Edition du 21-02-2019

Ministère de la Santé : qui remplacera Roselyne Bachelot ?

Publié le vendredi 5 novembre 2010

Aussi étrange que cela puisse paraître, le maroquin de Roselyne Bachelot, ministre sortante de la Santé, suscite encore des convoitises. Et pourtant, la tâche n’est pas facile et pour tout dire, mortifère. La liste des ministres de la Santé tombés au champ d’honneur est longue. A la faveur du prochain remaniement -quel feuilleton !-, qui peut remplacer Roselyne Bachelot ? Tour d’horizon.

Le monde de la Santé va jouer au jeu des chaises musicales. Et pas seulement au ministère.  A l’Elysée aussi. Le départ, c’est une démission, du très influent Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, agite les esprits : depuis plus de trente ans, (il officiait déjà du temps de Raymond Barre, Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing), Raymond Soubie est le chef d’orchestre social des gouvernements de droite. On lui doit la quasi totalité des plans de réforme de l’assurance maladie (à l’exception du Plan Juppé), et il est bien sûr l’architecte de la réforme des retraites. Son départ est motivé par sa volonté de retourner dans le privé.  Autre changement attendu, le départ de Noël Renaudin, patron du CEPS (Comité économique des produits de santé) figure historique et bougonne de cette institution, également connu pour les superbes figurines qu’il confectionne avec les journaux pendant les conférences de presse… Atterrissage prévu au collège de la Haute autorité de santé (HAS). C’est d’ailleurs là que se dessine un autre changement de tête : le patron, Laurent Degos, cèderait sa place à la fin de l’année à Didier Houssin, actuel directeur de la DGS (Direction générale de la santé).

Tous ces changements sont bien entendu subordonnés à l’arrivée du nouveau (ou de la nouvelle) ministre de la Santé. La mieux placée, de l’avis général, est Elisabeth Hubert, médecin généraliste, ancienne députée ee Loire atlantique : elle est actuellement chargée d’une mission sur la « médecine de proximité » commandée par l’Elysée dans le but de recoller la vaisselle cassée avec les médecins libéraux qui auront, sans nul doute possible, obtenu le scalp de Roselyne Bachelot. Cacique de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), le principal syndicat de médecins, Elisabeth Hubert a déjà été ministre de la Santé dans le premier gouvernement Juppé. Elle en avait été virée sans ménagement à l’automne 1995, au moment où le Premier ministre d’alors, Alain Juppé, avait lancé son fameux plan de redressement des comptes de l’assurance maladie et des retraites (déjà…).  Avantages : elle connaît parfaitement le dossier, les médecins l’apprécient . Inconvénients : elle parle dru, et passe pour avoir un caractère bien trempé. Ses rapports avec Frédéric van Roekeghem, l’inamovible patron de la CNAMTS, risquent d’être pour le moins électriques, surtout au moment de l’entrée en vigueur du C à 23 euros.  Autre nom cité, celui de Nathalie Kosciusko-Morizet, actuellement secrétaire d’Etat au Développement numérique. Une hypothèse jugée peu probable : elle est inconnue ou presque du monde de la santé, un monde pas facile qui peut vite devenir un enfer. Et comme il faut toujours un outsider, reparlons de Philippe Douste-Blazy qui s’ennuie aux Nations-Unies et qui ferait volontiers un come-back pour un troisième séjour avenue Duquesne. Les médecins libéraux l’apprécient, il sait très bien faire passer les potions amères, et serait tout à fait à même de jouer les « Monsieur Bons Offices » avec les praticiens de ville qui n’ont toujours pas gobé d’avoir été évincés du dispositif vaccinal dans la calamiteuse affaire de la grippe A/H1N1. Pour clore cet épisode du long feuilleton du remaniement,  citons ceux (rares…) qui pensent que Roselyne Bachelot pourrait rempiler. Hypothèse très peu vraisemblable : l’actuelle ministre a été blacklistée de l’université d’été de la CSMF, un événement sans précédent. Autant dire tout de suite que, si Nicolas Sarkozy cherche à se réconcilier avec les médecins, il n’aura pas fait le bon choix.

