Edition du 13-04-2021

Pas d’augmentation du risque de cancer avec Lantus selon une étude de la CNAMTS

Publié le mardi 24 juillet 2012

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publie les résultats d’une étude réalisée par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) dont « la principale conclusion est qu’il n’a pas été observé d’augmentation significative du risque de cancer avec la consommation d’insuline glargine ».

L’insuline glargine (Lantus) est notamment indiquée dans le diabète non insulinodépendant (dit de « type 2 »), lorsque celui-ci nécessite un recours à l’insuline. En 2009, la publication d’études observationnelles, évoquant un lien potentiel entre un traitement par Lantus et un risque de cancers, a amené l’Agence à placer ce médicament sous surveillance renforcée. En parallèle, elle a demandé à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) de réaliser une étude, dont le rapport final a été adressé au mois de juillet 2012 ; sa principale conclusion est qu’il n’a pas été observé d’augmentation significative du risque de cancer avec la consommation d’insuline glargine.

L’ANSM rappelle cependant que les recommandations de dépistage (1) du cancer du sein (2) et du cancer colo-rectal3 intéressent toute la population âgée de 50 ans ou plus et que, par conséquent, elles concernent la majorité des patients diabétiques de type 2, qu’ils soient ou non traités par insuline.

L’insuline glargine (Lantus) est indiquée dans le diabète de type 2 de l’adulte, de l’adolescent, et de l’enfant de plus de 6 ans. En effet, s’il est majoritairement traité par des mesures hygiénodiététiques associées à des antidiabétiques oraux, le diabète de type 2 (diabète non insulinodépendant) peut parfois nécessiter un recours à l’insulinothérapie.

En 2009, la publication de quatre études observationnelles européennes (4,5,6,7) aux résultats parfois contradictoires, a entraîné de vifs débats dans la communauté scientifique sur une possible relation entre un traitement par insuline humaine ou par analogues de l’insuline, en particulier Lantus, et le risque de survenue de tumeurs malignes chez les diabétiques de type 2.

Dans ce contexte, l’Agence a placé Lantus sous surveillance renforcée et a demandé à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) de réaliser une étude portant sur les données du Système national d’informations inter-régimes de l’assurance maladie (SNIIRAM) afin d’apporter des éléments de réponse à la question « La consommation d’insuline glargine augmente-t-elle le risque de survenue de cancer ? ». Cette étude de type cohorte historique exposés/non exposés a ainsi porté sur plus de 70 000 diabétiques de type 2 suivis en moyenne un peu moins de 3 ans. Elle a exclusivement investigué le risque de survenue de cancer lors d’un traitement par insuline basale (c’est-à-dire dont la durée d’action permet de couvrir les besoins de base de la journée) et elle n’a pas été conçue pour comparer l’insuline aux autres traitements antidiabétiques.

La CNAMTS a adressé en juillet 2012 le rapport final de cette étude à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dont l’intégralité des résultats est disponible dans le document en lien. Les principales conclusions de cette étude de cohorte sont :

 – il n’a pas été mis en évidence, durant la période d’observation, d’association significative entre la consommation d’insuline glargine et le risque de survenue de cancers, toutes localisations confondues.

– il n’a pas non plus été mis en évidence d’accroissement significatif du risque de survenue de cancer du sein, ni pour aucune des autres localisations également étudiées (prostate, côlon/rectum, foie, rein, vessie, poumons, cavité buccale ou pharynx).

La recherche d’un éventuel sur-risque de cancer lors d’expositions prolongées à Lantus a toutefois incité l’ANSM à demander à la CNAMTS de prolonger le suivi de cette cohorte pour disposer d’un historique plus long. Les résultats portant sur un suivi supplémentaire d’un an devraient être disponibles d’ici fin 2012.

Ces résultats seront d’autre part à mettre en perspective au niveau européen avec ceux d’autres études épidémiologiques demandées par l’EMA (Agence européenne du médicament) actuellement en cours d’évaluation ou en attente de soumission.

L’ANSM rappelle cependant que les recommandations de dépistage du cancer du sein et du cancer colo-rectal concernent toute la population âgée de 50 ans ou plus et que, par conséquent, elles concernent la majorité des patients diabétiques de type 2, qu’ils soient ou non traités par insuline.

1 Arrêté du 29 septembre 2006 relatif aux programmes de dépistage. JO du 21 décembre 2006
2 HAS. Recommandations en santé publique. La participation au dépistage du cancer du sein des femmes de 50 à 74 ans en France. Novembre 2011
3 HAS. Rapport d’orientation. Place des tests immunologiques de recherche de sang occulte dans les selles (iFOBT) dans le programme de dépistage organisé du cancer colorectal en France. Décembre 2008
4 Hemkens LG, Grouven U, Bender R et al. Risk of malignancies in patients with diabetes treated with human insulin or insulin analogues: a cohort study. Diabetologia 2009;52:1732-4
5 Colhoun HM; SDRN Epidemiology Group. Use of insulin glargine and cancer incidence in Scotland: a study from the Scottish Diabetes Research Network Epidemiology Group. Diabetologia 2009;52:1755-65
6 Currie CJ, Poole CD, Gale EA. The influence of glucose-lowering therapies on cancer risk in type 2 diabetes. Diabetologia 2009;52:1766-77
7 Jonasson JM, Ljung R, Talbäck M, Haglund B, Gudbjörnsdòttir S, Steineck G. Insulin glargine use and short-term incidence of malignancies-a population-based follow-up study in Sweden. Diabetologia 2009;52:1745-54 ANSM – Juillet 2012

