.

Il est généralement admis que les patients atteints de NAFLD/NASH sont particulièrement à risque de développer un CHC, le cancer primitif du foie le plus courant, qui est associé à un taux de mortalité élevé. La prévalence du CHC induit par la NAFLD/NASH est en hausse à l’échelle mondiale et deviendra à terme, selon les estimations, le type de CHC le plus fréquent, surpassant ceux causés par les hépatites virales et la cirrhose alcoolique. De plus, de nombreux rapports indiquent que le CHC induit par la NASH peut se développer dès les stades pré-cirrhotiques de la maladie, ce qui souligne l’importance de traiter la NASH aux stades précoces. Au regard de la complexité de la maladie, il serait particulièrement bénéfique qu’une nouvelle thérapie contre la NASH cible plusieurs caractéristiques pathologiques de la maladie, incluant la résolution de la NASH sans aggravation de la fibrose, la protection cardiovasculaire, et la réduction du risque de développement d’un CHC.

L’action d’elafibranor sur le développement tumoral a été analysée dans des études de preuves de concept dans différents modèles de NASH. Le nombre de nodules néoplasiques qui se sont développés chez les souris exposées à un régime alimentaire induisant la NASH a été réduit de manière significative chez les souris ayant reçu elafibranor. De plus, l’administration d’elafibranor chez les souris chez qui l’on induit le développement d’une NASH et de tumeurs hépatiques – y compris le CHC – a permis de prévenir l’apparition de tumeurs du foie se caractérisant par la destruction totale de l’architecture naturelle du foie.

En sus de ces études in vivo, elafibranor a démontré une action cytostatique dans 22 lignées cellulaires tumorales humaines avec un effet d’inhibition maximal compris entre 41% et 90%.

Le Professeur Sven Francque, Chef du département de gastroentérologie et d’hépatologie de l’Hôpital Universitaire d’Anvers, Belgique, a commenté : « Le CHC est une réelle préoccupation pour les patients NASH parce qu’il peut se développer dès les stades pré-cirrhotiques de la maladie. On estime que les taux de carcinome hépatocellulaire aux États-Unis augmenteront de manière exponentielle, ce qui est – dans certains cas – attribuable à un nombre croissant de cirrhoses NASH, mais les observations tendent également à montrer que la NAFLD peut aboutir à la carcinogenèse hépatique via un mécanisme indépendant. Le taux d’incidence annuel de développement du CHC chez des patients atteints de cirrhose induite par la NASH n’est pas clairement établi, avec un taux moyen estimé à 2.6%, mais des taux allant jusqu’à 12.8% ont été rapportés. Il est donc réellement crucial de trouver des médicaments qui répondent à ce besoin essentiel et non satisfait. »

Dean Hum, Directeur Général Adjoint, et Directeur Scientifique de GENFIT, a ajouté : « Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour évaluer elafibranor dans le contexte de la réduction du risque de développer un CHC, tout en traitant la NASH. Bien que la cirrhose NAFLD/NASH soit un facteur de risque indépendant dans le développement du CHC, les patients atteints de NASH pré-cirrhotique ont également un risque plus important de développer un CHC que les patients NAFL atteints de stéatose simple. »

Source : GENFIT