Hervé Karleskind








MyPharma Editions

Médicaments innovants : France Biotech se félicite de procédures accélérées en matière d’essais cliniques

Publié le 21 février 2019
Médicaments innovants : France Biotech se félicite de procédures accélérées en matière d'essais cliniques

La décision de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) de réduire les délais d’instruction des demandes d’essais cliniques pour les MTI (médicaments de thérapie innovante), constitue une excellente nouvelle pour l’innovation médicale française et les patients.

AlzProtect, sur les rails d’une entrée en phase 2 pour 2019, pour son candidat médicament l’AZP2006

Publié le 20 février 2019
AlzProtect, sur les rails d’une entrée en phase 2 pour 2019, pour son candidat médicament l’AZP2006

AlzProtect, société biopharmaceutique engagée dans le développement de médicaments pour le traitement de la maladie d’Alzheimer, a annoncé aujourd’hui avoir terminé avec succès son étude sur l’effet de prise de nourriture pour son candidat médicament AZP2006.

Neuraxpharm France : Pierre Hervé Brun nommé nouveau directeur général

Publié le 20 février 2019
Neuraxpharm France : Pierre Hervé Brun nommé nouveau directeur général

Neuraxpharm France, filiale française du groupe Neuraxpharm, leader européen du traitement des troubles du système nerveux central (SNC), a annoncé aujourd’hui la nomination du Docteur Pierre Hervé Brun au poste de directeur général.

Néovacs : deux nominations au sein de son comité exécutif

Publié le 20 février 2019
Néovacs : deux nominations au sein de son comité exécutif

Néovacs, société spécialisée dans les vaccins thérapeutiques ciblant le traitement des maladies auto-immunes, inflammatoires et certains cancers, a annoncé avoir procédé à deux nominations au sein de son équipe de direction. Vincent Serra est nommé Directeur Scientifique (CSO) et Valérie Salentey, Responsable des Affaires Règlementaires.

Pénuries de médicaments : le Leem présente son plan d’actions

Publié le 19 février 2019
Pénuries de médicaments : le Leem présente son plan d’actions

Le Leem a présenté, mardi 19 février, un plan d’actions pour réduire les ruptures d’approvisionnement des médicaments les plus indispensables pour les patients. Ce plan d’actions s’inscrit dans la lignée des recommandations de la mission d’information du Sénat sur les pénuries de médicaments et de vaccins dont les conclusions ont été rendues le 2 octobre 2018. Elaboré avec les industriels du médicament, ce plan concerne l’ensemble des acteurs de la chaîne. Il se décline en 6 axes opérationnels.

Ceva : changements au sein de la direction industrielle et supply chain et de la direction de l’innovation et de la R&D

Publié le 19 février 2019
Ceva : changements au sein de la direction industrielle et supply chain et de la direction de l'innovation et de la R&D

Alors que Ceva Santé Animale finalise son nouveau plan stratégique 2020-2025, le laboratoire biopharmaceutique vétérinaire a récemment annoncé des changements importants au sein de son équipe de direction.

L’ANSM rend un avis favorable pour une ATU de cohorte pour le larotrectinib

Publié le 18 février 2019
L’ANSM rend un avis favorable pour une ATU de cohorte pour le larotrectinib

La Commission d’évaluation initiale du rapport entre les bénéfices et les risques de l’ANSM s’est prononcée le 31 janvier 2019 en faveur de la demande d’Autorisation temporaire d’utilisation de cohorte (ATUc) pour le larotrectinib, dans l’indication du Traitement des patients adultes et pédiatriques atteints de tumeurs solides localement avancées ou métastatiques présentant une fusion NTRK (Neurotrophic Tyrosine Receptor Kinase) réfractaires aux traitements standards ou en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents

L'application Iphone MyPharma Editions