La consommation d’insuline glargine augmente-t-elle le risque de survenue de cancer ? – Étude de cohorte sur 70 000 personnes réalisée à partir du SNIIRAM – Rapport CNAM (23/07/2012)

Source : Ansm








MyPharma Editions

AlgoTherapeutix nomme Edmund Harrigan et Scott Byrd à son Conseil d’Administration

Publié le 12 avril 2021
AlgoTherapeutix nomme Edmund Harrigan et Scott Byrd à son Conseil d’Administration

Fondée en 2018 pour inventer les traitements topiques de douleurs complexes, AlgoTherapeutix développe ATX01 dans les Neuropathies Périphériques Induites par la Chimiothérapie. Après la récente levée de fonds de Série A, et au moment où ATX01 entre en phase clinique de développement, AlgoTherapeutix renforce son Conseil d’Administration avec l’arrivée de deux éminents spécialistes du secteur.

Tollys : le Dr Amina Zinaï nommée directrice du développement clinique

Publié le 12 avril 2021
Tollys : le Dr Amina Zinaï nommée directrice du développement clinique

Tollys, une société biopharmaceutique qui développe le TL-532, la première immunothérapie anticancéreuse basée sur un agoniste synthétique spécifique du récepteur Toll-like 3 (TLR3), a annoncé la nomination du Dr Amina Zinaï en tant que directrice du développement clinique. Le Dr Nasser Azli conserve son poste de directeur médical.

Sanofi acquiert Tidal Therapeutics, une biotech spécialisée dans l’ARNm

Publié le 12 avril 2021
Sanofi acquiert Tidal Therapeutics, une biotech spécialisée dans l'ARNm

Sanofi vient d’annoncer l’acquisition de Tidal Therapeutics, société de biotechnologie spécialisée dans le développement préclinique d’agents thérapeutiques qui font appel à une technologie ARNm unique de reprogrammation in vivo des cellules immunitaires. Cette nouvelle plateforme technologique va accroître les capacités de recherche de Sanofi dans les domaines de l’immuno-oncologie et des maladies inflammatoires, et présente un fort potentiel d’application à d’autres maladies.

Calixar investit 1 million d’euros dans un pipeline de cibles à fort potentiel thérapeutique

Publié le 12 avril 2021
Calixar investit 1 million d’euros dans un pipeline de cibles à fort potentiel thérapeutique

Calixar, société de biotechnologie spécialisée depuis plus de 10 ans dans l’isolement de protéines membranaires natives et fonctionnelles, a annoncé investir un million d’euros dans la création d’un pipeline de cibles et d’antigènes à fort potentiel thérapeutique. Cet investissement stratégique, soutenu par Bpifrance, permettra à la société de devenir le partenaire incontournable et exclusif en cibles thérapeutiques natives et fonctionnelles (RCPGs, canaux ioniques, transporteurs, récepteurs, antigènes viraux, …) pour les industries pharmaceutiques et biotechnologiques.

Sanofi : des données cliniques intermédiaires valident le profil « non-alpha » de THOR-707, sa nouvelle IL-2 expérimentale

Publié le 9 avril 2021
Sanofi : des données cliniques intermédiaires valident le profil « non-alpha » de THOR-707, sa nouvelle IL-2 expérimentale

Sanofi a annoncé que les données intermédiaires d’un premier essai chez l’homme évaluant l’innocuité, l’activité thérapeutique et la dose maximale tolérable de THOR-707 (SAR444245), une interleukine-2 (IL-2) non-alpha hautement différenciée expérimentale, en monothérapie et en association avec un anti-PD-1, seront présentés dans le cadre d’une séance de posters de dernière minute au Congrès annuel de l’American Association for Cancer Research (AACR), qui comprendra des données supplémentaires mises à jour.

Microbiologie : dans les coulisses du site Merck à Molsheim avec la campagne Microbiotiful

Publié le 9 avril 2021
Microbiologie : dans les coulisses du site Merck à Molsheim avec la campagne Microbiotiful

Le groupe de sciences et technologies allemand Merck dispose de 11 sites d’activités en France, dont 7 de production. Son site de Molsheim en Alsace est le plus important en termes d’effectif et de chiffre d’affaires (le groupe a d’ailleurs annoncé en mars un nouvel investissement dédié de 25 millions d’euros). Il appartient à la branche Life Science, division dédiée au développement, à la production et à la commercialisation de produits et services pour l’industrie des sciences de la vie. Pour sensibiliser à ses métiers et valoriser son expertise, Merck France lance la campagne Microbiotiful.

Teva : AMM européenne pour Seffalair® Spiromax® et BroPair® Spiromax®

Publié le 8 avril 2021
Teva : AMM européenne pour Seffalair® Spiromax® et BroPair® Spiromax®

Teva Pharmaceuticals Europe a annoncé avoir reçu l’autorisation de mise sur le marché de l’UE pour Seffalair Spiromax et son homologue BroPair Spiromax (xinafoate de salmétérol/propionate de fluticasone, en doses de 12,75/100 et 12,75/202 microgrammes) comme traitement d’entretien de l’asthme chez les adultes et les adolescents de plus de 12 ans. Les premiers lancements sont prévus au Portugal, en Suisse, en Espagne et au Royaume-Uni.

Newsletter

Chaque lundi, notre newsletter gratuite

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER




MyPharma Editions
Recherche d'offres d'emploi
Fermer

Fermer

Les dernières offres d'emploi

Déposer votre cv Inscrivez-vous aux alertes emploi


Nominations

Documents